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II. La eivilisaiion proprem>eat dite

Les lettres. — Le xviu® siècle nous a déjà montré la décadence des genres littéraires qui avaient été le plus florissants sous Louis XIV : la tragédie, la poésie soi-disant

lyrique ou épique, la poésie descriptive, la poésie didactique, la poésie légère. Us achèvent de mourir pendant la période révolutionnaire et impériale. En revanche, ce genre intermédiaire entre la tragédie et la comédie, le drame, que nous avons vu poindre avec Beaumarchais, Diderot, Mercier, commence à enfanter toute une littérature. Elle comprend : le drame historique ^ tel qu'il a été entendu, pendant la période révolutionnaire et impériale, par Alexandre Duval, et, plus récemment, par Victor Hugo, Alfred de Vigny, Alexandre Dumas père, Victorien Sardou, Henri de Bornier, François Goppée, Jules Lemaître, Jean Richepin, Edmond Rostand ; — le drame bourgeois, qui eut un succès si populaire avec Anicet Bourgeois, Bouchardy, Ducange, Dennery; — la comédie à situations dramatiques, telle que Font mise en scène Alexandre Dumas fils, Georges Sand, Octave Feuillet, Jules Sandeau, Camille Doucet, les frères de Concourt, Vacquerie, Emile Augier, Victorien Sardou.

La comédie proprement dite, tantôt, tournée vers la peinture des mœurs contemporaines, s*inspirant de la sévère observation de Molière, nous a valu les chefs-d'œuvre d'Emile Augier, Alexandre Dumas fils, Octave Feuillet; tantôt, se contentant d'une intrigue joliment conduite, a exercé la verve de Fabre d'Églantine, d'Andrieux, de Desforges, de Collin d'Harleville, ces successeurs immédiats de Beaumarchais, puis celle de Mme Emile de Cirardin, de Scribe, de Théodore Barrière ; — tantôt, ne visant qu'à nous amuser d'un spirituel dialogue, nous a rendu Marivaux dans les Proverbes d'Alfred de Musset; — tantôt, s'égayant de joyeux couplets, nous a donné les vaudevilles de Bayard, Xavier Saintine, du Mersan, Duvert et Lauzanne ; — tantôt, mêlant l'observation pénétrante à la fantaisie bouffonne, a défrayé le théâtre de Labiche, Hennequin, Condinet, Meilhac et Halévy.

La poésie lyrique a eu son aurore à la fin duxvm® siècle, avec André Chénier. Elle inspire ensuite les hymnes révolutionnaires. C'est au XIX® siècle qu'elle a déployé ses merveilleuses ressources avec Lamartine, Victor Hugo, Alfred de Musset, Théophile Gautier, Théodore de Banville, et tout le chœur des poètes contemporains. Elle est, par excellence, la poésie du xix® siècle. Elle admet la mordante

satire avec Auguste Barbier et de Laprade; les grandes scènes orientales avec Leconte de Lisle et de Heredia; la fraîche içiylle avec Brizeux, André Theuriet, Sqlly-Prudhomme; la chanson légère ou narquoise avec Désaugiers, Béranger, Gustave Nadaud; sincèrement populaire avec Pierre Dupont, patriotique et guerrière avec Paul Déroulède.

Le roman, ébauché au xvii^ siècle par Mme deLafayette et Scarron, appliqué à l'étude de la vie réelle par Rétif de la Bretonne, passionné par Tabbé Prévost et Jean-Jacques Rousseau, coloré de teintes exotiques par Bernardin de Saint-Pierre et Chateaubriand, prend au xix« siècle un développement, une ampleur et une variété inouïs : il est idéaliste avec George Sand ; réaliste avec Balzac, Flaubert, Feydeau, Alphonse Daudet, Jean Richepin, les Goncourt, Emile Zola; d'une psychologie raffinée avec Paul Bourget, Anatole France, Marcel Prévost. Nous avons le roman exotique avec Rosny et Pierre Loti; satirique avec Henri Monnier, Edmond About, Catulle Mendès; national avec Erckmann-Chatrian ; archéologiq[ue ou historique avec Théophile Gautier, Léon Cahun, Paul Adam; scientifique avec Jules Verne et André Laurie; politique avec Jules Lemaitre, Maurice Barrés, Melchior de Vogué, etc.

Le drame, la comédie, la poésie lyrique, le roman, voilà les quatre branches maîtresses de notre littérature au xix^ siècle : c'est par là que nous restons supérieurs aux autres peuples, que nous sommes lus, traduits, joués, imités, de New- York à Saint-Pétersbourg.

La Révolution, en convoquant les assemblées nationales, a créé chez nous l'éloquence de la tribune. La tribune française a été un moment sans rivale avec les Mirabeau, les Barnave, les Lameth, Lally-ToUendal et les orateurs du parti constitutionnel; avec Vergniaud et les orateurs de la Gironde ; avec Danton et les tribuns de la Montagne. La plupart de ces voix éloquentes sont étouffées sous la violence de la populace ou le sang des échafauds, et, avec Bonaparte, commence un silence de près de quinze années. Les Chambres des deux Monarchies parlementaires furent illustrées par les de Serre, les Laine, les Decazes, les Royer-CoUard, les Manuel, les Foy, les Berryer, les Montalembert, les Guizot, les Villemain, les Lamartine, les

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Thiers. Après une nouvelle éclipse sous un nouveau gouvernement personnel, la tribone se relève avec les orateurs de Topposition libérale, Buffet, Dufaure, Emile OUivier, Ernest Picard, Jules Simon, Léon Say, avec les trib«as de la prochaine République, Ghallen^Lacour, Jules Ferrf, et bientôt Tenceinte de la Chambre comme la place publique retentiront de la voix tonnante de Léon Gambetta.

 côté de ceux qui ont Téloquencede la tribune, on ne doit pas oublier ceux qui furent éloquents la plume à la main. Des pamphlets de Siejès et de Camille Desmoulins, en passant par ceux de Paul- Louis Courier et de Gormenin, bous arriverions à la presse contemporaine, illustrée par les Emile de Girardin, les Prévost-Paradol, les YeuiUot, les John Lemoine, pour ne point parler des vivants.

