COLE AUX PETITES | FILLES
f {ii | (2) Greffe de Ville- Ft marie, 6 juillet 1672, |
(2?) Jbid., 24 août 1668, (4
(4) lbid., 25 sept.
arpents de terres, vers le lac Saint-Joseph, auxquels M. de
Bretonvilliers fit ajouter quelques autres arpents. Elle en
mittrente-cinq en valeur, & y fit conflruire une grange,
afin de retirer de ce fonds de quoi faire subsifter en partie
Qi) Vie de la Sœur sa Communauté (1). Mais par un effet de sa sage pré- Mougeoys LP voyance, voulant assurer à ses Sœurs la libre propriété L de ces immeubles, elle eut soin de déclarer, dans un aëte en forme, qu'elle les avait acquis par le labeur € le ménage
des filles dont elle était supérieure, et que ses héritiers
: Grele de Ville. ne pourraient y rien prétendre après sa mort (2). Enfin, marne Eat 60 peu de temps après, elle acquit encore de Mathurin Roullier une autre terre, avec grange, & une prairie, située
vers le Saut Saint-Louis. M. Dollier de Casson, témoin
du zèle & des travaux de ces saintes filles, & de la béné-
diction que Dieu se plaisait à leur donner, en parle en ces
termes, dans son Æifloire du Montréal : « Ce que j'ad-
« mire le plus, c'eft que ces filles, étant sans biens, &
voulant inftruire gratuitement les enfants, aient néan-
« moins acquis, par la bénédiétion que Dieu verse sur le
« travail de leurs mains, & sans avoir été à charge à
« personne, des maisons & des terres, dans l'ile de Mon-
(3) Hittoire du lont tréal ( 3 . D)
réal, de 1652 à 1653, PENSIONNAT ET MISSIONS Non-seulement les Sœurs de la Congrégation recc- PRACONeREATN aient comme externes, dans leurs écoles, les petites filles
ITU. de la ville, elles élevaient encore chez elles, comme pensionnaires, celles de la campagne, & se contentaient de ce que les parents pouvaient donner, le plus ordinairement en denrées, pour fournir à leur entretien. Dans sa Relation de l'année 1660, M. de Laval parle avec éloge des travaux de la Sœur Bourgeoys & des trois compagnes
4) Archives de a U'elle avait amenées de France en 1659 : « Ces filles,
Propagande, v. Ame. « dit-il, au nombre de quatre, qui se consacrent à Montne ae ee réal à l'éducation des jeunes personnes (4), ne sont point ne 1660, art 52, fo. « Religieuses, comme les Hospitalières, ni ne font point nn sn de vœux, au moins en public; elles vivent cependant fol. 12, verso, © avec piété, & sont d'une grande édification (5). » Comme
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M. de elles désiraient d'étendre ailleurs le bien qu'elles procu- |. k4 lle en raient à la colonie de Villemarie, ce Prélat les autorisa à f| ‘ange, faire des missions passaægères dans les lieux écartés, dé- | 1 | partie pourvus de tous secours pouf l'inftruélion de la jeunesse ; + | EE | pré- & comme Îles prètres du Séminaire allaient, à certains | | priété jours, à la Chine & à f@& Pointe-aux-Trembles pour les Ut ace fonélions de leur miniftère, les Sœurs s'y rendaient de 'RLA ‘nage leur côté, à certaines époques , pour en inftruire les plus ritIers jeunes filles & les préparer à leur première communion.
ss, Plusieurs de ces ferventes Missionnaires allèrent ainsi jus:
oul-
qu'au-dessous de Québec exercer cette sorte d'apoftolat, située spécialement à la baie Saint-Paul; & peut-être, dans la k
del Relation de l'état de l'Église du Canada de l'année 1661,
béné- M. de Laval parle-t-il d'elles ou de quelques-unes des |] N-R98 élèves formées par leurs soins, qui étaient alors en mis: LAN] j'ad- sion aux Trois-Rivières : « Nous avons envoyé récemment
ie & « dans ce lieu, dit-il, de jeunes personnes comme maireae « tresses pour prendre soin des petites filles, afin qu'elles
sur le « leur enseignent tout ce qu'il eft nécessaire aux chrétiens
ie * « de savoir : en attendant que le temps & l'occasion favo-
on-
« rables se présentent pour établir dans ce lieu des Reli-
« gieuses de Sainte-Ursule (1). » Si les maitresses dont il (11/64. Informatio parle étaient des Sœurs de la Congrégation, comme il eft 4 Stat Heciesiæs rece- naturel de le penser, ces dernières paroles de M. de Laval "77"
filles pourraient montrer peut-être le dessein qu'il avait déjà | re concu de les faire entrer dans l'inftitut des Ursulines, au Li. 0 ÉIens lieu de leur permettre d'en former un à part, ce qui fut, | er dans la suite, un grand sujet d'épreuves pour la Sœur (bi ul $ Sa Bourgeoys, leur inftitutrice. Car ce Prélat eût désiré d'en 6 HAE loge user à leur égard comme envers les Hospitalières de h | | nues Villemarie, qu'il avait voulu unir à celles de Québec, J'AI Iles, afin que de la sorte il n'y eût eu en. Canada qu'un | née seul inftitut pour l'éducation des jeunes filles, & qu'un | oint seul pour le soulagement des malades dans les Hôtels- NE oint Dieu. Quoi qu'il en soit, le bien du pays demandait qu'un jhie lant établissement qui procurait de si grands avantages & n'im-
me
posait aucune espèce de charges aux habitants, füt con-