‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 171 sur 392 · ÉTABLISSEMENT DE MAR- CHÉS PUBLICS À QUÉ= BEC ET A VILLEMA- RIE · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENT DE MAR- CHÉS PUBLICS À QUÉ= BEC ET A VILLEMA- RIE

{S) Archives de la marine. Arrêt du Consel supérieur, $ oc:

tobre 10-76.

(4 Archives du Sc.

minaire de Villemarie, établissement du marché, 1676. Ordonnance de M. Duchesneau, 5 août 10706.

(5) Grefle de Ville:

marie, 24 septembre 1070,

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devait avoir lieu tous les mardis et vendredis de l'année, avec défense aux habitants de la campagne de porter de la volaille, des œufs, du beurre & d'autres denrées dans les maisons, avant de les avoir exposées au marché jusqu'à une heure déterminée; &, pour que ceux-ci pussent s'y rendre commodément, le marché devait commencer à huit heures en été, à neuf heures en hiver, & finir à onze heures avant midi. Enfin, comme il n'y avait point encore d'horloge publique dans le pays, il fut convenu qu'on mettrait la cloche de la paroisse en branle, afin d'avertir du commencement & de la clôture du marché. Nous entrons ici dans tous ces détails, pour faire connaitre

| l'origine & le progrès des usages & des inflitutions de la |} colonie.

fl ARGENT MONNAYÉ RARE Nous ajouterons que, l'argent monnayé étant alors ! EN CANADA: ÉCHANe ; à ; nd tiamétsé on fnianA N ic 6 | GES, MOYEN De ma [Oft rare en Canada, les ventes se faisaient quelquefois en |! FIAUER. tout ou en partie par des échanges : ce qui fut la première

manière de trafiquer dans l'origine de chaque nation.

Ainsi, la Sœur Bourgeoys, achetant une terre, donne en

payement au vendeur deux bœufs, une vache, une paire

1) Grefle de Villk- de bas & le refte de la somme en argent (1). M. Souart, es he ayant besoin de planches, donne à Urbain Tessier cent Basset, cinquante livres en or, que M. Jacques Le Ber devait, employer à l'achat d'un bœuf pour le profit de Teissier ;

& celui-ci s'engage à donner à M. Souart deux cents

planches de pins à la Saint-Michel & cent à la Saint-

C2) bit, 6 avil Martin (2). On comprend assez que le numéraire, consiji déré en lui-même, ne pouvait fournir aux particuliers leurs besoins, dans un pays qui ne produisait rien encore,

& que bien des particuliers préféraient pour cela les den-

rées à l'argent. Aussi M. Talon, qui en fit bientôt lui-

même l'expérience en arrivant en Canada, écrivait à Col-

bert, le 4 octobre 1665 : « J'ai envoyé à Montréal une

« partie des marchandises que j'avais achetées en France

« pour mon compte, afin d'en faire ici des échanges,

« parce que l'argent n'y fait pas pour la subsiftance des

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