M. DE IRONTENAC SOUP- ÇONNÉ DE FAVORISER CEUX QUI LUI DON
« que cinq coureurs de bois dans le Canada^ dont même
« trois étaient soldats de la garnison de M. Perrot, qui les
(( a laissés & fait déserter; & un autre qui était fermier de
(( Thabitation qu'il a dans Tile qui porte son nom. Vous
(( connaîtrez par là si j'ai eu raison ou non de le retenir
« prisonnier. Je n'ai pu venir à bout de cette entreprise
« sans quelque fermeté, ni sans faire de la dépense ; mais
« je sacrifierai toujours & mon bien & même ma vie,
« quand il sera nécessaire, pour exécuter les ordres de Sa
(( Majefté & les vôtres. Je dois vous dire que j'ai obliga-
« tion aux soins que le sieur de La Nauguère, que j'ai mis
« commandant à Montréal en l'absence de M. Perrot, a
« pris & prend tous les jours pour l'observation des ordres
« du Roi j^ des miens, dans un lieu d'où provenait la
« source du mal, comme aussi au sieur de Verchère, en-
« seigne, qui a fait cette expédition à deux cents lieues de
(( Montréal : s'en étant acquittés l'un & l'autre d'une ma-
« nière qui mérite assurément quelque récompense, lors-
« que le Roi voudra songer à ce pays. Cela ne leur a pas
« attiré, non plus qu'à moi, l'affedion de bien des gens;
« mais, quand j'ai ejitrepris la chose, je m'y suis attendu,
» sans crainte de m'exposer à tout ce qui pourrait en
u arriver, pourvu que j'exécutasse les ordres que vous
(( aviez si fort à cœur, dans l'espérance de mériter l'hon-
« neur de votre protedion (i). »