La philosophie et rhisteire. — La philosophie du xviii^ siècle, c'est surtout la philosophie de la semation; dès le premier empire, elle est menacée, par Maine de Biran et Royer*Collard, d'un retour offensif du spiritualisme. Mais on avait trop largement étudié les divers systèmes pour qu'on pût s'enfermer de nouveau dans l'ancienne foarmule cartésienne. Cousin, prenant le cartésianisme pour base, mais faisant des emprunts aux phik>sophies grecque, allemande, anglaise, écossaise, s'inspirant surtout de la méthode historique, fonde la pldiosopliie éclectique. Elle a eu de brillants disciples, et c'est elle qui aujourd'hui partage avec la philosophie de Kant l'enseignement universitaire. Cette domination des esprits, il faut qu'elle la défende non seulement contre le matérialisme, car d'Holbach, Helvétius, Cabanis ont laissé des héritiers, mais contre certaines conséquences des théories évolutionnistes énoncées par Darwin, contre le positivisme y renouvelé par Auguste Comte et Littré, contre le déterminismey qui nie ia liberté humaine, contre le pessimisme, dont l'Allemand Schopenhauer a le premier assombri le monde des idées.

Pendant la Révolution et l'Empire, on a trop vécu l'histoire pour avoir eu le temps de récrire. Elle est une création littéraire du xix* siècle. Depuis 1825 surtout, nos archives ont été explorées et ont tivré leurs trésors. L'histoire a progressé non seulement comme science, mais comme littérature. D'une part, des écrivains oonune Guizot,

Michelet, Mignet, Augustin Thierry, Thiers oat doniié les grandes œuvres d'ensemble; d'autre part, des légions de patients travailleurs ont renouvelé de fond en comble, dans tous ses détails, la science du passé. L'antiquité grecque et romaine a été réellement connue pour la première fois. Le champ des études historiques s'est prodigieusement accru par les progrès de l'archéologie, de la numismatique, de la paléographie, par les progrès de la scianee des religions, par la découverte de civiliaatioiiis que le xvii^ et le XVIII® siècles n'avaient fait que soupçonner. L'Étrurie, PÉgypte, l'Assyrie et la Babylonie, laPersia, la Judée, l'Inde, la Chine, le Japon, l'Arabie d'avant Mahomet, l'ancienne Amérique, se sont révélés à nous. Sur notre sol même, on a mis au jour les couches les plus profondes de nos primitives civilisations : les études celtiques et les éiudes préhistoriques sont nées.

Les arts. — Le règne de Louis XVI avait vu commencer en architecture, en sculpture, en peinture, le retour à la beauté et à la sévérité antiques : Sout'flot, Houdon, David avaient presque en même temps donné leurs grandes œuvres. La révolution classique avait commencé : mais l'âge classique par excellence, dans les arts, dans le costume, dans l'ameublement, c'est précisément la période républicaine et impériale. Or, c'est au sein même de cette période que, sur la révolution classique, commence à se greffer la révolution romantique.

Elle est dans toute sa fougue sept ou huit ans après l'exil de David; de 1819 à 1820, les toiles de Delacroix, Géricault, Léopold Robert, Delaroche illumineot d'un flamboiement de couleurs les salons de peinture. La bataille entre les classiques et les romantiques du pio^eau y est aussi âpre que la c bataille d'JHernani » livrée par Victor Hugo devant l'ardent public de la Gosnédiie-Fraïkçaise. Bientôt il s'opère une conciliation entre les écoles, un échange de concessions et de perfections entre les disciples d'Ingres et ceux de Delacroix, et, dans les arts, comme en philosophie, on tend à devenir éclectique. L'histoire de la peinture est autrement accidentée que celle de l'archi tecture et même de la sculpture, si glorieuse pourtant de Rude à Falguière et Mercié. Les crises novatrices ea pein-

tare se succèdent sans relâche comme des flots qui déferlent : c'est Tinsurrection réaliste avec Courbet, Témeute àe Vimpressionnisme hvec Manet, le triomphe du plein air avec Corot et Bastien-Lepage. Plus d'un maître qui d'abord n'avait trouvé asile qu'au Salon des refusés est venu ensuite trôner dans le Salon officiel. D'ailleurs, parmi les fantaisies prétendues les plus audacieuses, combien de choses anciennes redeviennent à la mode! Claude Gellée n'était-il pas coloriste, avant Delacroix, et peintre de plein air, avant les artistes de Barbison? Les frères Le Nain et Le Valentin sous Louis XIII, Greuze et Chardin sous Louis XV, n'ont-ils pas fait de la peinture démocratique ou réaliste avant Courbet? L'œuvre de Jean-Paul Laurens a-t-elle rien de plus étrange et de plus fantastique que celle de La Hire, ce romantique du xvii® siècle?

C'est la musique qui a éprouvé la révolution la plus complète. Cet art est le seul qui soit constamment en progrès depuis les temps antiques. Ce progrès, le xviii* siècle, à son déclin, Ta vu commencer quand Mozart associait dans ses chefs-d'œuvre le génie de l'école napolitaine et le génie des écoles allemandes. La génération suivante a ( ntendu les hymnes patriotiques et les opéras de Méhul, Cherubini, Gossec, Lesueur. Elle a marché au combat en' chantant les strophes de Rouget de Lisle. Puis l'influence de, l'Allemagne avec Beethoven, Schubert, Mendelssohn, Weber, Chopin, Schumann, Wagner, l'influence de l'Italie avec Spontini, Rossini, Bellini, Donizetti, Verdi, ont porté à leur suprême puissance les deux éléments harmonique et mélodique, dont s'est formée l'originalité du génie français. La génération la plus particulièrement favorisée par ces splendeurs lyriques, c'est précisément celle qui passe pour la plus prosaïque, celle de la Monarchie parlementaire et bourgeoise. Ce sont les contemporains de Charles X et de Louis-Philippe qui ont entendu pour la première fois la Dame Blanche de Boïeldieu, la Muette de Portici et le Domino noir d'Auber, Zampa et le Pré aux Clercs d'Hérold, le Chalet et le Tor^arfor d'Adam, la Juive et Charles VI d'Halévy, la Damnation et la Symphonie triomphale de Berlioz, le Désert et les Mélodies orientales de Félicien David, et, par-dessus tout, les chefs-d'œuvre de

Meyerbeer: Robert le Diable, les Huguenots, le Prophète, V Africaine, Mais, certes, la part a été faite encore assez belle aux générations suivantes, qui ont pu applaudir à Mignon d'Ambroise Thomas, à Faust de Gounod, à Galatée de Massé, à Carmen de Bizet, à Samson et Dalila de Saint- Saëns, à Sigurd et Salammbô de Reyer, à Manon et à Tfiaîs de Massenet, aux Oratorios et Symphonies d*Ambroise Thomas, Saint-Saëns, Massenet, Théodore Dubois, Widor, Lalo, Vincent d'indy, César Franck.

