‹ Histoire de la chimie (volume 4)Chapitre 4 sur 53 · COMPRENAIT · texte numérisé non relu

COMPRENAIT

LES PREMIERS TEMPS HISTORIQUES JUSQU'AU IX" SIÈCLE DE L'ÈRE CHRÉTIENNE.

I><'puis les temps les plus reculés jusqu'aux premiers sièrles ■;t lère chrétienne, on ne rencontre aucun auteur qui parle de 1 himie. Mais, si la science manquait de nom, les matériaux ne

Cliquaient pas à la science. C'est daps les ateliers du forgeron, t Porfévre , du peintre, du vitrier, dans le cabinet du médecin , c'j naluraliste, dans les systèmes des philosophes, qu'il faut î rcher les données initiales de la chimie. C'est, en un mot, t'uîL'h civilisation de Tanliqulté qu'il faut évoquer pour em-

i>'^er d'un coup -d 'œil les éléments constilulifs de la science 'JoMnous allons essayer de tracer l'histoire.

',>nel est le peuple qui a le premier cultivé la chimie? Cette T'i'^tion, souvent agitée, a été résolue tantôt en faveur des Chi- , tantôt en faveur des Égyptiens.

Mai> la question , ainsi posée , ne manque-t-elle pas d'éléva- »fi?elle se réduit, en effet, aux bornes étroites d'une mes-

-»e question de priorité ; elle ne tend pas Ix remonter aux '5:ces primordiales, aux besoins, aux instincts mêmes de l'in- •' liifence huniainç.

U> sciences et les arts sont intimement liés à la civillsa-

n» et la civilisation suppose des populations agglomérées

'f un espace relativement très-restrcint : les pays les plus ci-

i^s sont en même temps les plus peuplés. Ce fait indique

mment il faut poser la question pour lui donner une plus ^'He portée et la résoudre en conséquence.

U pratique précède la théorie. Les arts et l'industrie sont '■'Uc beaucoup plus anciens que la science qui doit con-

'"r la théorie avec la pratique. A leur tour, les arts et l'in- ''J^trie ne sont que les résultats des besoins que l'homme se

'•■♦•. soit nécessaifement, soit artiflciellement.

b HISTOIRE VZ LA CI1I>U£.

Les besoins de la vie matérielle demandenl à être promptemenl satisfaits. Devant les exigences du corps, Tesprit renonce un moment à l'instinct de curiosité qui l'eniraine ^ers les régions de rinconnu. De là, d'abord beaucoup de faits d'une application immédiate, et très-peu de théories spéculatives.

Nulle part l'existence de l'homme n'est soumise à d'aussi rudes épreuves que dans les cités populeuses, dans les grands eentres de population, où tant d'intérêts se débattent avec une ardeur passionnée. C'est là aussi qu'on trouve les contrastes les plus saisissants de la vertu et du vice^ de l'ignorance et du savoir, de l'opulence et de la misère. C'est à Thèbes^ à Memphis, à Athènes, et à Rome, que les artistes et les philosophes allaient s'instruire , comme on va aujourd'hui chercher des enseignements de tout genre dans nos capitales de l'Europe.

Page 1