‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 75 sur 326 · AI'TORITK DONNÉE A M. DE I.AVAI · texte numérisé non relu

AI'TORITK DONNÉE A M. DE I.AVAI

68 II'' PARTIE. LOUIS Xl\, CHEF DE LA COLONIE. l663.

(i)Lettredu24mai coiisidércr commc conseiller (i). Aussi avons-nous vu que 1661, enregiftree s ^ d'AvausouF avait composé cc Couseil de personnes

- Q.uebec le 24 sept 1

160,. déterminées à entrer dans toutes ses vues, opposées à

• (2) Archives de l'ar- ccllcs de M. de Laval (2). Pour remédier donc à cet chevêche de Québec, inconvénient, le Roi ordonna qu'à l'avenir les conseillers

vol. A, p. 26. Journal . 1 • • o ' t r^ o

des Jésuites, i^' ofl. Seraient choisis <k nommes par le Gouverneur & par »6''i. rÉvéque, agissant de concert, & que le Conseil souverain

se composerait du Gouverneur général, de TÉvéque, ou, à son défaut, du premier Ecclésiaflique qui serait sur les lieux, de cinq conseillers 8: d'un Procureur du Roi. Enfin, pour que M. de Laval eût toute liberté d'exclure du Conseil ceux mêmes qu'il y aurait fait entrer, s'il arrivait qu'ils ne répondissent pas à son attente, le Roi ordonna que ce prélat, de concert avec le Gouverneur, pourrait changer les conseillers tous les ans ou les continuer, selon qu'il le

(3) Edits, ordonn. jugerait plus à propos (3). M. de Laval profita des dispo- Québec i654, p. 3;, gj^j^j-j^ ^j favorablcs de la Cour pour aviser aux moyens

d'établir solidement le clergé de la Nouvelle-France. Le 26 mars i663, il érigea un séminaire & l'unit à celui des Missions-Étrangères à Paris, d'où il espérait pouvoir tirer

(4) /è'rf., p, 34, 35. des Missionnaires (4) ; & au mois d'avril suivant, il obtint

du Roi un édit relatif aux cures & aux dîmes. Suivant le désir de ce prélat, il fut ordonné que les dîmes seraient fixées à la treizième partie des récoltes, de quelque nature qu'elles pussent être, tant de ce qui naît par le travail des hommes que de ce que la terre produit d'elle-même, 8c que ces dîmes seraient affe»:fées à l'entretien du clergé, à celui des églises 8c au soulagement des pauvres ; qu'enfin tous les curés seraient révocables à la volonté de TÉvêque ^ de ses successeurs, conformément à la pratique des pre- 3__ miers siècles {d} .

LE ROI ENVOIE M. GAu - Lc Roî fit cxpédîer, le i*""" de mai, des lettres de com-

mission de Gouverneur (*) à M. de Mézy, qui, le lende-

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