‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 238 sur 326 · EUX, TES HOMMES NUI · texte numérisé non relu

EUX, TES HOMMES NUI

siBLEs A LA COLONIE, d hommcs hounetes & religieux, il se trouvait parmi eux des libertins qui devaient être funeftes au pays ; & il était difficile qu'il en fût autrement, puisqu'on y fit passer à la fois jusqu'à trois cents & même cinq cents hommes. C'était la judicieuse remarque de la Mère de l'Incarnation : u II (( elf vrai, dit-elle, qu'il vient ici beaucoup de monde de « France, & que le pays se peuple considérablement. Mais « parmi les honnêtes gens il en vient d'autres de l'un & « de Tautre sexe, qui causent beaucoup de scandales. Il « aurait été bien plus avantageux à cette nouvelle Église « d'avoir peu d'habitants & de bons chrétiens, que d'en « avoir un si grand nombre qui nous causent tant de trou-

(i) Lettres de Marie « blcS (l). » Déjà, Cil I 664, OÙ la populatioU s'était COUsi-

de l'Incarnation. Let- ^érablement accrue à Québec & dans les environs , on

tre oi, octobre 1069, . .

p. 642. ressentait les effets de ce trifte mélange. L'un des sauvages

ayant fait les derniers outrages à une honnête femme de l'île d'Orléans, il fut saisi & condamné à être pendu. Mais les chefs de ces barbares firent observer dans leur défense, par Nicolas Marsolet, interprète, que la jeunesse Française (2) Arrêts & règle- ^^^^ faisait pas moins; & comme cette allégation devait

ments du Conseil sou- être malheureusemciit fondée, le Conseil souverain finit

verain. Q.ucbec, i855, 1 j 1 1 1 / \

p ,5^ ' ' par absoudre le coupable (2).

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