Acte de Maugue
(3) Gre'Je de Villemarie. Lettre de M.
de Courcelles attachée à Tade précédent.
(4) Ibid., I I déc.
1672. Aéte de Basset, 17 juillet i(3(jo, 22 juin 1705.
prescrivait M. de Laval, à la condition expresse que les époux seraient domiciliés parmi les colons, & non errants dans les bois; qu'ils élèveraient leurs enfants selon les mœurs Françaises, &leur apprendraient notre langue (i).
M. de Courcelle , qui n'avait pas moins à cœur la civilisation des enfants sauvages, voulut fournir aux frais d'éducation d'une petite Iroquoise, qu'il plaça, comme pensionnaire, à la Congrégation. Cette enfant, née en 1666 ou 1 667, s'appelait Gannensagouas, &, à son baptême, on la nomma Marie-Thérèse [*) , des noms de la Reine de France (2). Par contrat du 29 oéfobre 1672, & par d'autres contrats antérieurs, M. de Courcelles avait remis, en faveur de cette petite Iroquoise, diverses sommes à M. DoUier, à qui il écrivait le 23 novembre suivant : « Voici « un mémoire de ce qui a été fourni pour Marie-Thérèse : « il se monte à mille livres; veillez à ce que ce fonds ( soit en sûreté, & qu'on le fasse valoir autant qu'on (( pourra (3). » Dans ce dessein, M. DoUier remit la somme à la Sœur Bourgeoys, qui, du consentement de celui-là, l'employa à acheter une terre défrichée en partie, où se trouvait une grange en bois, avec diverses dépendances; le tout pour la somme de mille cinquante livres tournois (4). Par ses soins intelligents, la Sœur fit valoir ce petit fonds, car les mille livres données par M. de Courcelles, qui en 1672 s'élevaient à mille cinquante livres tournois, formèrent, neuf ans après, un capital de trois
(*) Sur le regillre des baptêmes de la Mission de la Montagne de Montréal, il eft marqué qu'une Marie-Thérèse, nommée Gannensagouas, fut baptisée le 28 juin 1 68 1 ; mais comme celle qui fut adoptée par M. de Courcelles avait déjû, le 25 mars de la même année, terminé son année de probation pour être dans la Congrégation de Notre- Dame, on doit les diilinguer Tune de l'autre. Ce que nous avons dit dans la Vie de la Sœur Bourgeoys, tome l''', p. 295, que le grandpère de cette dernière l'avait amenée de Sonnontouan ù la Montagne, en 16G7, eft donc inexact & fondé sur la confusion que nous avons faite de l'une avec l'autre.