M. DE FÉNELON PRO- TESTE QU'IL N’A POINT VOULU FAIRE ALLU- SION À M
TENAC,
DE FRON-
(2) Archives de la marine, 2 mai 1074.
Déclaration de La Salle,
(3) Archives de la marine, 15 mai. Déclaration de M, Perrot.
(4) Ibid., 2 mai.
Déclaration de La Salle.
Mais pour donner là-dessus au Commandant une certitude plus entière encore, M. Dollier, quoique alité, résolut de se lever & de se transporter chez lui. Informé de cette résolution, M. de La Nauguère s’efforça de le prévenir & entra d’abord au Séminaire, où il trouva M. Dollier, qui s'y était déjà rendu. Là, ils eurent une longue conversation, pendant laquelle M. Dollier lui témoigna le déplaisir que tout le Séminaire avait de ce sermon, l’assurant qu'aucun des autres messieurs n'y avait contribué en rien, & que tant qu'il serait Supérieur, M. de Fénelon ne prècherait plus à Villemarie (1). Enfin, l'après-midi, s'étant fait accompagner de M. Souart, il alla trouver M. de La Nauguère & lui réitéra encore ce désaveu.
Le même jour, il alla aussi à la salle où les prêtres du Séminaire prenaient d'ordinaire leur récréation, & tira à part M. de Fénelon pour lui faire connaître le tort qu'il avait eu en parlant ainsi dans ces circonftances. L'autre protefta, foi d'homme d'honneur & de prêtre, qu'il n'avait pas eu intention de faire allusion à M. de Frontenac (2), & donna aussi les mêmes assurances à d’autres de ses confrères ; ajoutant qu'il avait voulu parler à tous ceux qui étaient revêtus de l'autorité dans le pays, comme aux seigneurs de Montréal, à M. de La Nauguère, à M. Perrot, Gouverneur, aussi bien qu'aux autres; & que si le Gouverneur général eût été présent à son sermon, il n'aurait pas laissé d'entrer dans les mêmes détails, la chose étant énoncée en général & très-bonne ex soi (3); & qu'enfin ceux qui appliquaient à M. de Frontenac ce qu'il avait dit dans son sermon, lui faisaient plus d'injure que lui, qui n'avait parlé que d'une manière générale (4). Après des assurances si formelles données à ses confrères dans l'intimité, on ne peut pas douter que telle n'ait été l'intention réelle de M. de Fénelon. assurances mêmes montrent manifeftement que, malgré son zèle, son parfait détachement, son esprit de pauvreté & de sacrifice, & toutes les autres vertus qu'on admirait en lui, M. de Fc-
Mais ces
certisolut cette nir & , qui ‘Crsalaisir u'aun, à èchceit fait Nau-
rètres X tira qu'il autre ‘avait c (2), e ses ceux e aux errot, Gouaurait étant ‘enfin ait dit , qui ss des S l'inntion èmes arfait
ee, & e Fé-