‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 92 sur 326 · XVIII. , O 11 A · texte numérisé non relu

XVIII. , O 11 A

AVANTAGE DE L'KvÊQiK Ou a VU quc Ic Gouvcmeur général & 1 éveque de

SUR LE GouvERXELR pétréc dcvalcnt élire de concert les cinq conseillers, avec EN CAS DE CONFLIT, j'^^j-^^ eutière d'en nommer d'autres chaque année ou de conserver les anciens dans leurs places. Mais l'autorité morale n'était pas également partagée entre les deux chefs du Conseil, du moins l'Évêque devait se trouver par le fait comme le mobile principal des affaires, à cause de la prérogative essentielle de sa position sur celle du Gouverneur. Celui-ci n'avait de pouvoirs que pour trois ans, & était d'ailleurs toujours révocable dans sa place, tandis qu'au contraire l'Évêque était fixe & comme inamovible dans la sienne. En sa qualité de vicaire apoltolique, il ne pouvait être révoqué que par le pape, &, d'autre part, le Roi ayant désigné officiellement ce prélat premier Évêque de Québec, & réitéré plusieurs fois cette nomination, cet ade de l'autorité royale, d'après l'usage commun de nos rois, était un engagement de sa part qui rendait l'Évêque comme irrévocable. Il devait arriver de là que, s'il survenait quelque mésintelligence entre l'Évêque 8c le Gouverneur, la cour était dans une sorte de nécessité d'abandonner ce dernier & de prendre le parti de l'Évêque. Aussi a-t-onvu qu'avant même la création du Conseil souverain, 8c lorsque M. de Laval n'était que l'un des simples conseillers, M. d'Avaugour fut révoqué avant môme Texpiration des

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