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', xxv, 95. Yalère Maxime, h, 2.
& à'aconit vient, selon Théophraste, de la petit ville à'Acon, près
où celle plante croissait en abondance. Tlieopu., Hist. plant., ix> 19.
d'aconit,- lue-loup (lycoctonum). La mythologie fait naître l'aconit de l'écume de Cerbère. Un des conjurés de Gatilina, Calpurnius Bestia , fit mourir ses femmes avec de l'aconit (1).
Colchique. — C'est, dit-on, avec cette plante que Médée de la Colchide, célèbre magicienne de l'antiquité, composa des breuvages empoisonnés (2). Contre-poison : lait, infusion de feuilles de chêne (tannin).
Racines d'ellébore blanc (veratrum album) et d'ellébore noir {elleborus niger). La racine d'ellébore jouissait autrefois d'une grande réputation dans le traitement de la folie et des hydropisies. Broyée et délayée dans du lait et de la farine, la racine d'ellébore était employée par les Grecs et les Romains pour tuer les souris et les mouches, comme nous employons à cet effet l'arsenic. Les Gaulois empoisonnaient leurs flèches en les trempant dans du suc d'ellébore (3).
$milax ou taxus des Romains. — C'était probablement notre daphne mesereum (boh gentil), dont on connaît les propriétés vénéneuses (poison acre) Cativulcus, roi des Éburons (.Belges), se fit mourir avec ce poison (4).
Herbe sardonique. — C'est une espèce de renoncule ( ranunculus acris) (5). La plupart des renoncules contiennent un poison très-âcre qui irrite l'épiderme à la manière des cantharides.
Champignons vénéneux. — Les anciens connaissaient un assez grand nombre d'espèces de champignons vénéneux, que Nicandre appelle d'une manière pittoresque le mauvais ferment de la terre (Çutaw{xa xaxàv ^Oovoç).
Les auteurs signalent une violente constriction à la gorge comme un symptôme qui ne manque jamais dans un empoisonnement par des champignons vénéneux. Cette observation est parfaitement exacte. Ils prescrivaient, comme contre-poison, du vinaigre ajouté à une colature de cendre de sarments.
(1) Pline, xxvii, 2.
(2) Ta Mv£eb); KoXx?)t8os ly$6\uw rôp. Nicand., Alexipharm.
(3) Aulu-Gelle, xvu, 15. G. Cetee, y, 27. Pline, xxv, 25.
(4) Cœsar, de Bello Galtico, vi, 31.
(5) Zop&imoc itoot, ftaTpaxou eîoo; ouaa. Dioscoride, cap. De venenis.