‹ Histoire de la colonie française en Canada [microforme]Chapitre 307 sur 392 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

LIBERTÉ DONNÉE A TOUS LES COLONS DE VENDRE AUX SAUVAGES DES BOISSONS ENIVRANTES. COMMENCEMENT DU TRAFIC SCANDALEUX DE M. PERROT, GOUVERNEUR DE MONTRÉAL; SON CARACTÈRE INTÉRESSÉ, HAUTAIN ET VIOLENT.

coder. dou Nous avons raconté qu'un grand nombre d'officiers

coLBERT v'euPêcter des troupes s'étaient permis, malgré les ordonnances du 7 Roi & les arrêts du Conseil, de vendre de l'eau-de-vie BOISSONS ENIVRAN- AVEC EXCÈS aux sauvages & étaient retournés en France 1 chargés de pelleteries. Après leur départ, le Conseil, qui cherchait à apporter un remède efficace à ce mal & mème à en tarir la source, écrivit à Colbert, le 30 oétobre 1668 : « L'expérience journalière nous fait connaître que la « grande quantité de vin & d’eau-de-vie qu'on introduit, « pour l'ordinaire, chaque année, en ce pays, ne fournit « pas seulement une abondante matière à l'ivrognerie, qui « entraîne à sa suite des actions scandaleuses ; mais qu'elle « cause encore la ruine de quantité de familles, par la

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