‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 132 sur 392 · TRUE · texte numérisé non relu

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Un :

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Qu) Archives de la Propagande,ibid.L.cttre du 25 août 1067,

170 Hit PARTIE, LOUIS XIV.

« autres monaflères de France du mème Infitut. Si le « Siége suprême l'a ainsi défini, je n'ai rien à opposer ; « mais beaucoup de raisons me portent à soupçonner « que ce Bref a été obtenu par surprise. D'abord, je n'en « ai point vu l'original, En second lieu, on y suppose que « ces Hospitalières ont été de vraies Religieuses, & qu'on « n'a accordé ce Bref que pour lever les scrupules de « quelques-uns qui pensaient autrement. Cependant il « n'eft nullement-conftant qu'elles aient été Religieuses, « puisqu'elles n'ont été formées par aucune professe dans « quelque Ordre ou règle monaflique que ce soit, & qu'il « n'en parait rien dans leur vêtement, ni par quelque « bulle antécédente. Enfin la Sacrée Congrégation avait « voulu me faire savoir qu'on ne donnerait aucun rescrit « pour ces pays sans m'en prévenir auparavant. Toutes « ces raisons me font croire que les Sulpiciens ont ma- « chiné cela pour éluder mon opposition; & parce qu'ils « ont compris que j'avais formé ce soupçon contre eux, il © parait qu'ils veulent prévenir la déclaration que je devais « vous en faire & obvier aux inconvénients qui résultent

contre eux des artifices dont ils ont usé pour obtenir ce « Bref. C'eft la raison qui me porte à vous envoyer cette « lettre, afin de les devancer auprès de vous (*) (1). »

(*) Sed ecce, dum in his cogitationibus fluétuarem, occurrit sacerdos ex Seminario Sanéti Sulpitii Parisiensis, penes quod Seminarium eft nunc tota habitatio prudiéta Montis Regalis, præ se ferens Breve à Summo Pontitice, octavo Februarii datum, anni 1666, quo hæc societas prædiétarum feminarum habitationis Montis Regalis, una cum aliis aliquot monafteriis in Gallia, veras esse Religiosas declarabatur. Si ità à Suprema Sede definitum eft : nihil habeo quod opponam; verum multa me inducunt ut suspicer Breve subreptitium esse, 1° Exemplar hujus Brevis obtinere non potui. 2" Præsupponitur in eo veras fuisse Religiosas; sed ad tollendos soläm scropulos aliquorum qui aliter sentirent, Breve esse concessum. Veras antc fuisse Religiosas nullo modo conftat; cum a nulla professa, in nullo Ordine aut Regulà sint progenitæ; nec quidquam de eo ex habitu, seu veftitu, appareat, nec ex alià antecedente Bullä. 30 Quia Sacra Congregatio me monitum voluerat nullum a se datum iri rescriptum

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I fallait que M. de Laval fût étrangement prévenu contre ces Ecclésiailiques pour soupçonner de leur part tout ce qu'il suppose ici. Mais, ce qui eft plus étonnant encore, apprenant, sur ces entrefaites, que M. Souart s'embarquait pour la France, afin, comme on l'a dit, d'en amener de nouveaux Missionnaires pour le Canada, le prélat, toujours préoccupé de ses soupçons, ne douta pas que ce voyage n'eût pour but de juftifier à Rome les prètres de Saint-Sulpice des prétendus artifices qu'il supposait dans l'obtention de ce Bref, comme aussi de mettre obflacle aux oppositions qu'il était résolu de faire à l'approbation de l'Inflitut de ces Hospitalières.

Sous cette impression fàcheuse, il ajouta à sa lettre un suirnes pe suvr-sti

Poft-Scriptum de même style contre M. Souart, ou plutôt contre les prêtres de Saint-Sulpice : « J'avais écrit ce qui « précède, dit-il, lorsque j'ai voulu, à cause d'un sujet « nouveau qui se présente, avertir derechef la Congréga- « tion d'avoir pour suspeét le procédé des Sulpiciens, dont « l'un, comme je l'ai appris, part pour la France (*) (1). » On a de la peine à comprendre comment M. de Laval, dans les lettres qu'il écrivait à Rome, pouvait représenter ces Ecclésiaftiques sous de si sombres couleurs, tandis que dans le mème temps ils étaient universellement respeétés & honorés en France, tant pour la ferveur qui efl ordinairement inséparable des inftitutions naissantes, que

pro his regionibus, me non monito. Quæ omnia eflecerunt ut crederem hoc molitos esse Sulpitianos, ut oppositionem meam eluderent. Et quoniam ita me suspicari senserunt, videntur velle prevenire declarationem apud Vos suspicionis mex, & occurrere incommodis quæ ex hac subreptione contra ipsos sequuntur; & hæc eft ratio cur in antecessum hanc Epistolam meam ad Vos destinarim. (Archives de la Propagande, ibid.)

(*) Hxc a me scripta erant, cum Congregationem etiam ex nova occasione rursüm monitam velim, ut suspectum habeat processum prædictorum Sulpitianorum, quorum unus, ut audivi, in Galliam proficiscitur. (Archives de la Propagande, ibid.

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