Act. Sanct. Bolland., iunii, t. II, p
DE l'admission ET DU SOIN DES MALADES DANS LES MAISONS-DIEU 215
faible et languissante se traîne auprès des malades et rend aux membres souffrants du Christ les services les plus vils. Elle entraine à sa suite des amies dévouées : « Dixi sociœ meœ quod quœreremus Christum, et dixi : Eamus ad ospitale, et forsitan inveniemus Christuminter illos pauperes, pœnatosetafilictos'^'^.»
Sainte Catherine de Suède, fille de sainte Brigitte, -j- 1381, passe 25 ans à Rome, et ne manque point de visiter constamment les maisonshospitalières. La bienheureuse Marguerite de Bavière, duchesse de Lorraine, -j- li34, prend son plaisir à aller panser les plaies et les ulcères {Petits bolland., III, p. 603; X, p. 259).
Saint Jean de Capistan, général de Tordre des frères mineurs, défenseur de Belgrade contre Mahomet II, •[• 1456; la bienheureuse Marguerite de Savoie, -j- 1 464 ; sainte Catherine Fieschi de Gênes, -j- 1510, ne se laissent rebuter par aucune misère [Petits bolland,, XII, p. 566 ; XIII, p. 640; XI, p. 109).
« Lesoblatesde sainte Françoise /îomame, -j- 1440, parcourent sans cesse les hôpitaux et les rues de la ville, véritables anges de charité, répandant sur leur passage les consolations, Taumône et l'assistance pratique '^^. »
En 1488, le bienheureux Bernard de Feltre entre dans une confrérie, vouée à la visite des asiles de Sienne, fondée par saint Bernardin ; il se délasse de ses prédications continuelles en parcourant les salles affectés aux infirmes et aux prisonniers ; il leur porte les provisions qu'il reçoit *^^.
Pouvons-nous dans cette liste, si facile à allonger, oublier Louis IX, ce serviteur des pauvres. La tradition le montre, lors de Tinauguration de la Maison-Dieu de Compiègne, transportant, avec son gendre le roi de Navarre, le premier malade couché sur un drap de soie ; ses deux fils et les seigneurs de la cour portent les autres ^.
77. Act. Sanct. Bolland,, I, viU, cap. X, § 137, p. 208 et sqq.