ÉCOLES PRIMAIRES
dès le bas âge, à ceux de Villcmarie, des sentiments de vertu ^ de religion, h à les former à des habitudes de politesse dis; d honnêteté civiles, tout en leur apprenant les Cléments des lettres, que, pendant une longue suite d années, il aima nùeox consacrer de ses Prêtres à ce pénible miniOèrc que de s*en décharger sur des étrangers. LHnatruâion primaire fut toujours gratuite à ViUemarie; mais, comme dans ces premiers temps le Séminaire était obligé à beaucoup de dépenses pour aider des familles à s'établir, les habitants étaient censés fournir aux frais de loyer de la maison de Técolc. Chaque année, le Syndic, accompagné du greftier de la juiiice, faisait, pour cet objet, une quête chez les particuliers, qui étaient libres d\v contribuer (i); (ij Greffe de vnieet au défaut de ceux-ci, le Séminaire achevait de former aÎSS^ J^h'^I la somme voulue. tice.
L'éducation des filles ne coûtait|)asdavantageaux par- l» touM m l* «». ticuliers, qui même n'avaient aucune quête à faire pour le ^^k* lu" ^''fZ^L loyer des écoles. La Sœur Bourgcoys donnait gratuite^ «Lut. ment i'inftrudion à toutes les filles du pays; & après avoir employé la journée à les inftruirc, elle se livrait, de concert avec ses compagnes, à un travail manuel, toujours prolongé bien avant dans la nuit. Par ce moyen, elle fournissait à rcnîreticn de sa Communauté, sans être à charge à personne, 8c trouvait encore des ressources pour assifler les malheureux. Lorsque la petite maison qu'elle aveàt reçue des seigneurs fut devenue insuffisante , elle acheta, le 6 juillet 1673, d'André Charly & de Marie Du Mesnil, sa femme, un arpent de terre contigué, sur laquelle était conflruit \m bâtiment dont non n\ on» parlé, & les paya de ses propres deniers (a). En 1668, elle acheta (^iGictrc deviiicencore de Suzanne Gibault, veuve de Claude Fô/.cret, un "»aric, 6 juillet 167a. autre bâtiment de trente-six pieds en carré, également contigu aux terrains de la Congrégation (3); &, en outre, elle (3; ibid., nj août acquit de François l,e Ber une concession, située à la ***** pointe Saint-Charles, avec une maison qui s"y trouvait conOniite (4). Déjà elle avait reçu des seigneurs soixante ,668. *' *
^66 lit* PARTIE. LOUIS XIV.
arpents de terres, vers le lac Saint-Joseph, auxquels AL de Bretonvilliers fit ajouter quelques autres arpents. Elle en mît trente-cinq en valeur, & y fit conftruire une grange, afin de retirer de ce fonds de quoi faire subsifier en partie
(i}Vied«ia Soeur sa Communauté (i). Mais par un effet de sa sage pré- Bowijeojv. I. I, p. y^y^jjce, voulant assurer à ses Sœurs la libre propriété de ces immeubles, elle eut soin de déclarer, dans un aéle en forme, qu'elle les avait acquis par/c labeur & le ménage des filles dont elle était supérieure, et que ses héritiers
a'OreOe de Ville- ne pourraient y rien prétendre après sa mort (2), Enfin, marte, 14 mai iftiq. temps après, elle acquit encore de Mathurin Roul-
licr une autre terre, avec grange, une prairie, située vers le Saut Saint-Louis. M. DoUier de Casson, témoin du zèle & des travaux de ces saintes filles, & de la bénédiction que Dieu se plaisait à leur donner^ en parle en ces termes, dans son Hiftoire du Montréal : * Ce que j'ad- « mire le plus, c'eft que ces filles, étant sans biens, & « ^•ouIant inflruire gratuitement les enfants, aient néan- « moins acquis, par la bénédiction que Dieu verse sur le « travail de leurs mains, 8: sans avoir été à charge à « personne, des maisons & des terres, dans lïle de Mon-
f3)HilloireduMont- ,")\ rf.l.<le.65>à.6W. " treaK3j. «
KMtioinr AT rr manoiw Non-seulement les Sœurs de la Congrégation recevaient comme externes, dans leurs écoles, les petites filles de la ville, elles élevaient encore chez elles, comme pensionnaires, celles de la campagne, 8: se contentaient de ce que les parents pouvaient donner, le plus ordinairement en denrées, pour fournir à leur entretien. Dans sa Relation de Tannée 1660, M. de Laval parle avec éloge des travaux Je la Sœur Bourgeoys 8: des trois compagnes (4) Archive» de la q'J avait amenées de France en 1659 : « Ces filles, Propaf^andc, v. Ame- « dit-il, au nombre de quatre, qui se consacrent à Mont- Matii^^is^. * réal à l'éducation des jeunes personnes (4), ne sont point no 1660, art 5«, lb« « Religieuses, comnie les Hospitalières, ni ne font point ^°i^'ib7r\xt ^ * vœux, au moins en public; elles vivent cependant ibi. il, veno!^'' « avec piété, & sont d une grande édification (5). » Comme
HE LA CONl.kKiiAIloS*.