‹ Histoire de la charitéChapitre 30 sur 112 · Ratzinger, op. cit., p · texte numérisé non relu

Ratzinger, op. cit., p

43. « Per le nutrici di campagna non era norroa determinata se non se dalle circostanze de' tempie dai bisogni del pic Luogo ■ (Buffini. op. cit.. p. 156^

43. « Giunti agli olto o dieci anni. maschi e femmine passavano in appositi ttabilimenti, per esservi inslruiti nelle arti meccaniche e nei lavori femminili. ponendoli c»si in grado di prowedere ai propri bisogni, prima di essere licenziati » '-h. Vilali. op. cit., p. 132; Buffini, op. cit., p. 63;. — « Necnon nutrimento pauperum innoccntium a patribus et matribus propriis dejectorum, quorum masculi in puericia, in artibus liberalibus, et femelle in diversis aliis artibus, prout aptiores videntur ad illas. imbuuntur juxta posse» Hosp. paup. .\urelianen.. 1430, P, Denifle, op. cit., \, n* 99, p. 29 ; Hosp. S. spirit. Bisunt. P. Denifle, op, cit., I, n* 799, p. 376). — « Et partus et infantes earum per nutrices educuntur et in variis aKibus pro ut apti sunt. instruuntur » (Aumônerie Saint>Clément de Nantes, L. Maître, op. cit., p. 19;. Voir aussi, bien qu'il s'agisse alors e.xclusivement d'orphelins, le manuscrit 11788 du Fonds français à la Rib. Nat., contenant le règlement de l'hôp. du Saint-Esprit en Grève. La seconde partie de ce document est datée de 1522, et la troisième partie a été ajoutée en 1537, mais elles se réfèrent à des coutumes beaucoup plus anciennes.

Il est partout de tradition que le pupille ne doit être rendu à la société qu'une fois en état de se suffire par son labeur, et de mener une vie honnête grâce aux principes déposés dans son cœur : « che ogni sollecitudine si adoperava per islruirli in qualche mestiere, per procurarloro sussistenza dopo Tospitalità, per informarne il cuore alla virtù » (Bufiini, op. cU,, p. 61). M Comme en la vérité est dict le corps nous est plus prochain que les vestemens, aussi nous doibt estre plus la vie de l'âme que la vie du corps, c'est ascavoir la vie spirituelle qui est infinie » {Manuscrit cité, i^ partie).

La longueur de l'apprentissage est naturellement différente selon les pays, Thôp. du Saint-Esprit en Grève veut que les garçons (( soient baillez a tel et si long terme et temps qu'on ne soit point tenu au dict hospital de riens quérir ausdictz orphelins durant le temps qu'ilz seront apprentiz » [Manuscrit cité).

Les filles apprennent diverses professions compatibles avec leur sexe, et si elles ne deviennent pas des religieuses on les marie en les dotant : « E si procurava aile femmine lo stato matrimoniale ; e in tel caso, si dava loro una dote di 60 lire a carico del Luogo Pio » (Florence, Passerini, op. cit., p. 682)4*.

Les établissements hospitaliers d'Italie s'occupent avec un soin tout spécial de mettre en ménage les filles qui ne se destinent pas au cloître. A Metz, l'hôpital Saint-Nicolas fait aussi grandement les choses. En 1499, Nicolas Hanrequel, le pelletier, et Jennon, la couseresse, « ambdeuz » enfants de la maison reçoivent en dot: de la literie, des vêtements et instruments de cuisine; un bœuf, douze quartes de blé, une queue (cowe) de vin clairet ; plus dix livres messines payées comptant *•'*.

Ces mises en nourrice, ces placements coûtent cher *^, il

44. « Vir^^nesutriusque sexus artibus instruuniur atque nupiui dantur. » 1436: « Hosp. Novicastri Tullen. diœc. depauperaium » (P. Denifle. op. cit., I, n» 789, p. 372).

45. « Lefi surnoms des conjoints nous montrent que les enfants de Thôpital apprenaient, avant d*en sortir et comme cela s'est toujours pratiqué depuis, diverses professions, car le Nicolas dont il est ici question était fourreur, et sa fiancée Jennon. couturière. Les services qu'ils avaient pu rendre, chacun dans leur métier, avaient probablement stimulé en cette occasion la générosité de leurs supérieurs • (Lorédan Larchez, op. cit., p. 60).

