‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 106 sur 392 · DES AMBASSADEURS POUR TRAITER DE LA PAIX · texte numérisé non relu

DES AMBASSADEURS POUR TRAITER DE LA PAIX

LES IROQUOIS RECOMe

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MENCENT LEURS HOS- TILITÉS, (1) Relation de1666,

134 If PARTIE, LOUIS XIV.

Malgré l'inutilité de cette tentative, dans laquelle nous perdiîmes le sieur d’'Aigremont, sans compter les soldats tués & ceux qui furent emportés par le froid ou par la famine, les Iroquois ne laissèrent pas de concevoir une grande crainte des armes Françaises; &, dès le mois de mai suivant, on vit arriver à Québec des ambassadeurs Sonnontouans demandant pour leur nation la proteétion du Roi de France & la continuation de la paix, qu'ils prétendaient n'avoir jamais violée par aucun acte d'hoftilité contre nous. M. de Tracy refusa d'abord trente-quatre présents qu'ils lui offrirent. Voyant ensuite que ce refus leur était extrêmement sensible & qu'ils le prenaient pour la dernière injure qu'on püt leur faire, il les accepta enfin en leur répétant que ce n'était pas leurs présents, ni leurs biens, que désirait le Roi de France, mais leur véritable bonheur & leur salut; qu'ils recevraient toutes sortes d'avantages en se confiant à sa bonté; & que pareillement les autres nations en ressentiraient les effets les plus favobles, si elles avaient le même soin de l'implorer en envoyant au plus tôt leurs ambassadeurs. En effet, on vit bientôt arriver ceux des autres nations Iroquoises, spécialement d'Onneiout & même d'Agnié; en sorte que les députés des cinq nations se trouvèrent presque en même temps à Québec, comme pour contracter & affermir, d'un commun consentement, une paix durable avec la France. Dans le dessein d'y mieux parvenir, on députa alors avec les ambassadeurs d'Onneiout quelques Français quiavaient ordre de s'informer soigneusement sur les lieux des dispositions de ces peuples, & de voir s'il y aurait sûreté de se fier encore une fois à eux, afin que les armes du Roi ne fussent pas suspendues par une fausse espérance de la paix.

Mais, à peine les ambassadeurs furent-ils éloignés de deux ou trois journées (1), que, le 4 juin, M. Jacques Le Ber apporta à Québec la nouvelle de deux meurtres commis depuis trois semaines par les Iroquois à Villemarie &

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