‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 306 sur 326 · NT .ce • j 11 I . • manne, i5 mai · texte numérisé non relu

NT .ce • j 11 I . • manne, i5 mai

« la peine (4). » Les autres omciers de 1 autel étaient tous Déclaration de m.

affeclés de la même façon^ & M. Cavelier, l'un d'eux, se Pen-ot.

rendit immédiatement à l'Hôtel-Dieu pour rendre compte ig^^^^. Déciarat^on^è

de cette scène à M. Dollier (5). Celui-ci craignit à son tour m. Le Ber.

1 1 !• '^ 1 /^ j ' 1 (5)lbid., 2 mai.Dé-

qu on n appliquât la nn du sermon aux corvées ordon- ciaration de m. Le

nées par M. de Frontenac Tannée précédente; & voulant Ber. prévenir les suites de cette affaire, il envoya aussitôt M. Cavelier chez M. Le P)cr, pour dire à celui-ci & à M. La Salle que la Communauté du Séminaire était entièrement étrangère à ce sermon; qu'elle n'en avait eu aucune communication avant que M. de Fénelon le prêchât, & qu'il les priait d'en assurer M. de La Nauguère, pour qu'il

pût informer lui-même M. de Frontenac de la vérité (6). (6) ibid., 2 mai.

Déclaration de La Salle.

(*) Demers, commande apparemment pour ces corvées, & qui ne pouvait oublier le traitement injulte & cruel que lui avait fait

subir le sieur de L.a Frédiére, Demers, entendant quelqu'un improuver , v ,.• . c

,. - ,. . , ' xt , r^ . ,■ , (7) Il'id., i5 mai,

ce discours, comme dirige contre M. de Frontenac, répondit qu'au Déclaration de Claude

contraire c'était un bon sermon (7). Bracour.

Mais pour donner là-dessus au Commandant une certitude plus entière encore, M. Doilier, quoique alité, résolut de se lever & de se transporter chez lui. Informé de cette résolution, M. de La Nauguère s'efforça de le prévenir & entra d'abord au Séminaire, où il trouva M. Dollier, qui s'y était déjà rendu. Là, ils eurent une longue conversation, pendant laquelle M. Dollier lui témoigna le déplaisir que tout le Séminaire avait de ce sermon, l'assurant qu'aucun des autres messieurs n'y avait contribué en rien, &

(i) Archives de la ^^^^ ^^^^ '^^'^^ Serait Supérieur, M. de Fénelon ne prêchemarine, 2 mai 1674. rait plus à Villemarie (i). Enfin, l'après-midi, s'étant fait Déclaration de La accompagucr de M. Souart, il alla trouver M. de La Nau-

Saile. Déclaration de ^ . .

M. de La Nauguère. guèrc & lui réitéra eucore ce désaveu.

M. DE FÉNELON PRo- Le même jour, il alla aussi à la salle où les prêtres

TESTE qu'il n'a POINT Jo^*' -^JIJ-'I ' ' • c •

VOULU FAIRE ALLu- ^^ Semiuaire prenaient d ordinaire leur récréation, 8l tira

sioN A M. DE FRON- à part M. dc Fénelon pour lui faire connaître le tort qu'il

'^^^'^^- avait eu en parlant ainsi dans ces circonffances. L'autre

protefla, foi d'homme d'honneur &: de prêtre, qu'il n'avait

(2) Archives de la pas cu inteutioii de faire allusion à M. de Frontenac (2), manne, 2 mai i()74. ^ douua aussi Ics iiiêmcs assurances à d'autres de ses

Déclaration de La , . . .

Salle, confrères; ajoutant qu'il avait voulu parler à tous ceux

qui étaient revêtus de l'autorité dans le pays, comme aux seigneurs de Montréal, à M. de La Nauguère, à M. Perrot, Gouvernei-ir, aussi bien qu'aux autres; & que si le Gouverneur général eût été présent à son sermon, il n'aurait pas laissé d'entrer dans les mêmes détails, la chose étant

(3) Archives de la énoncée en général 8i très-bonne en soi (3); 8: qu'enfin

marine, i5 mai. De- • i- • . < a/t j t^ ^ vt • jv

ciarationdeM.Perrot. ^^"^ 4"^ appliquaient a M. dc Frontcuac ce qu il avait dit dans son sermon, lui faisaient plus d^injure que lui, qui

(4) ibid., 2 mai. u'avait parlé que d'une manière générale (4). Après des

Déclaration de La • r n J ' ■ r ^ j r-

assurances si formelles données a ses confrères dans 1 intimité, on ne peut pas douter que telle n'ait été l'intention réelle de M. de Fénelon. Mais ces assurances mêmes montrent manifeffement que, malgré son zèle, son parfait détachement^ son esprit de pauvreté 8»: de sacrifice, &. toutes les autres vertus qu'on admirait en lui, M. de Fé-

Salle.

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