‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 86 sur 182 · I.IBEEIK t): r.iMMhR- CK A TOUS LES i-O · texte numérisé non relu

I.IBEEIK t): r.iMMhR- CK A TOUS LES i-O

Miùs, malgré les grande sacrifices que le Roi s'était imposés pour faciliter à la Compagnie des Indes occidentales le commerce qu*il avait tant à cœur d'établir, ses désirs furent rendus inefficaces par le mauvais vouloir ou par rimpuissance des intéressés. Du moins, le Conseil souverain reprocha bientôt à la Compagnie divers abus, entre autres de n'avoir pas toujours dans ses magasins les denrées nécessaires aux colons, qui se reposaient sur elle pour les faire venir de France, on de les leur vendre à des prix trop élevés; pareillement, de refuser le pa^sage sur ses vaisseaux à ceux qui voulaient aller s'établir à la Nouvelle-France, ou de se charger simplement du transport de leurs elfets. Ainsi, eu i()ô8, le sieur Je Villieu, lieutenant au régiment de Berthier, après avoir vendu tous ses biens pour passer en Canada avec sa famille, n'avait pu obtenir le transport de ses effets, ce qui Pavait obligé à prolonger son séjour en France; & un chirui^ien de Villemarie, éprouvant les mêmes difficultés, avait pris sa route vers les lies Françaises. Pour tous ces motifs & pour d'autres encore, le Roi, à qui d'ailleurs la Compagnie, qui craignait de s'engager dans de nouvelles dépenses, offrait sa démission, (mit par la supprimer en 1674, dix ans après son établissement. Et ici encore, ce prince fit bien paraître, par Tade même de cette suppression, le grand désir qu'il avait de voir fleurir le commerce dans les colonies, puisqu'il remboursa la Conipagnic tant de son capital, qui se montait à la somme de plus de douze cent mille Ûvres, que des avances qu'elle avait faites, qui s'élevaient à plus de trois millions ëc demi. Par son édit du mois de décembre de cette année, il déclara donc que, pour faire connaître en quelle considération il avait ceux

BRANCHES D^lMDUSTRlE EN CANADA. 1667. 24I

qui s"cnf;aij;eaicnt dans des entreprises de commerce, 8c

pour contribuer à l'avantage de ses peuples, li doniiaii, , ,

, ■ t ft M JÈ (1) LditSjOrdonnan-

dèS'Ce moment, à tous ses sujets la liberté de commercer ce» royaux; Québec,

dans les pays de TAmérique, chacun pour son compte, en «854. Edit du mou prenant seulement les passe-ports ordinaires (*) (i). p!74**& «uiv?

Avec le commerce, le Roi avait singulièrement à branches oiyDisTRu cœur de faire fleurir l'induftrie en Canada. En y envoyant « î^'Ll',^^ M. Talon, il Tavait chargé particulièrement d'y donner wniMiamm. commencement aux diverses branches les plus nécessaires, & n'avait rien épargné de ce qui pouvait lui en fournir les moyens. « Pour ce qui eft des affaires tempou relies, écrivait la Mère de Vlncarnation, le Roi fait ici « de grandes dépenses. 11 a envoyé des chevaux, des « moutons & des chèvres, afin de pourvoir le pays de t troupeaux & d^animaux domeftiques. M. Talon fait « exaâement garder les ordres du Roi : il a commandé « qu'on fasse des chanvres, des toiles & des serges; cela a « commencé & grossira peu à peu. L*on presse tant qu'on « peut les femmes & les filles d'apprendre à filer; on « veut que nous rapprenions à nos séminarifles, tant i Françaises que sauvages, & Ton nous offire de la matière

(*} La Compagnie des Indes occidentales ayant ainsi été supprimée, le Roi ré'init ;\ son domnine toutes les terres qu'il lui avait données & se chari^ca de puurvoiPj ainsi qu'elle s'y était obligée ellemême, à la subsidance des Curés & autres Ecdésiaftlques, à l'entretien & à la reparution des églises, des ornement»- aux autres dépense* nécessaires pour le service divin, & à procurer enfin, pour la con^ duite des cures, des personnes capables. 11 dédara, en outre, que les Gouverneurs généraux & particuliers &. leurs lieutenants seraient pourvusde plein droit par lui, &. lui prêteraient serment de tidélité, ainsi que le fiiisaient ceux des provinces du royaume; que la juftice serait rendue en son nom, & les officiera seraient pourvus par lui; sans que pour cela il fût rien innové, quant au présent, dans ^

les tribunaux qui rendaient la juftice, sinon que le siège de U pré- Edite, trdoa

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