‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 93 sur 182 · HOSPICES ENCOURAGÉS · texte numérisé non relu

HOSPICES ENCOURAGÉS

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oia.

mage relatif à leurs propres personnes; qucuim, lout ic • gain qu lis pourraient faire, par quelque voie & manière* que ce pût être, serait rapporté à la masse de leur société pour être partagé entre eux^ par moitié, au bout de quatre ans, ainsi que tous les biens qa^ûs avaient mis en commun. U fut pareillement ftipulé qu^en cas de mort de Tun des deux avant l'expiration de ce terme, tous les biens de leur communauté demeureraient en propre au survivant, à la charge par celui-ci de payer les dettes de la société & de faire prier pour le repos de l'âme du défunt (i). «iâfslSuîl le^

xvm.

Ce qui devait diminuer encore les ressources de cinq « mm oontmius au médecins dans un pays si peu considérable, c'eft qu'il y avait à Villemarie un Hôtel-Dieu, où tous les habitants peu fortunés étaient reçus, soignés & traités gratuitement; & qu^outre la fondation fàite à cet eflfet par madaàie de Buliion,les seigneurs avaient attribué au même usage plusieurs àeh, ainsi qu'il a été dit Le Roi> qui, pour attirer de nouveaux colons en Canada, ne levait dans ce pays aucune sorte d'impôts, quoiqu'il fit, pour son établissement, des dépenses considérables, contribuait encore luimême au soutien des hôpitaux : il donnait annuellement à celui de Québec deux mille livres. & depuis quelque temps six cents livres à celui de Vilk-marie (2). Comme les (a) Archives de u habitants de ce dernier lieu désiraient qu'un établissement ^

^ cxpcditions conccr-

si uulc au bien public fût confirmé par des leiirea palciiles nnm les Compagnie» du monarque, ils s'adressèrent à iM. Talon, qui, le i5 septembre 1667, les autorisa par écrit à s^assembler pour en faire la demande officielle & en commun. Ils se réunirent, en effet, au mois d'oâobre suivant, dans la salle du Séminaire, & il n'y eut qu'une voix sur un projet si avantageux & si nécessaire au pays. M. de Laval joignit encore à ces témoignages sa propre déclaration, & enfin des lettres patentes furent expédiées à Paris, dans le mois d'août de Vai^in'je !66q, « Les Religieuses Hospitalières de « Samt-Joscpii de 1 ilc de Montréal, en la Nouvelle-France, « dit le Roi, nous ont fait exposer que, dès Tannée 1659,

« elles ont été admises & indallées dans rhôpital qm avait *« été établi dans cette île quelques années auparavant;

« elles y ont depuis exercé tous les devoirs de Thospitalité « dans un esprit si désintércsst; 8c avec tant d'économie, a de pieté de charitL', que l Évùque, les Gouverneur, « iMagulruts & habitants de Tîle nous ont suflisanimcnt 0 lait connaître la satisfaction qu'ils en ont & les grands « avantage?, que le pays en retire. Et comme il eft juftc « de rendre ferme, ûable & solide pour toujours un éta- « blissenient si utile. Nous, afin dVncourager ces Reli- « gieuses à continuer leurs bons offices avec la même « ardeur, avons efiimé que nous ne pouvions le faire plus « cflicaccment qu'en confirmant leur établissement, pour « qu'à l'avenir elles y puissent vivre en corps de commu- > nauté. A quoi nous sommes d'autant plus excité, que « les seipneurs de l'île ont augmenté remplacement de « ces Religieuses d une dotation de cens 8c rentes, auprès « des lieux dont elles ont déjà fait détrichcr une partie « très-considcrable ; au moyen de quoi 8c de leurs autres ( I ) Kdiis, ordon- « bicns & revcnus, elles pourront facilement subsifter & j^nccs royaux Qué- , g entretenir à l aveiur v i). •

bec, 1834, 9- ^ • \ /

Depuis que le Roi se montrait si désireux de voir CHER LES HiNKs DU fleuHr Tinduilne & le commerce en Canada, plusieurs rAï». AJUKMSEWB. particuliers, excités par M. Talon, s'étaient appliqués i la découverte des mines, dont Texploitation pouvait être d*un si grand avantage au pays. Au mois d'odobre 1669, la Mère Marie de rincarnation écrivait : « Von a découvert « une belle mine de plomb ou d étî^in à quarante lieues « au delà de Montréal, avec une mine d'ardoise & une « autre de charbon de terre. M. Talon pourra faire valoir (ï) i-curcbdc M.UK. « tout cela avec av antage (2\ aura de nouveaux moyens de rincarnation, ict- ^ d'eurichir Ic pavs. Le Roi lui ayant donné tout pouvoir, p.(>4s. « Il mit de grandes entreprises, sans cramdre la dépense. »

I/ardoiseriedont il eft ici quelîion était située à cinq lieues du lac du Saint-Sacrement, 6c un P, Jésuite qui Tavait explorée en parlait en ces termes dans la Relation de

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