ECT
ie k
(1)Hifloire du Montréal par M. Dollier.
Récit du voyage de M. de Courcelles, par le même,
qu'on aurait peine à imaginer, dit M. Dollier; & malgré les dangers que plusieurs coururent, entre autres M. Pérot, qui pensa périr à l'un des rapides, on arriva heureusement au lieu appelé la Pêche-des-Anguilles. Là, on aperçut un assez bon nombre d'Iroquois, & pour les empêcher de prendre la fuite à la vue des Français & leur donner canfiance, M. de Courcelles détacha un canot & leur envoya M. Charles Le Moyne de Longueuil.Celui-ci leur fit entendre que le Gouverneur général ne venait point pour rompre la paix avec eux; mais qu'ayant appris qu'ils se préparaient à faire la guerre aux sauvages, nos alliés, & même aux Français, si ceux-ci leur prêtaient secours, le Gouverneur était venu pour montrer aux lroquois que, puisqu'il pouvait aller dans leur pays en bateau pour se promener, il pourrait bien, s'ils s'écartaient de leur devoir, y aller aussi pour les détruire. Après les avoir régalés, M. de Courcelles passa outre $ poursuivit son chemin. Le 12, on arriva à l'embouchure du lac Ontario, qui se présente en ces lieux comme une pleine mer. Les Iroquois dont on vient de parler avaient suivi jusqu'alors M. de Courcelles. IT les congédia dans cet endroit, & leur remit, pour les Missionnaires résidant dans leurs villages, des lettres par lesquelles il leur ordonnait de publier dans tous les pays ce qu'il avait dit à ceux qu'il venait de rencontrer à la Pèchedes-Anguilles, & les Iroquois de ces lieux promirent tous d'obéir (1). La Mère de l'Incarnation assure que M. de Courcelles alla à Kenté, où se trouvaient alors les Missionnaires du Séminaire de Saint-Sulpice, circonftance qui efl tout à fait probable; mais dont M. Dollier ne parle point dans sa narration. Les Iroquois furent tellement effrayés en voyant M. de Courcelles parvenu ainsi chez eux en bateau, qu'après avoir longtemps tenu la main sur la bouche pour marque de leur étonnement, ils s'écrièrent que les Français étaient des démons; qu'ils venaient à bout de tout ce qu'ils désiraient; qu'enfin le Gouverneur général était un homme incomparable. Profitant des dispositions de crainte où ils étaient, M. de Courcelles les
ré les Pérot, ment ut un er de con- \voya ntenmpre raient C aux rneur |pouner, il aussi celles riva à lieux nt de cONssIOnr Îesys ce échet tous 1. de sSiOnNui cit point rayés ix en ur la èrent nt à neur s diss les