46. « Pise, 1219. In quo infantes et pueri expositi, qui vulgariter trov&telli Saneti Spiritus appellantur, cum necessitate maximft et labore jugiter nutriuntur

arrive que les guerres, les dissensions intérieures font baisser les ressources de l'asile, Targuent man<iue pour donner des salaires suffisants ; la mortalité des nourrissons augmente alors naturellement ^^.

Il se trouve néanmoins, à toutes les époques, des femmes qui s'attachent aux nouveau-nés qu'elles continuent à élever sans rétribution ^^.

Dans des circonstances difficiles, Alexandre VI fait une obligation aux parents déposant des enfants au nouvel hospice de Côme de venir en aide à l'établissement selon leurs moyens, secrètement si cela paraît nécessaire. Défense aux confesseurs de donner l'absolution à ceux des pénitents qui refusent d'exécuter ces prescriptions^^.

Toutes ces mesures résumées brièvement ici s'appliquent aux orphelins que nombre d'asiles reçoivent seuls à l'exclusion des abandonnés.

Le manuscrit intéressant relatif à 1 histoire de la maison du Saint-Esprit en Grève met en lumière le fonctionnement de ces orphelinats ; il mentionne Tenvoi en nourrice ; l'éducation dans l'asile jusqu'à 10 ans''^^ environ, puis le placement en apprentissage. Les recommandations les plus minutieuses sont faites au sujet du choix des patrons.

et alimentantur (Passerini, op. cil., p. 661 . Hôp. de Florence, milieu du xv'siècle: « Fiunt ista non sane maximis sumtibus. » Epist. Ambrosii Camaldulensi ad E\ï^. Papam IV (Martène et Durand, op. cit., III, p. 15).

47. Brefotrofio di santa Maria defçl' Innocenti. Firenze. 1466 : « Ita quod incipiunt non invenire amplius nutrices quae eos (infantes) tenere velint ob malam solutionem quœ fit eia »» (Passerini, op. cit.. p. 704-705^

iH. A Marseille, un acte de 1331 mentionne ce fait : « Retent lenfant per norrir sans près nepun >» (Fabre, op. cit.. I. p. 386).

49. «« E strcttamentc pli proibiamo che alcuno (Prête secolare e Repolare) di loro sotto pena di scomunica, se scientemente si sarà contrawenuto, présuma di assolvere sentite li loro confcssioni. alcuno de' parenti dei detti esposti i quali abbondino di facoltà, sicchè possano mantenere i loro figrlivoli esposti nel detto nuovo ospitale se non prima injjriunta loro penitenza, la quale sieno onninamente tenuti di adempiro, cioc che ail" istesso nuovo ospitale apertamente od occultamente nelle cassette a tal fine deputate contribuiranno convenientemente per lo nutrimento de' loro fijflivoli esposti... » (19 febbraio, 1492; Délia Porta, op. cit.^ 2* parte, p. 19 et 120 j.

50. « (Un maître d'école est place dans l'asile duSaint-Esivit). Les dictz pauvres enfans orphelins fîlz et filles si tost comme ilz auront aulcune congnoissance ensengne et instruise en leur créance, et en la foy catholique jusqucs ad ce qu'ili soient en aai^e de neuf ou dix ans, et qu'ilz puissent estre miz à aulcun mestier poiir apprendre à guai^ner leur vie honnestement... » {Manuscrit cité, p. v).

« Et quand on les vouldra mette à mestier, que les maistres prengent et face prendre garde par le ministre ou aulcun aultre de Thostel et d'ailleurs qu'on trouve aulcune bonne personne de vie et meurs, craignant et aymant Dieu et gardant principallement. ses commandemens...

« Spécialement qu'on ayt soing et diligence très grand de bailler et mettre les filles du dict hospital a gens meurs et atrempez, ayans congnoissance de Nostre Seigneur, et qui les traictent pour Tamour de Dieu comme leurs propres enfans sans ce qu'elles soient point baillées pour quelque apparence de bien qui s'en puisse ensuyvre au temps advenir, à personne qui no soit de bonne renommée de vie et conversation honneste, sans aulcun villain ne maulvays reproche » [Manuscrit sur le Saint-Esprit, P- LVi).

Il est facile de voir par tout ce qui précède que les administrateurs des asiles affectés aux délaissés, ouaux enfants légitimes dont les parents sont morts, se trouvent guidés par le désir d'assurer un avenir à leurs pupilles, de pourvoir au bien-être moral et matériel de ces malheureux privés de famille. Religion, Ordre, Travail, telle est leur devise.

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