‹ Histoire de la charitéChapitre 86 sur 112 · De Marsy, La peste à Compiègne, op. cit., p · texte numérisé non relu

De Marsy, La peste à Compiègne, op. cit., p

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f>-»i ''/fî,fj;;«^Vf;r*'% 'mqîiét^urs foiit <i] ors dépouiller le malhea- /-'fii 'i'r v»> %^t^Tfi<rrits ^t recherchf-r^t sur son corps la présence 'J^ '{»j^l/ju*rvufis d*rs vin;?! et un >::me5 de la lèpre ''^.

Xa-, pf^v*rfiu doit rrj;ircher pieds nuç sur du px>s sel : chanter "t fi<r j/;>«> ;*vojr U voix rauque. ca/i//i/i^. On l'arrose d'eau : si «a-Wa' ^au UH •►"écoule point rapidement, signe fatal. On lui HrrarUi', quelque? ch<rveux. " Quand à la racine des poils on voit d^r \h t:\%u\r y/iuU'. ;jvec humidité rougeétre familière aux pourra ;iijx K'idr^rH '', si^ne fat^I. Enfin on lui enfonce une longiie épiiifrl^' '' hu gros tendon qui s'attache au talon, qui est fort sen- Hil/I*' pîir d<'ssijs les autres " : s'il n'éprouve aucune douleur.

'/1 A MontrMiit, on conduit le patient destine à subir Tépreuve de ladrerie i 1« foiiiHtnf. dT S«int-^f«;nK^oult,on le saigne. le «ang est recueilli dans un récipient, ti'nw' \iHr un Vtuvf, piii«i ^Aonict; dans l'eau. Si le sanfr reste vermeil sanfc décom^ )/o*flion, I individu e*tt drclarc sain. «Cette épreuve, écrit de Loisne (op. cit., p 31 22,, )tit'u i{ti inttpinre fjar la nuperstition. était moins déraisonnable qu'elle ^tHikU. Kn nW'A, ï*- «tanfr alterné par la lèpre avait une tendance toute spéciale à se I ttuytiï'r *'i forrn/iit mas^ve d<><4 qu'il commençaità se i-efroidir, après avoir été lin' t\t' \h vi'ifif% On comprend dés lorsque l'eau froide de la fontaine hAtani la «oj({^iil/il.iofi, f^'iliinit l'exanien des praticiens. »

'.tV.. " Oninia hi^rna tam univoca quam cquivoca sccundum auctorum medicine *\n* Iriiiani diliKimter discucicndo • fGarnier, op. cit., p. 31;.

L^ADMINISTRATION DES MALADRERIES. — l'aDMISSION DES LÉPREUX 277

cette anesthésie devient un témoignage irréfragable de la présence de la lèpre.

Un des praticiens rédige habituellement, en latin, le procèsverbal de la visite, les autres membres de la commission le signent et une fois cette pièce traduite, si besoin est, en langue vulgaire, l'autorité compétente statue. On publie au prône de la paroisse, où réside l'individu examiné, le résultat affirmatif ou négatif de l'enquête.

S'il y a incertitude, le prévenu déclaré a cassatus » doit demeurer chez lui, suivre un traitement et se soumettre de temps à autre à la visite des médecins.

Ces examens précédant obligatoirement l'entrée dans une maladrerie, sont parfois demandés parles malades eux-mêmes ^^ désireux de se voir placés et même d'acquérir, à beaux deniers comptants, une des prébendes d'un établissement déterminé, comme de nos jours des vieillards versent l'argent nécessaire à leur entrée dans une maison de retraite ^*.

A Montpellier, l'admission peut être temporaire ; au bout d'une dizaine de jours il devient loisible au nouvel arrivant de se retirer ^^.

11 est fréquemment permis aux personnes riches devenues lépreuses de se faire soigner à domicile, du moment qu'elles vivent dans l'isolement. On trouve trace de ces dispositions bienveillantes jusque chez les peuples du Nord : « Item percussus lepra non cogetur ad leprosos intrare, quamdiu communionem hominum publiée devitarevit ^^, »

Quelquefois au contraire tous les malades sont renfermés d'office, riches et pauvres. Ainsi il parait qu'en 1427 la lèpre sévissant à Marseille avec ime intensité redoutable, Charles, frère de Louis III, roi de Naples, et son lieutenant en Provence, prescrit

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