PRÉFACE
On a beaucoup écrit sur l'histoire du peuple grec; en Angleterre, en Allemagne et en France, on publie tous les jours des travaux plus ou moins remarquables sur ce grand sujet. J'expliquerai en quelques mots les motifs qui ont décidé Tauteur à tenter celte nouvelle
publication.
L'unité de la civilisation hellénique a été tantôt niée, tantôt fermement affirmée. Les uns ont prétendu qu'elle vint expirer à la bataille de Chéronée ; d'autres lui ont accordé deux siècles de plus ; ils en ont prolongé l'existence jusqu'à la conquête romaine. Quant à ceux, en petit nombre, qui ont admis que la race grecque n'a jamais cessé de marquer dans l'histoire, ils n'ont pas suffisamment signalé les affinités qui rattachaient ses nombreuses évolutions à son caractère primitif. Tronquée ou défigurée, on dirait que l'histoire de la Grèce subit la destinée de ces monuments qui en couvrent le sol et dont la main des hommes, bien plus que le temps, n'a pas respecté l'incomparable harmonie.
Si le caractère général de la civilisation hellénique