Les sciences. — L^époque révolutionnaire et impériale est celle de la pleine maturité pour les mathématiciens et les astronomes dont nous avons vu les débuts. Laplace donne alors son c Exposition du système du monde » et sa c Mécanique céleste ». A une époque plus récente, on a découvert les petites planètes, et Le Verrier a trouvé t au bout de sa plume > la planète Neptune. On a étudié les comètes périodiques ou non périodiques, les pluies d'étoiles filantes ou bolides, classé les étoiles doubles, fouillé et décomposé les nébuleuses, porté de quelques milliers à plusieurs millions le nombre des étoiles connues. Tisserand, dans son Traité de mécanique céleste, a renouvelé les théories de Laplace. Par Vanalyse spectrale de la lumière, on a pu déterminer la composition chimique et géologique du soleil, des planètes, même des étoiles.

Les physiciens ont établi la parenté et presque Tidentité de toutes les forces de la nature : lumière, chaleur, électricité, magnétisme, mouvement, affinité chimique. Galvani et Volta ont trouvé Télectricité galvanique ou dynamique; (Erstedt, Ampère, Arago, V électro-magnétisme. Faraday, Télectricité d*induction ; Seebeck, la thermo-électricité, d*où procèdent V électro-chimie, Vélectrolyse et Vélectrométallurgie. Alors les découvertes se sont rapidement succédé : rien que pour cette branche de la physique, au paratonnerre de Franklin il faut ajouter la bobine de Ruhmkorff, les dynamos de Gramme, le télégraphe électrique et, récemment, le téléphone, le phonographe^ le microphone, la galvanoplastie, les moteurs électriques, Véclairage électrique, la propagation de Télectricité à travers Tespace par les ondes de Hertz, et la télégraphie sans fil, le transport à distance de la force électrique, l'électricité employée à

faire marcher les tradas, les bateaax, les métiers à la Jacquard et jusqu'aux presses d'imprimerie.

Les recherches sur la nainre de la lumière ont permis d'isoler les divers rayons lumineux, de déterminer les vertus caloriques, chimiques, électriques des rayons invisibles à l'œil humain, de découvrir les rayons cathodiques et les rayons Z, d'inventer la photographie de rinvisible, la photographie des couleurs^ la phoiophonie ou corrélation de certains sons avec certams rayons lumineux, c'est-à-dire la musique de la lumière.

La radiographie a révélé un quatrième état, ou état rayonnant, de certaines substances.

La météorologie est devenue toute une science, dont les applications se sont miiltipliées pour le bien de l'agriculture ou la sécurité de la navigation.

Les chimistes, de leur côté, ont dégagé une quantité de nouveaux coarp» simples, trouvé le chrome (1797), liode (1811), le brome (4826), raluminium (1827), le fluor à l'état libre (4886), l'argon un des gaz constitutifs de notre atmosphère (1896), le radium (1898), etc. On est parvenu à liquéfier et même à solidifier presque tous les gaz. On a inventé des centaines d'acides, d'alcalis, de sels, de combinaisons de toute nature, ÎDConnus à nos devanciers et qui ont renouvelé toutes les industries. Des matières les plus inertes, comme la cellulose d'u coton ou la glycérine, les chimistes ont extrait des agents d'une puissance explosive énorme, comme le fulmiooton, la nitroglycérine, le picrate de potasse, la dynamite, la gélatine explosive de Nobel, la mélinite, la roburite, la lyddite. Des matières les plus grossières, comme la houille, ils ont tiré les couleurs les plus éclatantes, comme le rouge d'aniline, l'indisine, l'alizarine. Ils ont fabriqué des alcools et des sucres avec toutes espèces de substances. Ils ont extrait la quintessence des plantes sous la forme d*alcaie%des, qui sont le plus souvent des poisons violents, mais en même temps les remèdes les plus énergiques, comme la digitale, l'atropine, la brucine, la strychnine, la nieotine, la cocaïne, ou les narcotiques les plus puissants, comme la morphine, ou les toniques les plus précieux, comme la cinchonine, la quinine, la caféine, la théine. Ils ont transformé l'Océan en un

LA CIVILISATION CONTEMPOBAINE 635

Hiimense réservoir de sotide et de potasse. Us ont analysé les corps gras et en oêlï tiré de nouvelles ressources pour Tindustrie, comn^ la stéarine eu la marganne. ils ont créé la chimie organique^ la ciûmie agricole, la chimie médicale, la chimie iodostrielle, déjà ébauchées par les Fourcroy, les Berthollet, les Vauqpaelin, les Ghaptal, les Thénard. Au premier rang de ces savants plaçons Ber* thelot, dont les découvertes oeft renouvelé la théorie des sucres, des alcools, des éthers, des corps gras, des substances explosives, renouvelé la philosophie de la chimie et rhistoire de la chimie, fierthelot a égalé par ses travaux de synthèse chimique les services qu'avait rendus Lavoiisier par ses travaux sur Tairalyse chimique.

Des ossements fossiles tombent entre les mains de Cuvier, et il part de là pour fonder la paléontologie et pour faire revivre toute cette faune prodigieuse des mammouths, des mastodontes, des reptiles géants. Brongniart manie à son tour ces débris fossiles et il fonde la stratîgraphie, qui nous explique, coïKche par couche, la formation de notre sod.

