‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 87 sur 182 · TOME ni · texte numérisé non relu

TOME ni

m* PARTIE. LOUIS XIV.

(1) Lcttrcsdc Marie o pouF ccla (i). » Lcs PP. Jésuites, tcTTioins dc ccttc adit^^^lr!^!' T'^:»'^" s'efforçait d'exciter dans le pays pour p. 049' Lettre 76», rindulkie, écrivaient dans leur relation de Tannée 1667 : 18 oft. i«î7, p. 6«t. , jij^ Talon a fah commencer la culture des chanvres, qui

« vont se multiplier de manière que tout le pays s'en « rem[^ra, & pourra non-seulement s'en servir pour lui- « même, mais encore en donner beaucoup à la France; « pour ce qui eft du Hn, on peut juger, par rexpérience « qu'on en a faite depuis un an, qu'il produit très-bien & « se nourrit fort beau. 1! n'eft pas jusqu'aux brebis de « France qui ne portent ordinairement deux agneaux, « lorsqu'elles ont pris une première année la nourriture

(2) R«lttioa(t«tCi67. „ p^yg ^3). » L'année suivante, ces Religieux ajou-

^* ' talent : « Et parce qu'un pays ne peut pas se former

« entièrement sans l assillance des manufadures, nous « voyons déjà celle des souliers & des chapeaux com- « mencées, celles des toiles 8l des cuirs projetées; & « on attend que la multiplication qui se fait des mou-

0 tons produise sullîsamment des laines pour intro- « duire celle des draps» Ccft ce que nous espérons

1 dans peu, puisque les bestiaux se peuplent ici abon-

(3) RciaiJondeiC(i8, « damment (3). »

Outre la confccVioii des souliers celle des chapeaux que M. 1 alon introduisit à Québec, la Mère de l'Incarnation ajoute : « Il a fait faire dans cette ville une « halle & une tannerie, à cause du nombre prodigieux de « bêtes qu'il y a dans ce pays. Ces nianulacturcs n'étaient « point en usage par le passé en Canada ; mais si elles

(4) Lettres de Marie « réussissent, elles diminueront beaucoup les grandes de rincan Rii >n, ].t- „ dépcuses qu'il faut faire pour se procurer tout de

irc 84', 27 août iO>o, /\ »*<t'i j 1 f»^

p. 649. * France (4). 0 M. Talon encouragea de plus le sieur

(f>)'(:on>cii souvc- Follin à faire du savon & de la potasse, & lui accorda

"'(<î)L«tiwdeMÎirîe P***^^ temps le privilège exclusif de cette sorte de fa» de rincarnation, Ict- brication (5). Enfin il lit faire ù grands frais une trèsirc83*, ociohreHiiw, ample brasserie (6 t, en exécution des inllruclions de Colp. 645. Lenn ÏM», . J , ' j 1 u • * 1

p. 649. bert, qui, par le moyen de la biere, aurait voulu sup-

BRANCHES d' INDUSTRIE EN CANADA. 1667. 243

pléer en partie au vin èt aux autres liqueur» fortes (*).

Ce minillre gémissait sur les désordres occasionnés éTvm ism^fnt nvur. par la grande quantité de vin 8c d'caii-dc-vie apportée «venix; en Canada, qui détournait les colons du travail, ruinait leur santé, & les appauvrissait en faisant passer dans les mains de marchands étrangers les effets h les deniers de plusieurs particuliers, qui manquaient ensuite des choses les plus indispensables à la vie. Le Conseil souverain, informé des vues â sages de Golbert, pria M. Talon, le 5 mars 1668^ de mettre à exécution un dessin devenu nécessaire au bien de la colonie, attendu qu'on procurait par là deux grands avantages au pays : le premier, de consommer la trop grande quantité de blé qu'on récoltait, dont on ne trouvait pas quelquefois le débit; & le second, d*encourager Tagriculture, chacun devant être assuré, en vendant SCS grains, d'avoir de quoi faire subsiftersa famille, 8: mcme de lui procurer les autres choses nécessaires qu'on ne trouvait pas dans la colonie (i). Pour favoriser une (1) Arrête & règlebranche d'induftrie si avantageuse, le Conseil ordonna m«n»<i«Conidl«ou-

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