CHAPITRE IV
M. OB FaOMTBMACi PBMUAfiÊ PAR LA SALUE QUB Mi DE FftNELON AVAIT BLÂMÉ BM CHAIRE LES CORVÉES IMPOSÉES POUR KATAIIAEOtlIi
s^bpforCe db Le poursuivre devant le gomsbiL et, contre les lois ob l*état| AlOLESTE. encore: lf séminaire DE VILLEMARIB
ET M. DE BERMiÈRE.
Noua avons rapporté que, dans la querelle survenue «. DBFimLON entre M. de Frontenac 8c le Gouverneur de Mfniti cal. le " ►-«n p« ». »»■
Séminaire de Villemarie crut devoir demeurer neuUe;
M. de Fén6ldncet>endant n'imita pas en cela m confrères. 11 eut le tort d'épouser le parti de M. Pterrot, du moins de ne pas dissimuler ses sentiments pour ce dernier, lorsque
lâpnidetice aurait dû lui faire garder cette sage réserve^ surtout à Villemarie. Depuis que M. de La Nauguère occupait la plaCô de Commandant tit M. de Boisvinet celle de juge, on peut dire que M. de Frorttcnac régnait souvcfainemem par eux dans cëtte ville, où il avait d'ailleurs des flatteurs dévoués , qui , pour lui faire la cour, épiaient la conduite de tous ceux qu ils soupçonnaient lui être contraires. Celui à regard duquel M. de Fdnelon aurait dû principalement s'observer ^ était' sans contredit M. La Salle, qui avait déclaré ouvertement qu'on eût à M! méfier de hii, parce qu'étant à M. de Frontenac, il ne manque^ roit pas de l'informer de tout ce qui pourrait intéresser sa personne (i). Ce fut lui, en effet, qui acheva dHrriter Tes- (1) Archim éi u prit du Gouverneur contre M. de Fcnclort, 8t suscita la manne, 16 mai id74,
t ,^ , ' Décluatioii de M.
tempête violente qui obligea ce dernier a quitter le Semi- Reniy.
naire & môme le Canada^ comme nous allons le raconter.
49*^ f PARTIE. LOUIS XiV.
Cette ati'airc eut un grand retentissement dans la colonie & à la Cour, 8^ les récits inexads qu'on en a donnés nous mettent dans la nécessité d'en exposer ici toutes les circonflances.
ti.
M. OK FimLOIT COH>
Vn^T SON SEUMON DE
Selon l'usage du Séminaire de Villemarie, M. Dollîer, pvftiE», SAM Ut des le commencement de i année, avait assigne à ses con- Moirnra a cncoN» fréres les jours où chacun d'eux aurait à prêcher dans la chapelle de THôtel-Dieu, qui tenait lieu encore alors d'église paroissiale; & M. de Fénelon fut désigné pour le jour de Pâques suivant. Comme il désirait de soigner particulièrement ce sermon à cause de la solennité ^ il s'en occupa de bonne heure; &, avant de partir pour Québec avec \T. Perrot, comme nous l'avons raconté, il en avait (0 Archive» de la choisi le texte ^s. lormé la division 'f . II composa Tcxorde
inarme, 1 5 mai 1674. ^^^^ y^y^gç môme, enfm le corps du discours dans Dc'claratton de M. . ■ '
Perrot, curé. son séjour à Qucbec. Les impressions de mécontentement
amer que lui causèrent alors les procédés de M. de Fron^ tenac, firent sans doute naître dans son esprit la pensée de plusieurs des détails pratiques qu'il exposa dans sa (2) mj^ ï mil seconde partie (a), dont nous parlerons bientôt;. & elles
M?ieqîïu bÎt,*'* •'affedèrent si vivement, qu'elles ne lui laissèrent pas assez de liberté d'esprit pour juger que ces détails pourraient être pris par quelques-uns en mauvaise part, ni même pour douter si, avant de prêcher son sermon, il n'était pas de la prudence de le communiquer à quelqu'un de ses confrères. Il ci\ certain que s'il eût pris ce dernier parti, on lui aurait conseillé, eu égard aux circonftances, de ^ supprimer ces détails, à cause des préventions bien con-
{i) Ibid., Déclara- , , . . ^ ^ a i-
tion de M. Cavciier, ^ues de quelques-uns {S j, qui devaient se trouver a 1 office 16 mai 1674. dans cette solennité.
ftiTOioM ET DÉTAiu w Le jour de Pâques étant donc venu , il y eut, selon vimtoK. ** " l'usage, une grande affluence à la Messe solennelle, & parmi les assiftants, au nombre de près de six cents, se trouvaient M. La Salle K: le sieur -Tean-Baptilîc Montgaudon de Bellefontaine, brigadier des gardes de M. de
Déclaration de Jcan- B«ptilic Migcon de