‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 101 sur 326 · M. DE MAISONNEL'VE RENVOYÉ EN FRANCE. 1 665 . III · texte numérisé non relu

M. DE MAISONNEL'VE RENVOYÉ EN FRANCE. 1 665 . III

u mauvais traitement quil recevait, mais pour y vivre « petit ^c humble, comme un homme du commun. » Cependant, comme M. de Tracy n'ignorait pas que les seigneurs de Montréal prétendaient avoir des lettres patentes du Roi, qui leur attribuaient le droit de nommer le Gouverneur de leur île, il eut la précaution de supposer, dans les lettres de commission pour le successeur de M. de Maisonneuve, que ce dernier allait faire un voyage en Europe. « Ayant permis à M. de Maisonneuve, Gou- « verneur de Montréal , dit-il , de faire un voyage en « France pour ses affaires particulières, nous avons jugé ^,) ç,^.^^y^, de viiic- « de ne pouvoir faire un plus digne choix, pour comman- marie. Archives iudi-

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er en son absence, que de la personne du sieur Du Puis, ^^.^^^^ p^,^,^. ^-^^.^ . ^^

« 6c ce, autant de temps que nous Teftimerons à pro- giftre des audiences

^ /- \ de la Sëiiechausséc,

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Mais on n'ignorait pas à Villemarie que M. de Mai- élogedem.demaisonsonneuve avait été deflitué sans raison, & nous voyons par ce que la Mère Juchereau a écrit là-dessus qu a Québec on porta le même jugement de son départ de la Nouvelle-France. (( Ce fidèle serviteur de Marie, à laquelle il « s'était engagé par vœu, dit-elle, vécut à Montréal « comme le père & le protecteur du peuple qu'il gouver- « nait, recevant chez lui tous ceux qui n'avaient point « d'asile, 8c les aidant au delà de ce qu'ils osaient attendre 'i de lui. Son désintéressement était si parfait qu'il ne s'eft « jamais approprié la moindre chose des présents consi- « dérables que les sauvages lui faisaient; il diffribuait tout « aux soldats de sa garnison & aux habitants de la ville. « Pendant près de vingt-quatre ans qu'il demeura dans « le pays, il s'acquit Teflime de tout le monde dans les (f temps les plus fâcheux de la guerre des Iroquois, où il « signala sa valeur 8c où sa bonne conduite le fit souvent « admirer; &, quoiqu'il remplît parfaitement tous les « devoirs de son emploi, il fut rappelé de son gouverne- " ment 8c retourna en France. Il continua d'}^ vivre chré- « tiennement, comme il avait fait en Canada, &. son humi-

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