‹ Histoire de la charitéChapitre 64 sur 112 · Pastor, Vie des papes, t. I, p · texte numérisé non relu

Pastor, Vie des papes, t. I, p

79. Père Ludovic de Bcsse, Vie du bienh. Bernardin de Feltre, t. !•', chap. XVIII, p. 225.

80. Le confesseur de la reine Marguerite {Hisi. de France, XX) rapporte le trait suivant : « L'en dist que une suer de celé meson de Vernon fu une foiz malade, laquele suer dist que jamèsne mengeroit se il meesmesne la pessoit de ses propres mains; et^ quant li bcpoiczroîs oïce, ilalaâ li où ele gesoit, et la peut et li metoit les morsiax à ses propres mains en la bouche » (Longnon, Documents parisiens sur l'iconographie de saint Louis, in-8, 1882, p. 17).

216 HISTOIRE DE LA CHARITÉ. — PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE VIll

Le confesseur de la reine Marguerite parle des longues stations du pieux monarque aux (( MesonsDieude Paris, de Compiègne, de Pontaise, de Vernon et d'Orliens », pour servir les administrés de sa propre main, donnant à chacun « certaine quantité de deniers et du pain, et des chars et des poissons ». Il s'arrête volontiers près de ceux atteints grièveipent, il coupe leur pain et leur viande, se met à genoux devant eux pour « porter le morsel trenchié à leur bouche », qu'il essuie ensuite avec « une touaille ». Il sert ainsi un vendredi, à Compiègne, « cent et trente quatre povres. »

C'est, comme le dit Joinville, « ung très large aumosnier, car partout il visite les pouvres églises, les malladeries et les hospitaulx » (Ed. Petitot, II, p. 392).

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