Pasteur nous montre ces infiniment petits, vibrions ou bactérides, qui sont les feorments des fermentations et les Tiras des maladies contagieuses. Ek cultivant \ts virus, Pasteur ou ses disciples les ont transformés en vaccins, en toxines, en sérums, contre les infections charbonneuses, le choléra des poules, Thydrophobie, la tuberculose, la diphtérie, la fièvre jaune, te choléra, la peste d'Orient.

A la grande découverte de Lavoisier sur le phénomène de la respiration, Claude Bernard ajoute ses découvertes sur le système nerveus, sur les sucs de nos organes, révélations physiologiques comparables à celles des Harvey, des Aselli, des Rudbeck, des Pecquet. Même ces phénomènes du magnètisonae aoimal, que Mesmer avait devinés, mais qu'il avait décriés par un alliage fâcheux de charlatanisme à sa perspicacité) sont repris par un homme de science, Oharcot, et aboutissent à Tétude des phénomènes de la catalepsie et de Vkypnotisme, ou sommeil nerveux.

La chirurgie devient plus humaine en devenant plus savante ; avec des lotions d'eau froide, elle trouve moyen

d'éviter les amputations ; avec des inhalations de chloroforme, d*éther ou de protoxyde d'azote, elle atténue ou supprime la douleur des opérations; avec des dilutions d'acide phénique, de permanganèse de potasse, de sublimé corrosif, avec l'iode et l'iodoforme, elle prévient les suites les plus dangereuses des blessures et assainit les hôpitaux, qui,, pendant les grandes guerres de la République et de l'Empire, avaient été plus meurtriers que les champs de bataille. Elle assainit aussi les maternités^ où sévissaient des contagions analogues et tout aussi meurtrières.

Les inventions. — Il aurait suffi de trois ou quatre de ces inventions, dont le génie du siècle a été si prodigue, pour renouveler l'aspect matériel du monde.

Et pourtant le xix^ siècle doit beaucoup aux deux siècles précédents. La marmite de Papin renfermait en ses flancs, comme le vase d'airain trouvé par le pêcheur des Mille et une NuitSj un géant prodigieux : cette force énorme et illimitée qui a dompté les océans, supprimé les distances, mis au service de l'homme une armée de serviteurs aux membres de fer.' Le bateau à palettes de < Jouffroy la Pompe •» a été l'ancêtre des Léviathans, des Ch^eat-Easterriy des steamers de toute taille qui sillonnent en tous sens les mers, accomplissant en huit jours le voyage de Christophe Colomb et en quarante celui de Vasco de Gama. Le malencontreux chariot à vapeur de Cugnot a été le prototype de ces puissantes locomotives qui, chaque jour, remorquant des centaines de trains, parcourent les 50 000 kilomètres dont se compose le réseau des voies ferrées de France.

C'est que, dans l'intervalle, sont venus James Watt, les Stephenson, qui ont construit les premières machines à haute pression et les premières locomotives ; Dallery, qui a inventé l'hélice (1803) ; Marc Seguin, qui a inventé la chaudière tabulaire (1828); les Perdonnet, les Pereire, qui ont construit nos premiers railways (1823-1835).

Le télégraphe électrique, dont nous avons vu les rudiments avec Franklin, Marshall, Lesage, a dû d'abord céder le pas au télégraphe aérien, inventé par Chappe (1793). Puis Sœmmering (1811), Morse (1833), Wheatstone (1839) ont repris le problème : en 1845, sur le rapport d'Arago, les Chambres françaises autorisaient Foy et Bréguet à

établir la première ligne de notre réseau électrique, qui comprend aujourd'hui un développement de 128 000 kilomètres. On en est aux premières expériences sur la télégraphie sans fil. La découverte de la gutta-percha a permis de réunir les continents par les premiers câbles transmarins (1851) et les premiers câbles transatlantiques (1866). La télégraphie électrique elle-même a trouvé un auxiliaire dans les tubes pneumatiques, et un rival dans la téléphonie, car la France a déjà près de 20 000 kilomètres de réseau téléphonique.

Pour explorer les bas-fonds des mers, Siebe (1829), Cabirol (1857), Rouquayrol, Denayrouse ont perfectionné le scaphandre et avec le scaphandre on a pu réaliser la photographie sous-marine. Pour explorer les profondeurs . du ciel, Nadar, Dupuy de Lôme, les capitaines Renard et Krebs ont perfectionné les aérostats et démontré qu'ils peuvent devenir dirigeables. Nos premiers puits artésiens ont été creusés à Paris par Mulot (1833), dans les sables du Sahara par Charles Laurent et Jus (1856). Ferdinand de Lesseps a percé Tisthme de Suez (1869). D'autres ont percé le mont Cenis et le mont Saint-Gothard.

Philippe Lebon nous a donné (1799) Téclairage au gaz; Humphry Davy (1815), la lampe du mineur; Fresnel, la lumière éblouissante des phares à lentilles (1822); Edison, réclairage électrique ;Berthelotréclairageàracétylène.

Niepce et Daguerre ont pernlis aux plus pauvres citoyens d'avoir leurs portraits de famille (1829), et la photographie, issue de la daguerréotypie, a donné elle-même naissance à la photogravure^ à la photolithographie y à Vhéliochromiej à la photographie des couleurs, à Vhélioplastie et à la photaglyptie qui donnent des photographies en relief. Le cinématographe y inventé par Edison, Ducos de Hauron, les frères Lumière, nous donne, par la rapide succession d'images photographiques, l'illusion du mouvement et de la vie.

Les deux Bréguet ont renouvelé l'horlogerie française; Berthollet, Fourcroy, Thénard, Chevreul, l'art du teinturier. Les Schneider du Greuzot créent chez nous l'industrie métallurgique (1801); Jacquard, avec le métier qui porte son nom (1801), perfectionne le lissage de la soie;

R. Civil. T. II. 36

Richaixl-Lenoir (1806) inaugure k filature et ïe tissage dn coton; Philippe de Girard (1810), la Hl^ttire du lin; Dfdot de Samt-Léger, ki fabrication dm papier à la mécanique (1799); Achard (1799), la fabrication du sucre de bette- Faire. MaJIlet a trouvé le maittechort (1819); €hristophle la dorare et l'argenture; Thimonnier la machine à coudre (1840); Sainte-Claire Deville le bronze d'aluminiom (ISo^'S).

