CHAPITRE XXXIII
Progrès de la navigation à vapeur. — C'est en 1862 que fut constituée chez nous la Compagnie générale transatlantique, par les frères pereirb. Le 14 avril, la Louisiane, un paquebot de cette Compagnie, partait de Saint-Nazairc, et, en treize jours, atteignait la Martinique.
Les perfectionnements apportés à la construction, Tadoption de Thélice et de la chaudière tubulaire, le feretTacier substitués au bois, les progrès de la mécanique en toutes ses branches, permirent de donper des proportions inouïes aux navires de commerce ou de guerre. En 1858, l'Angleterre commence à construire ses paquebots géants : le Léviathan *, pourvu d'une machine de 3 000 chevaux.
La France ne resta pas en arrière : sans parler de nos vaisseaux de guerre •, elle lance, en 1866, deux steamers géants, ie Napoléon III, paquebot à roues, de 1 500 chevaux, et le Perdre, paquebot à hélice, de 1 250 chevaux; mais ces deux bâtiments, avec leur jaugeage de 5 à 6000 tonnes, restaient en deçà du Great-Eastern, qui en comptait 20 000.
Aujourd'hui on construit de grands paquebots, comme Y Aquitaine ou la Touraine, de 178 mètres de long, jaugeant 13 000 tonnes ^, portant 1400 passagers, développant une