REGLEMENT SUR L ABA
du fleuve Samt-Laurent, chacun commençait le défrichement de la sienne par abattre le bois qui se trouvait le plus près du rivage ; &. plusieurs, pour n'être pas encombrés par cette quantité de grands arbres, les traînaient dans le fleuve Saint-Laurent & les abandonnaient au courant de leau. 11 arrivait de là que ces arbres, venant à rencontrer quelque obffacle qui les retenait en chemin, arrêtaient à leur tour d'autres arbres, en sorte qu'à la fin la navigation s'en trouvait comme interceptée. Pour retrancher ces abus, M. Talon rendit, au mois d'octobre 1670, l'ordonnance suivante : « Sur ce qui nous a été remontré que les « habitants de l'île de Montréal, qui sont entre Thabita- « tion de Sainte-Marie 8c celle qu'on appelle la Petite- « Chine, ont abattu les bois de la devanture de leur con-