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DESTITUE ET REN- VOYÉ EN FRANCE

110 II'' PARTIE, LOUIS XIV^ CHEF DE LA COLONIE. l663.

lui-même, à qui il eût pu être si utile dans la guerre quil allait commencer.

DE MAisoNNEuvE Eu partant pour le Canada, celui-ci avait eu ordre de

prendre connaissance, conjointement avec M. de Cour-

celles, que le Roi envoyait pour Gouverneur général, &

M. Jean Talon, intendant, des sujets de brouilleries sur-

j; Arch. de lama- vcuues les aunécs précédentes à Québec (i). Ayant été

nne,regift. des ordres favorablement prévenu en faveur des uns, avant même

du Roi. Mémoire pour ^ ^

M. Talon, fol. j5 & son départ de France (2), M. de Tracy, dès son arrivée ^"'^■- en Canada, agit contre les autres, 8c avant même que M. de

M.'de Tracy, 1^5 '^nov'! Courcelles & M. Talou cusseiit débarqué (*). Entrant i'">'H- tout d'abord dans les sentiments des anciens membres du

3) Arch. du sémi- Conseil souvcraiu contre les seigneurs de Montréal (3), il naire de Paris. Mé- jgflitua M. de Maisonueuve avant qu'il se fût écoulé

moire particulier com- ... . n t • j j- i

posé sous M. de la quatre mois depuis son arrivée, ce lui ordonna, dit la B-irre. Sœur Moriu, de repasser en France, « comme étant inca-

.( pable de la place 8: du rang de Gouverneur qu"il tenait « ici (**j ; ce que j'aurais peine à croire, ajoute-t-elle, si un « autre que la Sœur Bourgeoys me l'avait assuré. Il u prit ce commandement comme un ordre de la volonté « de Dieu, & repassa en France, non pour s'y plaindre du

'4; Journal des Je- (*) Leur arrivée n'eut lieu que le 12 septembre i665 (4), & déjà^

suites, sept. iôt)5. le 3o août de cette année, la Mère de l'Incarnation écrivait : « On ne « saurait croire combien il s'eft trouvé de calomniateurs contre plu- « sieurs personnes, pour la plupart à cause du temporel; & l'on a « écrit au Roi des lettres diffamatoires. M. de Tracy, étant arrivé, a « vu si clair dans ces affaires, qu'il en a donné un second avis au Roi; <c ensuite de quoi, ceux qu'on avait voulu abaisser, par pure enviej <c sont ellimés plus que jamais, & leurs ennemis humiliés par la pri- 5; Lettre io3', ?o « vation de leurs charges (5). )> août 1(365, p. 239. (**) La Sœur Morin, n'ayant écrit ses Annales que bien des

années après-cet événement, s'eft trompée sur le nom du Gouverneur, qu'elle suppose avoir été M. du Bois d'Avaugour. Nous avions conjeduré nous-mêmes que ce devait être M. de Mézy, ainsi que nous l'avons dit dans la Vie de la Sœur Bourgeoys, n'ayant pas alors connaissance de la commission donnée par M. de Tracy à AL Du Puis, qu'il sublfitua à M. de Maisonneuve. Nous la reproduisons ici pour corriger ce que nous avions avancé là-dessus d'inexacl.

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