L'imprimerie a eu sa. première press^^ à TApeor avec iKoenig (1811); par la machine Marinom à eliehés cylindriques, elle a décuplé encore sa puissance (1867).

LVi^rlealtiire) rfad—trfe, le «omiaeree, le «redit. — L'agricnUore a été affraïkcbie par la Révolution des eharges ecclésiasiiopes et féodales qui pesaient sur elle. Elle -s'est enrichie, quand k nombre des petits fKPopriétaâres s'est augBMaté par la mise en rente des biens naticHiaux, par le partage des biens communaux, pour lequel Napolécm I*' et la République de 1848 o»t donné de nouvelles facilités. C'est ainsi que s'est constituée la démocratie rurale de France. Les macMntes agricoles, eli«irrues, batteuses^ Tanneuses, moissonneuses, faucheuses, ftoeuses, ont été perfectionnées d'abord par Mathieu de Dombasle et Grange. La chimie agricole, pour laMfueUe no«is devons tant à Boussiagault, Payen, Peldgot, KuMcnann, Paul Thénard, Milieu, Reiset, George Ville, a initié le lahottreor à l'analyse des terrains, lui a enseigné l'emf^kH de la chaux, des manies^ de la potasse, des phosphates, des guanos. L'écurie, l'étable, la bergerie, la porcherie, la basse-cour ont reçu des races supérieures d'animaux domestiques. De neuvefies cultures, prairies artificielles, betteraves, haublon, tabatc, emt été développées. L'agrieiil> ture, grâce à l'enseignement de l'Institat agvenomiqvey des écoles natùmales et des écoles prmtiques d'agriculture ^ grâce aux travaux de Schkezing, Ghauveau, Dehérain^ MûntE, Roux, Grandlean, est devenue une science dont les concours régionaux et les comices agricoles ont vulgarisé les résultats. Remy et Géhin (1840), pnis Goste (1852) ont fenâé la pisciculture.

L'industrie a été affranchie par la Révolution de la servitude des corporations, de la tyrannie des règlements, de l'incommodité des offices inutiles. Dès lors, la grande indus-

trie,⥫e ses puissamtes manu^ctures, ses vastes ateliers, ses hauts fûurn«au:f:, se^ légions de travailleurs et de coQ-tremaitres, ses cités ouv>rièi!es, a pu aaltre chez nousi. En 4798, grâce à François de N^ufchâteau, snous avons eu notre ^renoière axpositicixi nationale; en 1855, notre premdère ezpositioa iaternatioiialeY qm a été suivie, chez nous, de celles de 1867.^ de 1878, de 1889, de 1900, chacune d'elles eaichérissant sur la précédente par ses milliers d'exposants et ses miiUioBs de visiteurs.

Le commerce a dû aux lois de la Révolution k bi^ofaiit de Tunité des monnaies, poids et mesures : ôéà récents traités ont amené une partie dies nations de TËAirope à adopter le mêiike système que la Fraace. Depuis le. traité de ±78ê avec TAn^e terre, ^ rupture avec cette puissance avait fait revivre chez nous le système protectionniste à outrance et même prohibitioanisie : la Convention, punissait de mort cpuiconque im<portait des marchandises anglaises,, et Napoléon avait décrété le Blocus eontjxienlal. Les lois restrictives sur le commerce des céréales, les tarifs douaniers rigoureux, le pacte colonial, subsistèrent presque intacts sous les deux monarchies constitutiounelles. La campagne entreprise en £aveur du libre-échaiige par les économistes, héritiers des physioarates d'autrefois, par les J.-E. Say, les Bastiat,. les Rossi, les Michel Chevalier, secondée de l'autre côté du détroit par les efforts de Cobdeu et de V école de Manchester, amena enûu une révolution économique. En 1860, Napoléon III signa les célèbres trair té& de commerce avec l'Angleterre, qui furent suivis de traités analogues avec la plupart des nations civilisées. Le pacte social a été aboli ; FAIgérie s'est ouverte aux productions étrangères, et nos colonies furent autorisées à déterminer elles-mêmes leur régime douanier. Les barrières qui séparaient les peuples se sont abaissées, la condition de l'étranger en France s'est améliorée^ les passeports ont été à peu près pairtout supprimés. Des tarifs de protection ont été rétablis en France en 1892. Mais la France a conclu depuis lors^ avec la plnpart des nations qui font des affaires avec elle, des traités de commerce, leur accordant, sous condition de réciprocité, des réductions . de droits.

Le crédit public, que Law, en 1719, puis le Comptoir d'Escompte, en 1776, avaient essayé de fonder en France, fut compromis par Tàbus que la Convention fit des assignats et le Directoire des mandats territoriaux. Cependant la Convention avait fondé le Grand livre de la dette publique; Napoléon créa la Banque de France. Depuis lors, se sont multipliées les institutions de crédit, et les valeurs en papier, billets de banque, titres de rentes sur TÉtat et les villes, actions et obligations des compagnies industrielles, ont pris un développement colossal. En même temps, la découverte des mines de la Californie (1848), de TAustralie (1851), de l'Afrique australe, accroissait dans des proportions inouïes la circulation des métaux précieux : le monde civilisé possède 70 fois plus d'or et d'argent que n'en possédèrent l'antiquité et le moyen âge.

