‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 295 sur 326 · M. DE IRONTENAC SOUP- ÇONNÉ DE FAVORISER CEUX QUI LUI DON · texte numérisé non relu

M. DE IRONTENAC SOUP- ÇONNÉ DE FAVORISER CEUX QUI LUI DON

« que cinq coureurs de bois dans le Canada^ dont même

« trois étaient soldats de la garnison de M. Perrot, qui les

(( a laissés & fait déserter; & un autre qui était fermier de

(( Thabitation qu'il a dans Tile qui porte son nom. Vous

(( connaîtrez par là si j'ai eu raison ou non de le retenir

« prisonnier. Je n'ai pu venir à bout de cette entreprise

« sans quelque fermeté, ni sans faire de la dépense ; mais

« je sacrifierai toujours & mon bien & même ma vie,

« quand il sera nécessaire, pour exécuter les ordres de Sa

(( Majefté & les vôtres. Je dois vous dire que j'ai obliga-

« tion aux soins que le sieur de La Nauguère, que j'ai mis

« commandant à Montréal en l'absence de M. Perrot, a

« pris & prend tous les jours pour l'observation des ordres

« du Roi j^ des miens, dans un lieu d'où provenait la

« source du mal, comme aussi au sieur de Verchère, en-

« seigne, qui a fait cette expédition à deux cents lieues de

(( Montréal : s'en étant acquittés l'un & l'autre d'une ma-

« nière qui mérite assurément quelque récompense, lors-

« que le Roi voudra songer à ce pays. Cela ne leur a pas

« attiré, non plus qu'à moi, l'affedion de bien des gens;

« mais, quand j'ai ejitrepris la chose, je m'y suis attendu,

» sans crainte de m'exposer à tout ce qui pourrait en

u arriver, pourvu que j'exécutasse les ordres que vous

(( aviez si fort à cœur, dans l'espérance de mériter l'hon-

« neur de votre protedion (i). »

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