‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 145 sur 392 · PES A S'ÉTABLIR EN · texte numérisé non relu

PES A S'ÉTABLIR EN

CANADA

0) Journal des Jésuites, 25 sept. 1607.

(7) Lettres de Marie de l’Incarnation, lettre 81e, p. 624.

(5) Ibid, lettre 85e, p. 641. Ibid. lettre 82e, 209 oétob. 1065, p. Co7.

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& la colonie compta par ce moyen autant de soldats prèts

à défendre leurs propres foyers, sans aucune charge pour

(1) Relation de 1668, elle ni même pour le souverain (1). Mais comme ce nom- Bee bre était insuffisant, le Roi, en 1669, résolut d'envoyer en Canada six autres compagnies d'infanterie, composées

chacune de cinquante-trois hommes, pour les y établir.

Les capitaines de ces compagnies prirent, en effet, cet en-

gagement le 25 mars de cette année, tant pour eux-mêmes

(2) Archives de la que pour leurs officiers subalternes & leurs soldats (2); maine, regie des & afin de les encourager à remplir leurs promesses, le TT ANSE Roi fit à chacun des six capitaines une gratification de ()bid. regiftredes Mille livres (3); enfin, comme il Ctait refté quatre compa-

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expéditions concer- gnjes de troupes en Canada, il donna en outre six mille

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| nant les Compagnies .. Sutra . : ‘ des Indes, 1670, livres aux capitaines, aux lieutenants & aux enseignes de fol. 27. ces compagnies, en leur imposant la même condition (4). ARE Colbert écrivait à ce sujet à M. Talon : « Il s’eft présenté « ici quelques officiers des troupes reftées en Canada.

« Comnie il importe au service de Sa Majefté qu'ils s'éta- « blissent dans ce pays & servent d'exemple à leurs soldats, 1l eft bien nécessaire que vous empèchiez à l'avenir ces officiers de repasser en France. Faites-leur con- « naître que le véritable moyen de mériter les grâces du « Roï eft de s'établir au pays, & d'exciter fortement tous « leurs soldats à travailier au défrichement & à la culture (5 Archies de à « des terres (5). »

ane a ab Ayant appris que M. de Contrecœur s'était établi en gneur, 171, fol, 25, Canada, Louis XIV lui donna en témoignage de sa satisfaction une gratification de six cents livres, & au sieur de Lamotte Saint-Paul, premier capitaine des troupes reftées en Canada, quinze cents livres qui devaient lui être comp-

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4 (5) Regitre des dé tées dès qu'il serait établi (6). Enfin, 1l avait tellement à ie Pr cœur l'établissement de gentilshommes dans la colonie,

1671, fol, 10. qu'il faisait dépendre de cette condition les faveurs que

plusieurs sollicitaient de son autorité royale. Le sieur Jean-

Vincent-Philippe de Hautmesnil, étant repassé en France

pour s'y marier, demanda la confirmation de la noblesse,

déjà accordée en 1654 à son père, Pierre-Philippe de Ma-

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rigny (1). 1 lui fut répondu que le Roi confirmerait sa noblesse lorsqu'il serait repassé en Canada avec sa famille (2); & en effet, par ses lettres patentes, ce prince exigea sa présence dans ce pays, comme condition rigoureuse de la continuation de cette grâce. « Voulons, dit-il, « qu'il jouisse de la noblesse que nous avons accordée à « son père, & que ses enfants soient nobles à perpétuité, « à condition qu'il reftera en Canada. »

Outre ces envois de colons, le Roi avait soin d'y faire passer aussi, chaque année, un nombre proportionné de jeunes & honnêtes filles deftinées à devenir mères de familles en s’établissant dans ce pays. L'année 1665, il en envoya cent, & il en annonçait le double pour l’année suivante. En 1667, on en recut un nombre plus considérable encore, un grand nombre en 1668, cent cinquante en 1669, & autant l'année suivante (3). Pour faciliter l'établissement de ces jeunes personnes, le Roi leur faisait des dons à chacune : c'était ordinairement une maison conftruite, & des vivres pour huit mois (4). Mais comme il était de l'ordre public & des bonnes mœurs qu'elles ne différassent pas de s'établir en arrivant dans le pays, ce prince recommandait au Gouverneur & à l'Intendant d'accélerer leurs mariages, aussi bien que ceux des hommes qu'il envoyait pour le même dessein. Dans cette vue, M. Talon défendit à tous les volontaires & autres non mariés l'exercice de la chasse, celui de la pêche, la traite avec les sauvages, & même l'entrée des bois, pour quelque cause ou prétexte que ce püût être (5); & le Roi rendit lui-même sur ce sujet une ordonnance qui fut publiée à Villemarie au mois de novembre 1670 (6). Pour en presser l'exécution, on enjoignit à tous les compagnons, volontaires & autres non établis, de se marier dans les quinze premiers jours qui suivraient l'arrivée des vaisseaux qu'on attendait alors de France, & qui devaient amener des jeunes personnes deftinées pour le pays. C'eft ce qui explique ce que rapporte la Mère Marie de l'Incar-

(1) Registre des dé pêches de Colbert concernant lesindes, 1671

fol. 47.

(2) Tbid., fol. 31.

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