‹ Histoire de la civilisation hellénique [microform]Chapitre 172 sur 179 · PROGRÈS ET INFLUENCE DE L'HELLÉNISME · texte numérisé non relu

PROGRÈS ET INFLUENCE DE L'HELLÉNISME

230 135 tonneaux et montés par 28,000 marins. La population a plus que doublé. Nul au sortir de la guerre, le commerce d'importation et d'exportation s'élevait, en 1862 à 81 ,433,392 francs; dix ans après, en 1872,1e mouvement commercial atteignait le chiffre de 195,310,249

francs

Je ne m'arrêterai pas sur les progrès accomplis dans

l'enseignement à tous les degrés. L'étranger qui arrive à Athènes est surpris de la grandeur et de la beauté des édifices consacrés à l'instruction publique, l'Université, l'Académie, l'Observatoire, le Musée, le Zappion, l Arsakion, l'Orphelinat des garçons et l'Orphelinat des filles. Il va sans dire que les Hellènes replacés sous le joug ottoman ont marché plus lentement que les autres dans la voie de la renaissance. Ce n'est pas qu'ils n'aient travaillé avec la même ardeur que les Grecs libres ; mais l'arbitraire et l'oppression exercés par le gouvernement turc n'ont pas permis à l'agriculture de donner les mêmes fruits que dans les contrées, relativement moins fertiles, de la Grèce indépendante. Toutefois dans les villes et sur les côtes placées sous la surveillance directe des représentants des puissances européennes, l'hellénisme a pu développer en partie ses qualités originelles. Tout le commerce extérieur, tout le mouvement maritime sont venus de nouveau entre les mains des Grecs Les grandes villes offrent à cet égard un spectacle interes- Lt. Smyrne est devenue une ville hellénique au point qu'elle compte 80,000 Hellènes sur 100,000 habitants. On en compte 300,000 à Constantinople. Leur nombre

nELLÉNlSME MODERNE.

relatif est ici inférieur à ce qu'il est à Smyrne ; mais on p.ut dire qu'ils l'emportent par leur activité, leur m teUigence et leur habileté sur toutes les autres races qux

.ra^l m 0 Impiété de cette société hellénique. Les P tiotes ont disparu ; mais ils ont é. rempUces^^ de grandes maisons de banque que les besoms financi rs de la Porte ont rendues puissantes et qm exercent, bien tue sous une autre forme, une inQuence considérable

sur les affaires de l'empire. vhpUénisme en

Pp. au'il faut le plus remarquer dans 1 hellénisme en Turquie c sont les établissements d'instruction publique q '1 a fondés dans ces cinquante dernières année . rindrinople, à Philippopolis et dans beaucoup d autetvil es plu petites de la Thrace, à Thessalonique a s" ri StrouLit.a, à Castoria, à Vitolia e dans pi - :::;'autres villes delaMacedoine,dans tou. a Thés

-"- VÉpire et l'Ulyne ^f^^T^c..

Utés de l'Asie Mineure, de nombreuses écoles mu uelles

lea. e» Europe : eU. pr.d.U ^ 'f '*"" ^!*" 'J unifie, e. à e..»plé..r Vœuvrc Je lear. prédécesseur..

On connaît les belles et nombreuses écoles de Cons- L::;:, ^ ce .,/%o. q^ a attiré depuis longtemps rattention de toute l'Europe savante.

L'hellénisme ne s'est pas borné à agir ainsi dans s pays de ses ancêtres. D'après ses antiques habitudes il a

Eu ope occidentale, en Egypte, aux 1"^- en Au^^^^^^^^^^^ Par leur activité, leur économie et leur habileté, elle ont acquis des trésors qui leur ont souvent permis de lien aide à la mère patrie; elles sont encore pre^s

à se soumettre à de nouveaux sacrifices pour la restauration complète de l'hellénisme. Maintenant comme dis, et peut-être aujourd'hui plus qu'à d'autres époque ^de sa longue existence politique, la nation grecque tie le premier rang parmi les peuples qui habit nt de la Thrace à la Laconie et des monts Ch.mara a 1 Asie Mi-

"c'endant, au moment où nous écrivons les dernières lignes de cet ouvrage, l'hellénisme traverse une crise ffficile La Russie ne revendique que les droits des S^^^ves • l'Europe occidentale poursuit toujours l'ombre de Vin egrité de l'empire ottoman. Déjà, dans les con er nces qui ont été tenues à Constantinople yers la in de 1876, il a été question de concéder l'autonomie des po inces septentrionales, en laissant intactes les mi- L es des pays helléniques. Depuis que la guerre a ce on ne parle que d'un compromis basé sur ce prine ^Mais si l'on croit à la régénération de l'Islam, pourquoi lui enlèverait-on les Slaves? Et si cette régénéra-

^gg HELLÉNISME MODERNE.

tion est une chimère, pourquoi lui sacrifier les Grecs ? 11 semble que l'Europe occidentale soit fatalement portée à agir en orient, aujourd'hui comme autrefois, au rebours du bon sens et de ses véritables intérêts. 11 y a six cents ans, elle s'obstina à détruire un Etat puissant, pour le remplacer par un empire latin ; elle ne fit que préparer les déboires que devait lui susciter la domination musulmane. Maintenant elle s'acharne a conserver un empire mahométan qui s'en va en lam-. beaux, et, par une singulière contradiction, elle prend sous son patronage les Slaves et veut ajouter aux souffrances de la race grecque. Quand elle aura réalise cette politique de compromis, elle aura par le fait travaillé au triomphe final du panslavisme.

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