‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 86 sur 326 · LIERES DE LA PART DE LEIRS MALADES IROQUOIS · texte numérisé non relu

LIERES DE LA PART DE LEIRS MALADES IROQUOIS

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ceux d'Onnontagué, qu'on Favait fait mourir cruellement à Onneiout, par le supplice du feu (i). 11 n'y avait plus de (O ibid., 20 avril sécurité pour personne à la campagne; c'eft ce cjui faisait ^'^^^' dire à M. Boucher, Gouverveur des Trois-Rivières : *

( Une femme eft toujours dans Tinquiétude que son mari, qui eft parti le matin pour son travail, ne soit K pris ou tué, & que jamais elle ne le revoie. C'efl ce qui ( elf cause que la plupart des habitants sont pauvres, les Iroquois tuant souvent le bétail, empêchant quelquefois reiic& vcihlbbie''dê de faire les récoltes, 8: brûlant les maisons ou les pillant la Nomciie-France, ( quand ils en trouvent l'occasion (2). » ^^^^^^ ' '^""^'^<^'"'

Les Sœurs hospitalières de Villemane n'avaient pas danger des hospita-

plus de sécurité. Lorsque, dans les attaques que donnaient les Iroquois, on venait à en blesser quelques-uns 8c à s'en emparer, M. de Maisonneuve les faisait aussitôt transporter à Ihôpital pour y être traités; & les Filles de Saint-Joseph n'étaient pas toujours sans crainte d'être assaillies par ceux mêmes qu'elles avaient guéri de leurs blessures, dès qu'ils étaient convalescents. 11 ei} vrai que, dans ces circonRances, M. de Maisonneuve plaçait une sentinelle pour protéger les Sœurs, nuit & jour; mais, outre que ce secours n'aurait pas été toujours suffisant, elles s'en trouvaient quelquefois tout à fait privées. « Je '< suis témoin, rapporte la sœur Morin, qu'un jour l'un « de ces Iroquois, s'étant jeté sur la Sœur de Brésoles, « & cela en plein jour, s'efforça de l'étouffer entre une <i porte & une armoire, où elle se trouva si fortement pres- « sée qu'elle en perdait la respiration. Étant venue à pas- « ser par hasard dans ce lieu, qui était assez écarté, je « courus promptement pour appeler les malades, & à « rinftant plusieurs d'entre eux, oubliant leurs propres « maux, se jettent hors de leurs lits 8c volent, avec une « ardeur incroyable, au secours de la Sœur, pour la con- « servation de laquelle ils auraient volontiers donné leur « vie. Ils se mettent à frapper assez rudement le sauvage, « auquel ils reprochent son ingratitude 8c sa cruauté.

88 11^ PARTIE. LOUIS Xl\, CHEF DE LA COLONIE. 1664.

« Mais celui-ci, adroit & rusé, comme s'il n'eût fait que « rire des coups qu'on lui donnait, repartit qu'il avait « voulu seulement faire peur à la Sœur de Brésoles; que • (' son intention n'était pas assurément & ne pouvait pas

« être de rendre le mal pour le bien à celle qui lui donnait « des médecines, qui pansait ses plaies pour les guérir, (' qui faisait son lit afin qu'il dormît à son aise, qui lui don- « nait tous les jours de la bonne sagamité, & de qui enfin « il recevait tant de bons offices. » C'était le propre de ces barbares d'avoir recours à de pareils moyens de défense quand ils étaient surpris dans leurs mauvais des- (i) Annaiesdci'iiô- scins, & OU fit Semblant de le croire pour ne pas irriter son

tel-Dieu Saint-Josepli, pg^j-if ( ^^ par la Sœur Morin. ^ '- '''

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