‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 252 sur 392 · DE LEUR ÉLECTION · texte numérisé non relu

DE LEUR ÉLECTION

(3 Greffe de Villemarie, 3 déc, 1666.

(1) Greffe de Villemarie, 27 déc. 1666.

‘2) Archives de la Pointe-aux-Trembles.

Ordonnance de M, de Laval, 5 déc. 16Go.

(3) Greffe de Ville marie, 6 janv. 1660,

(4) Archives de la Pointe-aux-Trembles,

13 mars 1678

VIT DESCIMETIÈRES PUBLICS.

de marguillier d'honneur (1). On a vu que dès l’arrivée des prêtres de Saint-Sulpice à Villemarie, l'élection des premiers marguilliers avait été faite par la majorité des suffrages de tous les habitants convoqués, conformément à ce qu'on pratiquait déjà à Québec, & le petit nombre des colons qu'il y avait alors ne permettait pas d'y procéder d'une autre manière. Mais à mesure qu'il augmenta, on reconnut bientôt, dans ce mode d'éleétion, les difficultés presque toujours inséparables d’une assemblée nombreuse délibérante. Aussi M. de Laval ordonna-t-il en 1660 qu'à l'avenir les marguilliers de Québec scraient élus par les suffrages secrets, & à la pluralité des voix des seuls marguilliers anciens & de ceux qui seraient encore en charge (2). A Villemarie on continua néanmoins, pendant bien des années, à suivre le premier mode d'éleétion. Ainsi, dans celle qui fut faite le 6 janvier 1669, dans la salle du Séminaire, selon la coutume, nous voyons, parmi les votants, un certain nombre de simples paroissiens prendre part à la délibération aussi bien que les marguilliers eux-mêmes (3). Mais M. de Laval, ayant été inftitué évêque titulaire de Québec, voulut en 1676 que l'ordonnance, faite d'abord pour Québec, s'étendit à toutes les autres paroisses (4) de son diocèse, ce qui a persévéré depuis. Outre les marguilliers en charge, on nommait dans quelques localités un receveur des dons qui étaient faits à l'église & des amendes que lui attribuaient les juges ou les ordonnances des autres magif'rats.

D'après l'usage, l'église paroissiale de chaque lieu aurait dû être entretenue par les habitants, ainsi que l'établissement du cimetière & l'entretien de la clôture ordonnée par les Canons. Nous ne voyons pas cependant qu'on forçât personne à y contribuer. À Villemarie, l'assemblée des habitants, informée que les beftiaux entraïent dans le cimetière, & voulant faire cesser cet abus, arrêta, dans une de ses délibérations, de le clore de pieux à coulisses sur pièces de bois; mais au lieu d'imposer pour cela une

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