Caractères de la civilisation contemporaine. — Notre civilisation se distingue de plus en plus par ces caractères : progrès scientifique, progrès démocratique, progrès économique, progrès de la solidarité internationale, progrès des sentiments d'humanité. La science a été affranchie du joug des autorités qui, au moyen âge et même au xvii® siècle, avaient entravé ses progrès. Non seulement le peuple de France est arrivé à l'égalité et à la liberté politiques, mais le même progrès s'accomplit plus ou moins rapidement chez les autres nations civilisées. La solidarité internationale se manifeste par les traités de commerce; par les congrès et les conférences diplomatiques; par les grandes entreprises, poursuivies d'un commun effort avec des souscriptions recueillies en tous pays, comme le percement de l'isthme de Suez; par le développement des voies ferrées, des lignes de navigation, des lignes et câbles télégraphiques, triple réseau dont le monde entier est comme enveloppé. C'est surtout le progrès économique qui a nécessité cette amélioration dans lés relations internationales et qui l'a facilité. Les Français, et, avec eux, les autres peuples civilisés, s'inspirent de sentiments plus humains qu'aux âges précédents : Voltaire jn'a pas prêché inutilement le respect de la vie et de la dignité de l'homme. On a aboli la traite des noirs, l'esclavage aux colonies. Partout on se préoccupe de venir en aide aux membres

faibles pu infortunés de la société. Les lois en faveur des classes ouvrières se sont multipliées; loi de 1864 sur les grèves; loi de 1884 sur les syndicats ; loi de 1898 accordant des indemnités aux ouvriers victimes d* accidents dans l'exercice de leur profession; lois tendant à restreindre le travail des femmes et des enfants dans les manufactures* à réduire même la journée de travail des adultes : lois pour la protection des enfants en bas âge ; lois créant des caisses de retraites pour les travailleurs. Hôpitaux, hospices, salles d'asile, crèches, sociétés de secours mutuels, sociétés coopératives de consommation et de production, sociétés philanthropiques de tout ordre, se sont multipliés. Ainsi, avec le progrès matériel, avec le progrès intellectuel, marche du même pas le progrès moral.

Ouvrages ▲ consulter. — A. Rambaud, Hist. de la civilisation contemporaine en France. — Aulard, Hisf. politique de la Réoolution française. — Ch. Seignobos, Hist. poli-

tique de f Europe contemporaine. — Histoire générale^ publiée sous la direction de E. Lavisse et A. Rambaud, t. VIII à XII.

INDEX ALPHABÉTIQUE

ATOdéinleSt <— Franta&e, ff3, 899, 307, 313, 319, 329. 330, 338, 355, 366, 622; — ctos inaonptioDft, 285, 356 ; — des soienmfl, 88^ 291, 355, 456,475, 483, 488; — des soienees morales et politiques, 683 , ■— do peintare «t de seolptore, 285, 894, 396, 398, 407, 415; — d'architectore, 286; —de Rome, 285, 289, 399, 419, 480; — de Saint-Lue, fgS&, 407; — de médecine, 355, 499; — de chirurgie, 499; — de musique, 427, 430, 431, 433, 434, 436, 437, 438, 439 ; — d'équitstron, 573; — des maîtres dfarmM, 572; — étrangères , 441, 473 ; — de proyince, 115, 343; — de marine, 23&

AdmMstratioii, — i9^i, 114, 609-

Aèrostots, — 481, 633.

AflïaajBbissei&eiit, -^ des paysans, 82; 88, 594, 6Ô1 ; — dés esclaves noirs, 256, 258, 259,^636; — dan Jaifs, 113, 597.

AfrlqiM. — Colonie» françaises, 178, 249, 533; — voyaKes scieutifiqHeB, 448, 485, 492 ; — nie de France dans la littérature, 345, 354; — ouvrages 7 relatif, 33», 350, 456^ 402.

AgTlonltnre, — 502^16, 634; — institofions agrieoles, 515,: ^634; — outrage agricole, 514^ 634; — littésaiux!»afrricole, 514, 694 ; — chimie agricole, 492, 634. — Voyee mter-

84N% VlLLAQSS.

Aides, — 168, 168^ vtffes Cojitai- BUxiONS indirectes; — seigneuria- ' lès, 88;— féodales, 89.

Alehimto, - 454, 568.

AUraKi--4,84.

Amenéto kvnorabl», — 161, 150, 89S

Amendes, — 86, tlO, 121.

Amétime. — Colonies françaises, 249, 259, 533-534 ; — voyages scientiaques,33a, 476, 477, 488, 492; — empnmta à TAméricpia, 456, 462, 530, 550, voyez Tabac, Càri, Qmn- QuiHA^, POMMS Dc tkrrk; — décou- Tertes scientifiques ou industriellee en Jkmérique, 483^ 485. 486, 632, 63ai — ovifrages relatifs à TAmérique, 330, 340, m 360, 369; —indiendance des Etats-Unis, 178, 236, 575,

Amiral, — 69, 235, 238, 245, 2i&,

Amiraati (Trihnnauz d*),- 138, 141.

AmortisBtment, — 169.

kuàym AalbèBuUâvm, — 4d0.443i»

Andeni, Aotiapitté. — dfms les le«r très, 2977314; 326, 328, 332, 333, 339, 34U 342-343, 358, 364,377; — dans les arts» 380, 386, 398, 399", 406, 419, 424; — dans les sciences et arts manuels, 443, 452, 463, 466, 485^ 581 ; — aia XBC* siÀde, 687, 688^

Antblis, Anoblissemeiits^ -- 63, 6^ 70, Tft, 88, 156, 2S6, 282-283, 29^ 294, 3fô,'428, 466, 5£^.

Antimoine, — 462, 466.

Appel,— 70« 120, 132-134, 135, 140, 61 3.

Appel oomme<é'aibas, ->- 47, 617. .

ArahétleglB, ^ 339, 358, 386, 62a.

Arehitectes, Arohltectnre, — 286, 380>'a91, 628. .

AristoentS». -> Voyez Noblesse

AxtOBLIS.

Armée, — 2L, 32, 69. 81., 93-96, 138,

INDEX ALfflABÉTIOUE

Armes, — 204-206, 220-221, 517, 540-541, 543, 570-572, 621-622.

Annoiries, — 76, 80, 883, 338, 357, 3oo<

Arrière-ban, — 102.

Arrondissementf , — 503, 600, 611.

Artillerie, - 101-104, 807-208, 217, 221-224, 621; — de la marine, 234, 238-240, 844, 628.

Arts. — Voyex Arcbitcgtohk, Sculpture, Pkinture, Qrayurs, Musique, Art cuumaxre, etc.

Arts et métiers (Écoles dOt — 515, 624.

Asie. — Coloniei francises, 248-251, 533 ; — rapports politiques, 250-S51 ;

— voyages scientifiqaes, emprunts, 339. 477, 492. 501, 530, 558; — ouvrages relatifs à TAsie, 330, 359, 364, 369, 371, 628.

