BAIE D'HUDSON EN
(2) Relation de 1667,
p. 42,43 & 56, (4) lbid., p. 45,
(5)1bid., p. 47.
(1) Relation de 1672, p. 50.
(2) Joid., p. 53, 55.
(3) Jbid., p. 55.
DÉCOUVERTE DU MISSIS= SIPI, ATTRIBUÉE PAR LES UNS À JOLLIET ET PAR D'AUTRES A LA SALLE,
(4) eelationde 1672, Pet.
(5) Mémoires de M. d’Allet ; Deuxième Mémoire, — Archives du royaume. Manusc.
(6) Journal général de l'inftruétion publique, vol. 41. Article fourni par M, Margry.
agrès, de dix ou douze tonneaux, qui portait le pavillon Anglais & la voile latine, & entrèrent ensuite dans une maison déserte. Enfin ils aperçurent cette mer qu'ils avaient tant recherchée, ainsi que la fameuse baie d'Hudson (1), & le neuvième jour de juillet 1672, y arborèrent les armes du Roi (2). Le 18, ils arrivèrent à une autre rivière, où ils étaient attendus de deux cents sauvages; & le lendemain, sur les deux heures après midi, ils plantèrent les armes
du Roi, pour servir de sauvegarde à tous ces peuples contre les Iroquois (3).
Dans la Relation de 1672, le P. Dablon disait : « Nous « n'espérons pas moins du voyage que M. Talon & « M. de Frontenac (successeur de M. de Courcelles) ont « fait entreprendre, pour découvrir la mer du Sud, qui, « probablement, donnerait entrée à la Chine : un Père & « des Français ont été envoyés pour cela (4). » Il parle ici du P. Marquette, accompagné, entre autres, de Louis Jolliet, le même dont nous avons parlé déjà. Mais les Relations des Jésuites ayant cessé de paraître, après cette année, à la demande de M. de Courcelles (5), nous ne pouvons y voir la suite de la découverte du Mississipi qu'on attribue au P. Marquette & à Jolliet. On assure cependant
que La Salle, après qu'il se fut séparé de M. Dollier & de
M. de Galinée, au mois de septembre 1669, pour retourner à Villemarie, s'étant rétabli dans le voyage, poursuivit ses découvertes avec une partie de ses hommes, les autres ayant refusé de le suivre; & on ajoute qu'il entra dans le fleuve du Mississipi, dont il fut ainsi le premier découvreur. Pour fortifier cette opinion, on cite, entre autres pièces, un mémoire de M. de Frontenac, qui s'exprime en ces termes: « Jolliet, que l'on a tant vanté, par avance, quoiqu'il « n'ait voyagé qu'après le sieur La Salle, qui même vous « témoignera, Monseigneur, que la Relation du sieur Jol- « liet eft fausse en beaucoup de choses (6). » On allègue aussi le témoignage de Bacqueville de la Potherie, qui, dans son Hifloire de l'Amérique septentrionale, dit sur