‹ Histoire de la chimie (volume 4)Chapitre 32 sur 53 · DD TOME DEUXIÈME · texte numérisé non relu

DD TOME DEUXIÈME

Ce deuxième volume comprend Thistoire de la chimie depuis la fiu du moyen âge jusqu'au commencement de notre siècle. Faudra-t-il conduire l'œuvre jusqu'à nos jours y en publiant un troisième volume sur la Chimie du diohneuvihme siècle et les chimistes contemporains ?

C'est là une entreprise dont je ne saurais me dissimuler les difficultés. Les uns m'en dissuadent ; les autres m'y encouragent.

Les premiers pensent que y pour accomplir une pareille tâche y il faudrait être, sinon le doyen même de ia science j au moins un de ces coryphées qui aiment à voir la jeunesse studieuse s'incliner respectueusement devant leur autorité.

Je ne partage point cette manière de voir ; et voici pourquoi. Tout homme, qui se considère lui-même comme une autorité, tend irrésistiblement à s'exagérer son propre mérite. Et quand une fois on glisse sur la pente i^YautolâtriCy adieu la justice et l'impartialité! Quiconque s'adore soi-même , est incapable d'apprécier sainement la valeur d'autrui. Voilà mon opinion.

Les seconds sont d'avis que, pour écrire une histoire contemporaine, de n'importe quel genre, il fau-

II PRÉTÀOB*

(Irait s^ètre créé une situation à part , se tenir à l'écart des conflits d'insatiables ambitions, être en quelque sorte mortuus inter vivos; ce qui ne veut pas dire, loin de là, qu'on demeure étranger à la connaissance des hommes et des choses.

Si cet isolement philosophique est une condition nécessaire pour parler des vivants comme ils le méritent i j!oserai déclarer que je remplis cette condition.

Bosierom-BniAoy, octobre 1868.

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