‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 35 sur 326 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

SUITE DES HOSTILITES DE LA QUATRIEME GUERRE. LE ROI n'envoyant pas LE SECOURS PROMIS, M. DE MAISON- NEUVE s'efforce DE POURVOIR A LA SUBSISTANCE ET A LA CONSERVATION DE VILLEMARIE.

DE 1662 A l663.

Malgré leurs continuelles hoftilités, les Iroquois, toujours semblables à eux-mêmes, ne laissaient pas d'envoyer de temps en temps des ambassadeurs, comme s'ils eussent désiré de faire la paix. Cette même année 1662, on en reçut^ quelques-uns, le 25 de mars, qu'on congédia, à la fin du même mois, avec des présents, pour les engager à ramener le P. Le Moyne & les autres Français encore détenus chez ces barbares. On demandait aussi qu'ils amenassent de petites filles sauvages, qui seraient élevées par les religieuses, qu'ils établissent le mai des conseils & un magasin à Villemarie, & on leur promettait que le P. Chaumonot serait présent aux pourparlers 'i). Mais, quelque assurance qu'eussent donnée ces barbares d'accomplir leurs promesses, ils ne s'empressèrent pas de les exécuter. « Le R. P. Le Moyne, qu'ils « avaient promis de ramener, écrivait, le 10 août de cette

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