Asile (Droit d*), — 153-154, 181, 259.

Assemblées ^nationales, — 603-625.

— Voyez Etats généraux et Parlement o' Angleterre.

Assemblées provinciales, —591, 595- 599, 609. — Voyez Etats provinciaux.

Assemblées dn elergé, — 43-44, 107« 280; — Assemblée de 1682, 39.

Asslstanoe pnbUqna, — 49-51, 566,

Astrologie, - 888, 443,454, 465, 566,

Astronomie, Astronomes, — 882,

Anbalns, Aubaine (Droit d*), ^86, 99.

Avoués, Avocats, — 81, 128, 130, 140, 141, 144, 148-149, 320, 326-327, 352, 355, 686, 627.

Bagnes, ~ 151-152, 614.

BaUlis. BailUages, — 38, 120, 134- 135, 13S, 130, 141.

Bains, — 307, 416, 465« 468, 566.

Ban, BanaUtés, — 88, 00, 253.

Banques, — 81, 534; — royale, 535- < 537 ; — de France, 635.

Barbiers, — 0, 467-470, 409, 547-548, vovez Chirurgiens ; ~ de Séville,

Baromitre, — 449, 451, 471, 481.

Bas de soie et de coton, —517. 525.

BastUle, — 96, 113, 184, 197, 287.

Bateau à vapeur, — 291, 453, 488- 483, 585, 632.

Bénéflees eeolésiastiques, — 13, 43, 54-58, 269. 599.

Bibliothèques, — 338, 356; — da roi, 283 ;— nationale, 382, 389, 633.

Botanique, — 283, 455-457, 498, 405-

Bourgeois, Boorgeoisle, — 25, 66-

68, 78, 80-82, ^, 93, 116-119, 119- 125, 134, 136, 138, 156-157, 184- 186, 195-196, 813-214, 226-228, 245, 274, 417-tl8, 616-588, 545, 600^08.

Boussole, — 453, 483.

Budget, — 169, 594, 615.

Cabinet nelr, — loo, 183.

Café, — 858, 254, 512, 560.

Cafés, ~ 550, 570.

Caisses, — des gens de mer, 244; — du clergé, 45; — d'amortissement.

lOO-na; — d'escompte, 537; — d'épargne, 538; — de retraites pour les ouvriers, 636.

Canaux, — 586; — de Suez, 633,638.

Carême, — 11-18, 110.

Caricatures, — 507.

Cavalerie, Cavaliers, — 6, 60, 101- 102, 103, 105, 800-204, 206, 215-216, 818^10, 880-221, 220-230, 304, 573.

Cliambre des Comptes. — Voyea Cour des Comptes.

Chambres, — de réunion, 175 ; — mixtes dans les Parlements, 103 ; — du clergé, 45; ~ législatives, 603-607.

Chapeaux, Chapeliers. — 73, 865, 5», 584, 539-546, 563.

Chapitres, — de cathédrale, 35, 38, 56, 57, 401 ; — nobles, 58-53.

CbAteauz, — seigneuriaux, 17, 65, 70, 72, 73, 74, 8490, 90, 133; — mrtia*

INDEX ALPHABÉTIQUE

dques» 381-385, 389, 585 ; — roy&oz»

ClkAtelet de Parif, — 135-136, 151.

Oheval, — 7, 345, 398, 395 ; 501,505, 513-514, 573-574. ^ Voyes Cata-

LKRIC.

Chevalier, Chevalerie, — 64, 67,89;

— ordres de chevalerie, 48-49, 77 ;

— ordres royaux, 77, 196, 500.

Chloormes, — 838, 840.

Chirurgie, Chirurgien, ~ 9, 818,285- 286, 468-463, 467-470, 499-501, 598, 631-638. — Voyez Barbiers.

GlmeUères, — 109, 565, 578.

Utoyen, CiTleme, — 575, 608408.

GIvllisatien, — eoas Vanoien régime, 581-588; — contemporaine, 590- 636; — ouTrages sur les civilisations, 338-341, 357-364, 369, 688.

Clergé. — 3, 4, 7, 14, 1617, 31, 38, .15-62, 76-77, 79-81, 83^, 106, 109- 110, 134, 145, 154, 156-160, 853, 861-868, 868-869, 880, 891-298; — son rôle dans les lettres,386-331 , 335- 336, 337-341, 347, 353, 356^360, 376- 878, 599 ; — dans les sciences, 446- 451,458, 469, 481, 484-487, 495; — dans les arts, 387, 400-401 , 487, 430- 431, 437: — dans l'açfricuUare, 41, 515 ; — dans l'indastrie, 41 ; — dans le commerce, 43, 591 ; — sa Constitution civile, 615-617. — Voyez Concordat.

Qeohes, —486; — noblesse de doche, 66; — rachat des eloches, 807-808.

Godes, — avant Louis XTV, 143; — de Loois XIV, 143-145; — de Na-

I>oléon, 613-614 ; — depuis Napoéon, 614; — militaire, 832; — colonial ou Code noir, 114, 857-858.

Coiffeurs, Coiffeuses, Coifltire, —

Collèges, — universitaires, 864-878;

— autres, 864-866.

Collège de France, — 873, 463.

Colonies, — 848-859,375, 534 ; — guerres coloniales, 178 ; — troupes coloniales, 821 ; — colons des colonies étrangères, 581.

Comédie, —310,288, 888,897, 308, 306, 317-320, 50-353, 373, 428, 685-686 ; — cnmédie des chansons, 430; — Comédies de Saint-Evremond, 326.

Comédiens, — 110, 568-66%.

Comédiennes, — 98, 110, 410-413, 415416, 418, 545, 547, 568-564.

Commeroe, — sons Colbert et ses successeurs , 29, 587-532 ; — au xviu* siècle, 533-534 ; — souffre de la RévooaUon, 106, 519, 587; »

de nos jours, 634 ; — voyez Compa- ONiKS DK gommcrcc ; — ports de commerce, 837, 843, 846, 848, 855- 856; — conseil de commerce, 29, 587;

— traités de commerce, 587, 596, 635 ; — tribunaux de commerce, 138;

— impôts sur le commerce, 159-164 ;

— guerres commerciales, 178; — théories sur le commerce, 373-374.

