Petits bollandistes, XII. p
47. Thés. nov. anecdot., IIl, p. 1739. Abbé Darboy, Vie desaint Thomas Becktt, I, p. 360.
316 HISTOIRE DE LA CHARITÉ. TROISIÈME PARTIL CHAPITRE l*^*"
Saint Pierre II, archevêque de Tareniaise, f lit. constructeur et restaurateur d'hôpitaux, considéi'ant que les i*.-g g^j précèdent les moissons sont les plus durs à passer pour les pa^p^g cultivateurs, leur distribue alors de la soupe, du blé. Ses succ^. seurs continuent cette œuvre dite le pain de mai; elle se perpétue jusqu'à la Révolution : « Domus ejus omni tempore Xenodochium fuit, maxime tamen ante messem mensibus tribus, cum maxime soient, illis prœsertim in montibus, illis in rupibus, alimenta deficere'*^. »
Saint Julien, évêque de Guença (Espagne, •{•1207, dépense tous les revenus de son église en œuvres pies ; il gagne sa vie en travaillant de ses mains et parcourt chaque année son diocèse s'efforçant d'extirper les abus ^^.
Le Pape Innocent III, -j" 1216, consacre aux pauvres les dons offerts dans Téglise de Saint-Pierre, ainsi que la dîme de tous les revenus. Durant une disette, il entretient 8.000 indigents par jour, outre les distributions faites à domicile ; beaucoup de nécessiteux reçoivent 15 livres de pain chaque semaine (Cantu, Hist, univ,, XI, p. 75).
Saint Guillaume évêque de Saint-Brieuc -j- 1237, se regarde comme le père des pauvres; dans une famine il leur abandonne tous ses grains '^.
Le bienheureux PèreBerruyer, archevêque de Bourges, -j- 1261 , en visitant les hameaux ne manque jamais de relever les noms des malades, des infirmes, il les assiste ensuite avec libéralité [Petits Bolland., I, p. 242).
Saint Nicolas de Tolentino, de Vordre des Ermites de Saint- Augustin, -j- 1310, est d'une bienfaisance inépuisable; quêtant sans cesse pour les pauvres qu'il assiste dans leur demeure : « Visitabat libenter iniirmos et egentibus victum et necessaria procurabat ^*. »
Le cardinal Pierre de Luxembourg, -j- 1387, se réduit 5 lapau-
i8. Act. sanct. Bolland., Maii, t. II, vita, cap. II, § 6-li, p. 323-325.
49. Act. sanct. Bolland.^ Januarii, t. III, vita, cap. II, î5 4-7, p..')10.
50. Act. sanct. Hotland., Jtilii. t. VII, vita, § 3 et 4, p. 133-13 4.
51. Act. sanct. Bolland., Scplcmh., t. III, vita, cap. IV, p. 652 ; vita altéra, ^ p. 665.
AUMÔNES DU CLERGÉ, DES hÔpITAUX, DES PARtlCULIEHS 3l7
vreté en vue de secourir ceux qui manquent de tout. Après sa mort on trouve seulement 20 sols dans ses coffres [Petits Bolland,, Vin, p. 58).
Saint Laurent Justiniani, patriarche de Venise, -j- 1455, distribue surtout ses aumônes en nature, il s'occupe des pauvres honteux, et sous son inspiration, des femmes veuves, « d une vertu éprouvée », vont à la recherche des douleurs secrètes afin d'apporter, avec prudence, des soulagements efficaces [Aum. chrest,, op. cit., art. LXV, p. 839).
Quanta saint François de Paule, -j- 1507, il a toujours la charité dans l'esprit, dans le cœur, sur la langue et dans les mains. Les œuvres qu'il accomplit sont innombrables ^2.
Bien des laïques ne le cèdent en rien aux membres du clergé pour le soin des miséreux.
Sainte Mathilde, femme de Henri d'Allemagne, -j- 968, fait allumer de grands feux sur les places publiques lors des froids rigoureux. Le samedi dès la pointe du jour elle prépare ses distributions aux infirmes, aux indigents, elle panse leurs ulcères ^3.
Le roi Robert, -j- 1031, multiplie ses aumônes : « Ejus manus nunquam fuit vacua ^*. »
Saint Etienne, premier roi de Hongrie, -j- 1038, choisit souvent la nuit pour exercer sa charité , il prend plaisir à laver les pieds des pèlerins et à distribuer lui-même ses libéralités ^^.
Le saint roi Edouard III d'Angleterre, f 1066, ne refuse jamais les secours qui lui sont demandés au nom de saint Jean l'évangéliste, il se dépouille afin de soulager les indigents •»^.
Sainte Marguerite, reine d'Ecosse, -j- 1093, est entourée constamment en public d'une foule de veuves, d'orphelins, de malheureux. Ils remplissent son palais ; elle lave leurs pieds, leur donne à manger. Ses revenus ne peuvent suffire à ses largesses'''^.
52. Act.sanct. ^o/Lind., Aprilis,!. riXi, cap. III, .^ 23. p. 112. Processus, cap. Vlll, § 79, p. 134 ; cap. XI, § 107, p. 138 ; cap. XIIl, î5 137, p. 142.
53. Act.sancl. BollanJ., Marlii, t. II, vita : cap. III, J^ 13, p. 357.
54. Recueil des hist. des Gantes, t. VIII, Ext. Hist. Frodoardi, XXX, p. lU-115.
55. Ad. sanct. Bolland.. Septemb., t. ï. vita, cap. III, J^ 18, p. 568.
56. Act. sHTict. Bottand., Januar., t. I, vita^ cap. VII, § 24, p. 298.
57. Act. sanct. Bottand., Junii, t. II, vita, cap. III, § 17-25, p. 328-329.
Saint Ladislas I", autre roi de Hongrie, •{• 1096, prend soin de la subsistance des femmes ayant perdu leur mari, des enfants sans pafents. Au milieu d'un peuple encore idolâtre, sa maison reste Tasile de toutes les misères '^^.
Une fille de Pedro III d'Aragon, née en 1271, devenue reine de Portugal, fournit l'exemple de la plus vive bienfaisance, elle va chercher les pauvres dans les plus obscurs réduits. Un jour visitant une femme couverte de plaies, la compassion Tincité à embrasser cette infortunée, qui se trouve instantanément guérie ^^.
En France, Louis IX, qu'il ne faut jamais se lasser de citer, « sert trestous » les pauvres malades à genoux ; il a sans cesse des pauvres à sa table ; dès son jeune âge il a est piteux des pauvres et des souffreteux ^. »
Plus tard René d'Anjou, -j* 1480, réunit les jours de carême treize pauvres, après leur réfection, où il les sert de ses propres mains, il remet à chacun une pièce d'argent *'^
Son contemporain Charles le Téméraire dépense plus de vingt mille livres par an en aumônes : « Quand le duc doibt partir d'une ville, son aumosnierluy apporte par escrit ce dont il peut enquérir et sçavoir où bienfaicts et aumosncs sont bien employez, si comme de gens anciens, gens pauvres, prisonniers, femmes gisantes, orphelins, pauvres filles à marier, gens bruslez de feu,