CONSTITUTION DÉFINITIVE DU SYSTÈME CHIMIQUE
écrivons; leurs poids est donc la moitié du nôtre, puisc{u'ils font 0 = 8.
Bismiitlt. — Berzélius écrit Bi-0*; Dumas prend la même formule atomic[ue, mais en éciuivalent il formule Bi 0. Les équivalentistes, revenus à la formule de Berzélius, prennent donc pour le métal une valeur c[ui est la moitié de la nôtre.
Aluminiiun. — Comme pour le précédent.
Ces indications montrent bien c[u'il n'y a pas de différence essentielle dans la manière dont les équivalentistes envisagent les faits. Ils apprécient chaque cas comme Berzélius l'avait fait lui-même; les raisons qui les guident sont apparemment les mêmes, sauf une différence c{ui tient à l'oxygène dont ils prennent réc[uivalent = S. D'ailleurs, il y a des divergences dans les écoles; ainsi, nous voyons les unes écrire Sb'^0'' et les autres SbO-'.
Comparaison de la Table des équivalentistes avec la nôtre. —
Dans le Tableau ci-joint, nous avons inscrit en caractères gras les chiffres cjui doivent être doublés pour correspondre à nos poids atomic{ues. Tous les oxydes des éléments ainsi indic[ués sont représentés pour les éc[uivalentistes par des formules identiques aux nôtres. Leurs formules des chlorures diffèrent des nôtres. Les chiffres c[ui ne sont pas en caractères gras correspondent à nos chiffres actuels; les oxydes de semblables éléments ont des formules différant des nôtres, tandis cpie les chlorures concordent.
Parmi les métaux, l'argent et les métaux alcalins sont seuls dans ce dernier cas. Nous nous souvenons C[ue Berzélius, sans ignorer la donnée des chaleurs spécificjucs, avait préféré prendre en considération l'analogie existant entre l'argent et le plomb. Il écrivait Ag 0 et Ag Cl^. Les équivalentistes sont restés fidèles à cette manière de voir. Les considérations sur les métaux alcalins sont du même ordre. Ajoutons que ces modifications apportées par les atomistes aux poids de l'argent et des métaux alcalins ne l'ont été que vers 1860.
On voit donc que, si l'on excepte ces derniers, il n'y a cju'une seule divergence entre la Table des écjuivalentistes et la nôtre;