Communes, — anoiennes, 3, 33-34, 66. 88, 119-185, 134, 163164, 593- 594; — de nos jours, 609-618.

Compagnies do oommeroo, <- 848- 849, 535-537.

Coneordats, — sous Tancien régime, 35 ; — sous Napoléon, 617.

ConsoU d'itat, — 88-31, 100-137, 143, 157, 585.

Conseil de oommoroe, — 29, 587.

Conseil (Grand), — 187, 136, 139, 141.

Conseils, — du Dvectoire, 604.

ConseUs souverains. >- Voyez Parlements et Colonies.

Conservatoire de musique,— 435, 623.

Consul (Premier), — 545, 604, 610, 613, 617; -— consulaire (Justice), 159-164.

Contes, — 381-388, 3i8, 353.

Contributions dlreotes, — 156-160, 166, 615.

Contributions Indlreotes, — 159-167,

Corporations, — 88, 400, 469, 470, 519- 524, 598-593. — Voyez Maîtrises, Jurandes.

Corvée, — royale, 168, 504, 590-591 ;

— seigneuriale, 88, 504.

Costnme, — 539-548, 569.

Cour (la), — 5-18. 34, 54. 55-56, 65, 76-77. 136-137, 169, 201-207, 818-819, 303, 306, 315, 319, 337. 343, 353, 540, 546, 558.

Cour des Comptes^ — 115, 187, 137, 139, 168, 615.

Cours des aides, — 115, 187, 130, 137, 141, 162.

IND£K ALf OABÉTIOCFB

Cours, ^ ^» ffianaf |eftri37; — imp^ riale» et royales d'appel, 135, 140, 613; ~ de cassatiotiv 141, 612l-^t3.

Goarse, Corsaires, ^ 188, 245-246,

VuaoM 4o obcf oox, — 67-3.

Cbntinnos, — 99» 115, l^-i«, 174, «95, 613.

éntnsièros» — S46.

Crédit, — S34, ^5.

MiUbi. — Voy. Vbbos.

Crltiqno, — littérafre, «98, 304-307, 313^14, 3M ;— historiiiae, 35§, 360 ; •^ HTtÎBtiijne, 410.

ClBist]io,Gidbiaire (Art), — SMr,589.

Coites,. — leur UbarU, 506^507, «5- 618; ^ du roi, 8.

Dansos, — 425-43S, 560-501, 56S.

Départements, ^ macitimas, 237; — administratifs, 609-610; — ministériels, t9-SS, t09.

Dépenses, - 5-6, 168^n0; 1^8-219, 594, 615.

Despotisme royal, 1-&, 25, 34, 91-

le, 172, 287-«95, 370-571, 599-600, 693; — d*la<3aii«BBtioii,6«4; — impérial, 604-6(», 606.

Ootte» du roi, — 4y 45, 169; — publique , 635 ; — des mnnicipalités, 121-124.

]^ails, — 548.

Dlme, — 47, 58-60, 81, 88, 504, 615.

Diplomatie, — 19, 180-184, ftl9, 636.

Domaine royal, — 3-5, 87-88, 137- 138, 166,173-174.

Donanes, — 163-167, 178, 254, 598-599.

Drame, — 311, 315, 319, 351, 625.

Draps, Drapiers, — fô, 41, 122, 160, 5Û, 517, 522, 523, 530, 541.

Droit. — Voyez Lois.

Droit des gens, — 171-189, 618-619.

Droits seignenrianx, — 53, 76, 82- 91, 141-142, 272, 504, 599-600, 601,

Duel, — judieiarfre, 576; — privé, 73, 78, 245, 570-572, 874.

litotasaga, - 563, 6».

Seoios^ — petites on prîmairet, 90- 51.260-263^274, 278, 280, 584, 622r 624; — de droit, 270, 272, 652-6»,

— d» médedue, 2PfO, 461-474, 490, 620-62»^, — d'«rchiteoture, 381 ; — de sculpture, 391-392; — de peinture, 399 et euiv.; — de dessin, 286, 422; — de gravure, 422; — de musique, 425, 435,623; — d'arU décoratifs, 286, 519, 525; — «TarU et métiers. 515, AM; — ■ulitairee, 2i(K 219, œ3 ; — de marine, 244;

— centrales, 682; — centrale, 68t;

— normale, 279, 622-623; — ft>resUSre, OBf; — polytechnique, 622-6»; - dee Cb»iùM, fi24; — des mines, 273; ~ des ponU et chaussées, ^73; — dés langtiete orfentttlee^ 2r73, €22; — rétérina»tes, 2r73; — divecses, 624.

BeoDinnie polftiqiio, —144, 254, 373-

leroooUes, — 11.

Mijtg, —4, 78, 1«1-125. 129 132, UO-

Eflit U Vantes, — i03; — voyea R4vocâsmi.

Edneafloa (Théories d^, — 260-280.

Uiso, ▼OfBX CLBBfii; — Eglises, 577;—- ToyeE ABCHiTEcraaE.

SleetionS, ^ de souverains ou de papes, 181-182, — ecclésiastiques et monastiques, 35, 44, 53, 616; — municipales, 120-125; —aux EUts ■provinoÉBOK, 117 ; — «tx Assem^ Hée» piovinciaies, 5^; — aux conseils généraux , d'aerendiaaements , municipaux, 609-612 ; — universitaires, 271, 462; — jndit ciaires, 141, 612-613; — d'officiers miliUires, 619-620.

Bleotions, ^ division adminiatcative, 33-34, 114.115, 157..

Elootoral (Droit), — 602, 607-609.

Beotdoité, — 292, 453-454, 471, 483.

EloonfAOe, - 326.330, 355^56, 626-

Emperear^ — des Français, 386, 420, 432, 605-624; — d'Allemagne, 175- 178, 229-230, 636.

BmpoimnMBioats, — 71, T3, 156i 161, 566, 574.

Bneyclopédie (L'),— 375-377,423,514, 526, 5h, 588.

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