VIII
En parlant de la formation & de l’organisation primi- prorrs seicneurtaux tive des paroisses, nous ne pouvons nous dispenser de ÉASÉS EX 1667. dire ici un mot du régime féodal qui obligeait tous les colons à payer pour leurs terres certaines redevances aux seigneurs. On s'était peu occupé de cet objet avant l'arrivée des troupes; du moins, à Villemarie, on ne commença “exssn ces PRE ue 100 & encore autant ee l'état M. de Mae avait chaine M. de Saint- André de les lever pour en-employer le produit à la conftruétion d'une chapelle; en l'honneur de la patronne de l'île, sur la montagne de Montréal. Mais les circonftances difficiles qui survinrent immédiatement empêchèrent de donner suite à cette mesure. Après plus de six ans, M. de Saint-André remit à M. de Queylus environ vingt-cinq livres produites par les droits scigneuriaux, que quelques particuliers lui avaient payés (3). Cette perception eût d’ailleurs été assez (3) Greffe de Vite. difficile à faire à cause de l'incertitude où l’on était encore Mir, 34 mai 1672, sur les cens que chacun devait payer, la difficulté des
temps précédents n'ayant pas toujours permis de donner
des titres écrits, ni même de borner les terres. IX,
Il était cependant de l'ordre que les propriétés de varier renmer; rirres chacun fussent conftatées par des actes publics, tant pour AN a prévenir les procès qu'une telle incertitude eût rendus inévitables, que pour la sécurité des particuliers qui entreprenaient sur leurs terres des défrichements ou des constructions. Il devint donc nécessaire de procéder à la con-
(1) Grefte de Villemarie, 1e nov, 1060,
(2) Ibid., 27 & 28
nov, 1066,
(3) Ibid., 26 janv.
1057, aéle de Basset,
(4) Arch, de l'Hôtel-Dieu Saint-Joseph, 28 fév. 1667.
(5) Arch, de Ja marine, carton 1603- 1679. Lett. de .4. Ta.
lon à Colbert du 13 nov, 1666.