‹ Histoire de la civilisation françaiseChapitre 26 sur 135 · Ce mot vient de l'anglais budget^ qw vont dire bourse · texte numérisé non relu

Ce mot vient de l'anglais budget^ qw vont dire bourse

8. En 1789, les recettes étaient de 560 millions, sur lesquels il n'entrait au trésor ^ue 475 millions ; les dépenses, de 532 millions. Déficit annuel : cinquanle^ept gttUtoru.

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somme -déterminée, et, pendant six années seulement d'existence, cette caisse éteignit, par rachats annuels, 76 millions de dette publique. Terraj s*empara des fonds qui lui étaient destinés et supprima l'amortissement.

Résiuné t Pourquoi Faneieune royanlé n'eut Jamais de fiaaueos. — C'est parce qu'elle n'osa jamais établir ïégalité devant l'impôt et qu'elle ne consentit jamais à limiter Varbitraire royal dans la dépense. Il arriva un moment où les finances se trouvèrent dans un tel désarroi qu'il fallut en appeler à la nation : c'est le déficit, d'une part, la dette, de l'autre, qui furent les introducteurs de la Révolution. On vit alors qu'une réforme financière ne pouvait s'accomplir que par une réforme sociale et politique : on supprima du même coup les privilèges des ordres et le pouvoir absolu du souverain. La révolution, commencée par nos rois, dans les temps les plus anciens de la monarchie, et qu'ensuite, au plus fort de leur puissance, ils ne voulurent ou n'osèrent achever, s'accomplit sans eux et contre eux. Alors, ce que n'avaient pu établir ni Philippe le Bel^malgré sa fausse monnaie et ses violences, ni Charles Vil, malgré la taille perpétuelle, ni Louis XI, malgré son esprit d'ordre et son économie bourgeoise, ni Henri IV, avec le zèle ingénieux de Sully, ni Louis XIV, avec le génie de Colbert, ni Louis XV, avec les promesses décevantes de Law, les expédients de Pâris-Duvemey, l'honnêteté de Machault, l'absence de scrupule de Terray, ni Louis XVI, avec les réformes de Turgot et l'habileté de Necker, la France l'eut enfin : un budget, un crédit, des finances.

OnvRAOKS A CONSULTER. — Ghérael, Taine, Tocqueville, Babeaa, Ghérest, ouvrages cités. — Ghéruel, Mémoires de FouqueL — P. Clément, Biat. de Colbert. — Thiers, Hist. de Law,

Forbonnais, Beeherchet et etnuirdér. 8ur les finances de France^ 1578.

— Necker, Administnrtion des finances. — Vuitry, Etudes sur le régime financier de la France avant la Révolution. — Noël, Etudes hist. sur l'organisation financière de la France.

— Clamageran, ffist. de Vimpôt en

France, — Bm. Tixier, De l'assiette de l'impôt français depuis les Ro»

mains jusqu'à nos jours. — De Nervo, Les finances françaises sous Fancienne mcmarchie, la République, le Consulat et TEmpire. — A. Vûhrer, Hiet. de la dette publique en France. — Stoarm, Les finances de l'ancien régime et de la Révolution. — A. Rousset, Bist. des impôts indirects en France. — Fournier de Flaix, La réforme de Vimpôt. — Belloc, Les postes fnuu çaises.

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