‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 149 sur 182 · L : r \ [ N i, 1 b r f:^ • THaVKS a aOMS PAR · texte numérisé non relu

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L ÉVÉCHÉ DË QUÉBEC ÉTABLI. 1674. 435

en dotant avantageusement le futur Évêque de Québec, le Roi avait déjà donné à M. de Laval l'abbaye de Maubec, ^^J^^^i^^Jl^lS^ comme il a été dit (i), 8: en 1672 il lui donna encore celle gère*. Rome, taa» d'Eftrée, pour être unies l'une ^ Tautrc à son Sié^c, indé- i-xviii, a» pi4c«. pendamment de six mule livres dont il le gratifiait tous les pêches concernant les ans f-ï). Mais cette nouvelle marque de la munincence du '"^«^ '<^7'. foi- 62.

, J» . . Lettre A M. Talon,

Hoi devint 1 occasion d autres entraves. ^ juin ,6-,.

L'abbaye d'Eilrée, en Normandie, dont la manse devait être unie au nouveau Siége> était de TOrdre de Cheaux; le procureur général de cet Ordre près la Cour de » Rome, apprenant cette union projetée, y mit opposition & présenta même un Mémoire contre M. de Laval. D se plaignit de ce que ce Prélat, sans avoir des Bulles pour cette abbaye, 8c même, A ce qu'il disait, sans les avoir demandées encore, y eût fait abattre des bâtiments, & se fût porté à beaucoup d'autres adc.-. semblables. Ces plaintes furent même communiquées au Nonce de France, avec charge de les porter au Roi. « Par cet incident, écrivait le K 16 mars 1674 le duc d*E(krée à M. de Pompone, le pro- « cureur de Cîteaux, quoique sans dessein, a traversé « Texpédition de Tafiaire de Québec, qui demeure sus- <> pendue, parce que la Cour de Rome eft émue contre « M. de Laval, dont elle r^arde ces nouveaux aâes • comme de pures entreprises sur l'autorité du Pape. Je « m'imagine pourtant que cet Evêque , en vertu de son 0 brevet du Hoi, aura pu être bien fondé à les faire selon « nos maximes qui sont dÏN crses en cela de celles de ce « pays (3^. » Dès qu il en fut informé, Louis XIV trouva (i) Ardi. du mini», mauvais que le procureur de Cîteaux mît ainsi opposition »ère''e»afraircsLtranaux BuUes, & fit écrire au duc d'Eflrée & au cardinal d'Eft t. uxvui, 16 »«• d'employer tout leur crédit pour les obtenir, & de parler '^74* fortement au procureur (4). Le duc s'acquitta avec succès (4) '^'«^ > 230. de cette double commission. « Je presse autant que je ^J^' ^ « peux, écrivait-il, l'expédition des Bulles de Québec que 8 le zèle indiscret du procureur de Cîteaux avait traver- « sée; je l'ai réduit, partie par raison & partie par menace.

(0 Archives du mi- « à nc pas s'y opiiiiàtrer ( I ) . » On promit cnctfiHauduc ni»Aère des «Sûre* d'expédier les Bullcs, sans égard aux plaintes du procureur

LxviH, iR;urii 167^. dont ilavait fait voir Ic fcu dc fondement, &aui,si a écrire sur (»j i*;t/., Rome, ccttcrésolution au Noiice près laCour de France(2;.Toutc-

t. LXIX, !• piccc, iqJjj maigpti it-s désira ardents fk généreux de Louis XI a nui 1074. ' o n

malgré le zùlc de ses agents, la conclusion de cette aliaire

éprouva encore de nouveaux retards, & ne lut terminée q^ue le i** octobre 1 674, où la Bulle définitive ftjt enfin expédiée.

tE siÉor ifpisrnrxi. de P^r cct acle si longtemps attendu. Clément X établit à (ivém.c. EST u-NFiN Québec un évéché qu il donna à M. de Laval, Évcquedc {^3)°Arch. de la ma- Pétréc; il supprima la paroisse de cette ville, l'érigea en rine. Canada, t, II, de cglisc cailicdiaic, & douna le i>oin des âmes de ce lieu au i'Si.Ll'Ut Chapitre qu'il infthua (3). Enfin, le »3 avril ,675, M. de oo. 1674. — vîta Laval prêta serment de fidélité au Roi en qualité de pre« FranciscideHariay, j^^j. Ey^que de Québec (4), immédiatement soumis au ~ATdi.du Séminaire Saint-Siège. Pourtant on n'avait pas renoncé à Tespérance de \ inemnric. Lettre d'obteulr une BuUc qui dispensât du voyage de Rome i'>97, qui confinne ^^^^ auraient a appeler des sentences de 1 hvequc vctii: «frcaion. diocésain; M. Je I.aval était disposé à dépendre de (4) Édii», onion- [^(^^icn OU de telle autre métropole de France que le Roi

nancci royaux. Que- » \ ^

bec, i«54, p. 79, 80. aurait pour agréable. « Comme je savais, écrivait en 1677 V M. Dudouyt à M. de Laval, qu'on était résolu de le « faire relever de Paris, je le demandai moi-même à • M. Colbert, afin que dans la conduite ecclésiafitque on « se conformât à la coutume & à Tusage de Paris, comme « on le fait dans la condwte civile. M. (Poitevin, curé) de « Saint'Josse en a parlé à Mgr de Paris, & cela donnera « lieu à TArchevêque de ce Siège de protéger TÉglise du (3, Arcii. dusc.ni Canada (5). <♦ Cependant nous ne voyons pas que ce naire (le Qji^bec. Ut- projet ait cu aucunc suitc, quoiquc, dans plusieurs cir- Sûdc uiJj^ca?! * ^-'onltances, T Archevêque de Paris ait été pris pour arbitre sur des affaires ecclésialliques concernant le Canada, comme nous le dirons dans lu suite de cette Hilloire.

xxt. *V1. de Laval profita de son séjour à Paris, pour unir

«. DE r UM , NiT SON au Séminaire des Missions étrangères celui qu'il avait «ii.if.AiRE A uxti autrefois établi à Québec. Dans les lettres qu'il donna

M( MittioNs Arum. ^ ^

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