‹ Histoire de la chimieChapitre 114 sur 137 · G2H3 ( GM3.HO · texte numérisé non relu

G2H3 ( GM3.HO

GMli j

Carbinol.

.Mi-lhylcarbinol

Diniélliylcarbinol

TriiiK'thylcarbinol

(primaire).

(secondaire).

(tertiaire) ?

(') Rochleder signale qu'eu iSâo, une année avant Kolbe. il a considéré liiomologie comme un remplacement de H par CH-^ [Jahreshericht de II. Will pour 1864, p. 291). Transcrivons d'autre part une Note insérée par Kékulé dans sou Mémoire Sur la constitution des substances aromatiques {Bull. Soc. chim., ■2'^ série, t. III, i865, p. io3) :

« Pour les alcools normaux, on ne peut guère parler de l'existence d'un radical alcoolique dans l'autre. L'alcool propylicjue, par exemple, n'est ni l'alcool méthylo-éthylique, ni l'alcool éthylo-méthylique, ni l'alcool diméthylo-méthylique. On a autant de droit de le regarder comme l'un que de l'envisager comme l'autre; c'est l'aleool à trois atomes de carbone, l'alcool tritylique.

» On conçoit cependant au point de vue de la théorie de l'atomicité l'existence d'une catégorie d'alcools dont la constitution devra être exprimée par les noms que je viens de citer. C'est cette catégorie d'alcools dont la sagacité de M. Kolbe a prévu l'existence. La différence entre ces alcools et l'alcool propylique normal est assez clairement rendue par les figures 27 et 28.

» Il ne faut cependant pas confondre avec ce genre d'alcools isomériques les pseudo-alcools qui résultent de la réduction des acétones et qui se rattachent évidemment aux acétones mêmes [fig. 29 et 3o).

') Il ne faut pas confondre non plus les pseudo-alcools additionnels que ^I. Wurtz a dérivés des hydrocarbures; c'est une isomérie d'un ordre tout à fait différent. Je les envisage, avec M. Wurtz, comme formés par l'addition de deux systèmes atomiques, lesquels, tout en se réunissant pour former un système plus compliqué, ont conservé leur individualité, de sorte que les atomes dans la molécule complexe ne se trouvent pas dans leur état d'équilibre véritable, comme c'est le cas pour les alcools normaux. »

Cependant Kolbe était presque seul à forumler de cette façon; la manière dualiste où il s'obstinait était généralement abandonnée par ceux cpii cultivaient la Chimie organique ; bien rares étaient les chimistes cjui écrivaient encore le méthyle G- H''; on n'avait pas, il est vrai, adopté résolument les propositions de Gerhardt et de Williamson C ^= 12, on écrivait G = 12, mais le trait de Berzélius allait bientôt disparaître définitivement.

Les idées excellentes de Kolbe, pour s'introduire dans les travaux contemporains, réclamaient d'être traduites dans le langage de ceux cjui se refusaient à suivre les théories dualistiques. C'est Boutlerow (') c[ui nous paraît avoir été ce trait d'union ; la fusion qu'il va provocjuer assurera la ruine de la théorie des types.

Son Mémoire le plus significatif dans cet ordre d'idées est intitidé « Sur les explications différentes de quelcjucs cas d'isomérie » (-) où il compare principalement les idées de Kolbe et de Kékulé; les traités de ces maîtres parus récemment lui fournissent de bons matériaux d'étude. « On croit généralement que les idées de ces deux savants sur la constitution chimiciue ne se ressemblent pas; en réalité, elles s'appuient sur les mêmes princi})es fondamentaux. » Kékulé n'a pas le droit de dire cpi'un i()r])s peut avoir plusieurs formules rationnelles et ses types n'ajoutent rien à l'intelligence des formules. Il faut reprendre l'atomicité qui a été le principe de Kolbe aussi bien que de Kékulé et en faire une large application.

Boutlerow propose de modifier les formules en mettant les accolades du côté du carbone, pour bien montrer que ce sont les atomes de celui-ci qui s'unissent directement entre eux dans les molécules.

(') Né à Kazaii eu i8.j8, mort à Petro<;racl en 1887. Elève de Ziniii. mais plutôt aulodidacle. Notice biographique. i)ar Alexeyeiï [Bull- ^'"'■ fliim., 18H7).

(-) Jiidl. Sor. rliiiN., •.>'^' séi'ic, I. I, i8('i|. p. loo. f)aus uu Mémoire préeédeuL [IbiiL, I. \', i8(')!i, p. ■")8.)), raiitciii' r;\|i|)cllc driix publications >S'///' l<i consli/ii/ion chimique den corpa vA. sur Idj jiuilc des inoiccnles pohjatomiqjies {Zeitsc/ii., i8(li, p. 549; iBG'J, j). .5oo).

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