JEANNE LE BER ÉLEVÉE PAR LES URSULINES
(2) Tbid., p. 257. \ {|
IT, Îl fl | Î
(3) Vie ce Jeanné Le Ber. Villemarie, 100Ë, p. 22.
€ plus sublimes vertus & tout à fait au-dessus de son âge. « C'eft un usage dans nos classes, qu'aux approches de « certaines fêtes principales, surtout au temps de Noël, « on fasse apprendre par cœur aux pensionnaires quel- « ques petites pañftorales, ou d'autres pièces de dévotion, « tant pour cultiver leur mémoire & pour l'orner de « choses utiles, que pour leur donner du naturel & de la « bonne grâce dans le débit. Mademoiselle Le Ber ne crai- « gnait pas de parler en public; elle le faisait toujours « bien et très à propos; mais ce n'était qu'avec peine « qu'elle paraissait dans ces exercices, parce qu'ils l'expo- « saient à s'y faire remarquer & à recevoir des applau- « dissements. Dans une de ces occasions, où l'on diitri- « buait des rôles, le tendre amour de la petite Le Ber « pour Notre-Seigneur & le grand désir qu'elle avait de « lui être semblable, trahirent son humilité, & n'en firent « que mieux paraître le fond admirable de son cœur. Il « était queftion de représenter, sous divers personnages, « l'adoration des pañfteurs, à la crèche de Jésus Enfant. € On lui demanda qui elle voulait représenter dans cette « paftorale. C'eft l'Enfant Jésus, répondit-elle sans hési- « ter. Vous ne choisissez pas mal, lui dit-on; mais pour- « rait-on savoir la raison de votre choix? Elle fit cette « réponse : C’eft que le Saint Enfant ne dit mot & ne (1) Vie de made- « se remue point, € que je voudrais l'imiter en toute
moiselle Le Ber,p.19, | chose (1) s 26, 27, 30, 31, : 7°
IV. nn its LES JÉSUITES FORMENT Les RR. PP. Jésuites, en formant leurs jeunes élèves .
DES JEUNES GENS AUX à l'étude des belles-lettres, les exerçaient aussi, de er nanas eur côté, à l’art de la déclamation; & nous voyons qu'à l'arrivée de M. d’Argenson en Canada, ils l'avaient fait
complimenter autrefois, dans un exercice public de litté-
2) Bibliothèque du rature, par les plus capables de leurs élèves (2). Le 2 juil- M Me let 1666, il y eut chez eux un examen public sur la logique, nuscrit déja cité. auquel répondirent deux étudiants, qui leur firent beau- (3) Relation des Je. COUP d'honneur (3) : l'un, Louis Jolliet, de Québec, aspisuites, 2 juillet 1666, rant au miniftère ecclésiaftique, à qui M. de Laval avait
\ÿC.
de oël, aclon,
de e la raiurs inc poau- (tri- Ber t de rernit ues, ant.
ette ésiurtte
ne ute