DEPUIS LE XVI* JUSQU'AU XVII* SIÈCLE
Des deux époques que nous venons de parcourir, la première intérieure au moyen Âge, avait une tendance matérialiste, asso- :iéeà des théories devançant l'expérience ; la seconde, qui comprend tout le moyen &ge, avait une tendance spirituaiiste •tmjstique. Dans la première époque, les faits, quoique en nom- *re fort restreint, étaient invoqués comme une autorité ; dans la Bconde, l'esprit spéculatif imposait silence à l'observation.
Dans la troisième époque enfin, qui est la nôtre, et dont les conimporains, par une illusion optique du temps, sont toujours ortés à exagérer la valeur, la lumière semble apparaître près les ténèbres. La science se manifeste revêtue de ses formes ^ères, et entourée de preuves propres à convaincre plutôt la ûsoQ qu'à parler à l'imagination. Mais gardons-nous bien de ^te infatuation de l'orgueil qui conduit à Vautoldtrie. I^s trois siècles qui précèdent immédiatement le nôtre forent une époque unique dans les annales de l'humanité. L'esit humain, après une longue léthargie, se réveilla tout à coup la voix de l'expérience et à l'appel de la raison. Les décou- ^ du seizième siècle servent à alimenter l'esprit du siècle 'i^nt, et le dix-huitième siècle découvre ce que le dix-sep- -jne cherchait. Quel magnifique spectacle que celui de ûstoire de ces sciences et de ces arts qui se développent et ^dissent dans des proportions gigantesques I
HlSfOni DI UL GHOOB.
Au moyen âge, l'esprit spéculatif l'emportait sur l'esprit d'observation. Il en résulta de graves conflits, essentiellement nuisibles au progrès. Dansnotre époque, au contrure, il est à craindre que la balance ne penche trop du côté de la matière. Les erreurs qui pourraient en résulter seraient également funestes.
TROISIBHE KPOQDE.