‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 150 sur 182 · SÉMINAIRE DE QUÉBEC UNI · texte numérisé non relu

SÉMINAIRE DE QUÉBEC UNI

pour cette union, le 19 mai 1675^ il en exprime les motifs en ces fermes : « Considérant que le Séminaire de Paris nous a fourni bon nombre d^Ecclésiaftiques pour former celai de Québec & le remplir de personnes capa* bles, les unes pour le gouverner, les autres pour être employées, par nos ordres, dans les Missions : nous « avons eftimé ne pouvoir plus solidement procurer la conservation du Séminaire de Québec dans le même «' esprit, 81: celle des iMissions, qu'en l'annexant au Sémi- « naire de Paris. » En conséquence, il l'unit à ce dernier, avec tous les bâtiments, terres & biens quelconques, dont, à l'avenir, il ne pourra rien être vendu, aliéné, ni même engagé, sans le consentement des directeurs du Séminaire de Paris, qui, en outre, nommeront le supérieur du Séminaire de Québec, pour le régir & le gouverner scion leurs conftitutions : à la charge pour le supérieur ainsi nommé, de prendre la bénédiction ^s: la confirmation de TKvèque (1). Au mois d avril iô63, le Roi avait déjà approuvé rércétion du Séminaire de Québec; il confirma encore cette union, Tannée 1676, Si ses lettres sont un nou\eau témoignage de sa religion sincère, & du désir qu'il avait toujours eu de contribuer, de tout son pouvoir, à la propagation de rÉvangile, en Canada (2). Enfin, M. de Laval, qui voulait procurer pour dotation à son Séminaire des terres produAives situées dans un climat moins sévère que ne l'était celui de Québec, échangea, étant encore i\ Paris, l île d Orléans pour l ile Jésus, que M. Berthelot lui céda, le 24 avril 1675, 8; dont ce prélat fit donation au Séminaire, en s en réservant à lui même l'usufruit (*) (3).

«.ÈRES, ET Ltfl BOinS

l'ilb JÉKM,

(1) Éditu, ordonnaiicet Toymttt pi. 8i .

(s)»tf.,p.S4,85.

(3) Piùccs & docu»

nMtiti nir la tenure

seigneuriale, p. 447, Rcgidrc des insinua»

tions au Conseil aou« verain, fol. i55.

(4) Rcgidrc des in* sinuations, ifioB A 1083, A, n* i,fol, (i5,

(•) M. François Berthelot, commiuure général de l'artillerie de France, étant devenu, pnr. < t hnnge, propriétaire de Pile d'Orléans, le

roi érigea ce fie t en comte appeie de Saint- Laurent (4;, C était le nom ,

que déjà on donnait quelquefois à cette ile(5),àcause de celui du fleuve venol au milieu duquel elle cfl située, Jacques Cartier l'avait appelée d'abord (r Retation<leiC3«, ile de BacchuSy à cause de la grande quantité de vign%s sauvages qu'il 7y trouva; puis il lui donna le nom d*l/e d'Ortéans, le seul qui ait éié adopté par Vnsttgfi & sous lequel elle soit connue aujourd'hui.

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