OFFICIERS DE CHAQUE PAROISSE
tabcllioumige, ainsi que Jean de Saint-Père, qui lui succéda. H arriva de là que les actes notariés réitèrent en la garde du greffier^ & nous voyons qu'après que Jean de Saint-Père eut été assassiné par les Iroquois, Bénigne Basset, qui fut nommé en sa place, commença par faire l'inventaire des papiers du tabellionnage quil aurait en sa garde. Il était seul notaire de la seigneurie de Montréal, lorsqu'il épousa, le 14 novembre 1659, Jeanne Veauvilliers; 6c comme il se trouvait inhabile à conftater son propre mariage par un ade public, M. de Maisonneuve, alors gouverneur et juge, nomma d'ofïice M. Bourduceau, sieur de La Bouchardière, pour dresser le contrat de ma- (o Archives de thôriage de Basset (i). l!^"^'?' '^ "°'''""
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Outre les officiers de juflice, chaque paroisse pouvait officiers civils, élecavoir ses officiers municipaux pour prendre soin des in- tion des syndics. térèts généraux des habitants. Nous avons parlé déjà des procureurs syndics & de leurs attributions. Avant de convoquer les habitants en assemblée publique & régulière pour élire un syndic, il était nécessaire d'avoir la permission du gouverneur particulier; & après que celui-ci avait autorisé l'assemblée, le procureur fiscal adressait une requête au juge, qui, à son tour, faisait publier & afficher par le greffier l'ordonnance du gouverneur, notifiant le jour & la fm de l'assemblée (2). Avant que le Séminaire (2) Greffe de viUe de Villemarie eût établi un juge pour la seigneurie de Montréal, le greffier était présent à l'élection du syndic & en dressait un procès-verbal. Mais depuis que M. d'Aillebouft exerçait les fonctions de juge , il présidait en personne à l'assemblée, qu'on convoquait au son de la cloche, & s'y faisait accompagner par le procureur fiscal & par le greffier. Ce fut ce qui arriva pour l'éleclion de Mathurin Langevin, le dernier de mai 1667 (3), 8: pour celle de Ga- (î) Greffe de viiicbriel Le Sel, dit Le Clos, le 19 août de l'année suivante (4). T^.f'v """ '^^•'
. ' -^ ^^^ (4) Ibid., 19 août
Ces deux dernières élections furent faites dans le hangar iGGh. des habitants, situé à la Commune. Néanmoins, pour mettre sans doute plus d'appareil à cet acte important.
marie, i5 mars & I 5 mai 1672.
Téleétion se faisait quelquefois dans la salle du Séminaire^, ou même dans la salle d'audience du château. Ainsi rassemblée générale du i5 mai 1672^ pour élire un syndic, fut tenue dans la salle d'audience, à Tissue des Vêpres, présidée par M. d' Aillebouft , assiflé, selon Fusage, de M. Migeon de Branssat, procureur fiscal, & du greffier. Parmi les notables du pays qui se présentèrent pour donner leur suffrage, se trouvaient Charles Le Moyne de Longueuil; Jacques Le Ber, son beau-frère; Gilbert Barbier, Nicolas Hubert dit Lacroix, Jacques-Urbain Brossart, Jean Desroches, Etienne Truteaii, Jacques Archambauld, Toussaint Hiinault, Mathurin Langevin, & d'autres, au nombre de vingt-neuf. M. d'Aillebouft reçut successivement leurs suffrages, dont le greffier prit note à Tinflant; & il se trouva que Louis Chevalier, absent de rassemblée, avait eu plus de voix qu'aucun autre, en ayant obtenu dix-neuf. Là-dessus le procureur fiscal prit la parole & dit que non seulement il n'avait point d'opposition à faire à l'éledion de Louis Chevalier, mais qu'au contraire il l'approuvait, comme étant la personne la plus capable de gérer dignement la charge de syndic. En conséquence de ces conclusions, M. d'Ailleboufl rendit l'ordonnance suivante : « Nous Charles d'Aillebouff, écuyer, bailli de l'île de Montréal, avons ordonné & ordonnons que le sieur Louis Chevalier sera de nouveau procureur syndic de l'île de Montréal, pour agir, poffuler & adminiffrer en cette qualité toutes les affaires présentes & à venir, qui concernent le bien commun des particuliers de cette île, comme aussi pour employer les deniers qui lui seront mis en main à cet effet, & même avancer ceux qui seront nécessaires; ce qui toutefois sera fait de notre consentement, de celui du procureur fiscal & de l'agrément des habitants, que nous assemblerons pour cet effet dans les occasions occurrentes, sauf à lui de répéter ses ( avances contre qui il sera avisé être bon. Et d'autant que Louis Chevalier n'eft point présent à l'assemblée, nous ordonnons qu'avant d'être admis à la charge de