ÉGLISE PAROISSIALE
(2) Greffe de Villemarie, 12 mars 1073, 21 juin 1673,
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Plusieurs cependant, après avoir pris des emplacements dans le lieu defliné pour la ville, se contentèrent d'en laisser libre l'espace marqué pour les rues, sans
s'empresser de bâtir; quoique d'après leurs contrats de concession, ils y fussent obligés dans l'année même. Cette négligence excita les réclamations de ceux qui avaient déjà fait élever des bâtiments; & sur les plaintes qu'ils adressèrent aux seigneurs de Montréal, le Supérieur du Séminaire fit publier & afficher un avertissement pour presser les retardataires. Il déclarait que si, immédiatementa près les semences suivantes, ces particuliers ne faisaient apporter les matériaux nécessaires « pour élever leurs bâti- « ments, po disait-il, à l'ornement & à la décoration « de leur ville, & à faciliter le commerce, tant avec les « habitants qu'avec les étrangers, les seigneurs réuni- « raient tous ces emplacements à leur domaine, & en « donneraient des contrats de concession à ceux qui se « présenteraient pour les demander (1).
Les délais qu'éprouva la conftruétion de l'Église paroissiale durent retarder aussi l'établissement des colons sur les lieux désignés pour la ville. Comme on était toujours en projet de bâtir cette Église, sans en venir à l'exé-
venait de faire, ce qui fut cause que d’autres particuliers ne purent porter sur leursemplacements les matériaux nécessaires à laconflruétion des maisons qu’ils voulaient y élever. Plusieurs de ceux-ci,entre autres mademoiselle Mance, M. d’Aillebouit, madame Migeon de Branssat, s'étant assemblés, adressèrent une requête à M. Dollier, dans laquelle ils lui représentèrent qu'avant fait lui-même borner les rues, ayant donné à chacune son alignement, sa longueur, ses encoignures & son nom pour la structure & la 'écoration de la ville, il voulût bien leur faciliter les moyens de s’y batir des maisons en empéchant les particuliers de labourer & d’ensemencer aucune partie de ces rues. M. Dollier fit droit à une si jufte demande, & défendit toute espèce de culture entre les lignes tracées, laissant libre à chacun de clore son emplacement de pieux ou de haies vives. Les opposants se soumirent,
avec d'autant plus de raison que ces rues, en traversant ainsi leurs terres, en augmentaient de beaucoup la valeur (2),
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ju je VILLEMARIE HAUTE-VILLE. 1672. 379 4 ERA | ERA mplace- cution, M. de Laval, dans sa visite paftorale de 1669, nl ntèrent assembla les habitants; & le 12 mai, ils arrétèrent qu'on | | S, Sans l'établirait sur une terre qui avait appartenu à Jean de il | trats de | Saint-Père, & que les travaux commenceraient le 8 juin | il | e. Cette suivant, sous la surveillance de Bénigne Basset, à qui on ['E ent déjà donnerait, par mois, trente livres d'honoraires (1). Deux (1) Regittre des dé- ft: | : 1Q É s Se i “calla afira PS ES PU ,e l''érations de la pa- RER DE adres- jours après, mademoiselle Mance, pour la sécurité des Le de Vente | À u Sémi- paroissiens, déclara par un aëte public qu'elle les tenait 12 mai 1669. FA presser quittes de l'usage qu'ils avaient eu jusqu'alors de l'Eglise nta près de l'Hôpital; & de leur côté les Marguilliers déchargèrent appor- l'Hôpital de toutes les sommes & des bois de charpente | rs bâti- dont il pouvait être redevable envers la Fabrique : ce qui fa oration fut ainsi convenu, du consentement de M. de Laval(2). (+1 Greffe de Ville- AE , CPR ; : , 7 marie, 14 mai 1660.
avec les On apporta donc incontinent des pierres dans le lieu dési- : réuni- gné; mais de nouvelles difficultés survinrent, & près de , à en deux années se passèrent, sans qu'on püt convenir encore qui se de l'emplacement que l'Église paroissiale occuperait. Celui
qu'on avait choisi était au-dessous de la hauteur : & le Séminaire désirait de bâtir l'Eglise sur la hauteur même,
lise pa- ce qui avait déterminé M. Dollier à donner à la grande rue
clore son libérations de la pa- | imirent,
nsi leurs
colons le nom de Notre-Dame, de celui de l'Église future. Les ait tou- paroissiens, entrant eux-mêmes dans ces vues, s’assemà l'exé- blèrent le 6 juin 1672, & exposèrent que si le terrain de |
| Jean de Saint-Père avait été choisi d'abord, ce n'était que ï a pour la plus grande commodité de Messieurs du Sémi- | ET | naire, dont la maison était voisine de ce terrain ; mais que, ! uétlon devant en faire bâtir une autre plus grande sur la hauteur, il re autres | dans l'endroit désigné pour la ville, afin d'y attirer des il | LL particuliers, ces Ecclésiaftiques offraient, pour y conftruire ! :s, ayant l'Eglise, des terrains qu'ils y avaient achetés de Nicolas | | nures & Goddé & de la femme de Jacques Le Moyne, situés derrière if] | alüt bien leur maison, & outre ces terrains, la somme de mille ïl HARRIS livres is, durant trois années, au nom de M. de ' (| LAB. fes: | IVres tournois, auran ces, € n (e \l te espèce Bretonvilliers, pour commencer les travaux (3). Ces pro- (3) Regiftre des dé- j
positions ayant été agréées, on s'assembla de nouveau, le 7" :
se + : ; à ; res k roisse de Villemarie.
19 Juin suivant, & on convint que François Bailli, maître Assemblée du 6 juin, maçon, aurait la conduite du bâtiment; qu'on lui donne- 4; 1672.