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NOTES, 547 « attendre toute sorte de secours & de bénédiétions : Dieu ayant pris « même plaisir à rendre cette dévotion recommandable, par un grand « nombre d’etlets miraculeux, qu'il a opérés par son moyen (1). » Enhn, conformément à ce changement, le pape Innocent XI, par une Bulle du 7 mai 1085, transféra, au troisième dimanche après Pâques, l’indulgence plénière en faveur de ceux qui, ce jour-là, visitaient la chapelle de l’église cathédrale de Québec, érigée sous r’invocation de la Sainte Famille.
On récita d’abord, le jour de cette fête, la messe & l'Office de l'Annonciation; puis, on composa une messe & un Office propres, &, sur l'ordre de Mgr de Laval, des hymnes à la Sainte Famille, à la place de celles qu’on y avait adaptées, entin une prose pour la messe (2). Dans le mandement que nous venons de citer, ce Prélat donnait à entendre qu'il se proposait de donner un nouvel Oflice pour cette fête; & nous voyons que l’année suivante, 1685, on s’occupait de cet objet, à Paris, au Séminaire des Missions étrangères (3). Pour en composer les hymnes, on désira de mettre à contribution le talent diftingué d’un fervent religieux de abbaye de Saint-Viétor, à Paris, le P, Gourdan, si connu par ses poésies sacrées, & qui, avant l'année 1700, composa les hymnes & la prose de la Sainte Famille, aujourd’hui en usage. C’eft de ce Religieux que Santeuil dit, par comparaison avec soi-même : « Santeuil chante les Saints. € Gourdan les imite (4). »
La fête & l'Office de la Sainte Famille, quoique célébrés depuis près de deux siècles en Canada, n'ont point encore été approuvés par le Saint-Siége. Ce n’eft pas qu'on voulût se passer de son autorisation. « Nous travaillons à ce qui regarde la Sainte Famille, écrivait, « en 1685, M. Dudouyt. J’ai écrit à Rome, pour les indulgences & « les priviléges de Monseigneur, » Il parait, toutefois, que si on fit quelque demande au Saint-Siége sur cette fête, on n’en reçut aucune réponse, & ce fut peut-être ce qui, en 1695, fut cause qu’on consulta là-dessus M. Boudon, grand-archidiacre d'Évreux. Il répondit que l’évêque pouvait ordonner une fête, & permettre la récitation d’un Office particulier, mais non l'insérer au Bréviaire du diocèse, sans le consentement du Chapitre (5). Comme ces principes ne paraissaient pas inconteftables à tout le monde, on désirait toujours de recourir à Rome, pour faire autoriser expressément l’Oflice & la solennité. «Je « vois actuellement quelque dithiculté, écrivait, en 1690, M. Trem- € blay, à demander à Rome l'approbation de l’Oflice de la Sainte Famille. [1 faudrait que ce fût l’Évêque qui en fit la demande, & « Monseigneur paraît froid là-dessus (6). » M. Glandelet, sur les vives inftances duquel le nouvel Office de la Sainte Famille fut imprimé, composa une dissertation, dans laquelle, après avoir exposé les autorités favorables aux sentiments émis par M. Boudon, fondés, entre autres, sur
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(1) Archevêché de Québec, vol, À, 4 novembre 1084, p. 10N,
(2) Archives du sé minaire de Québec, La fête et l'Office de la Sainte Famille, &c,
(3), Archives du séminaire de Québec.
Lettre de M.Dudouyt, 26 avril 1685,
(4) Lettres de M.
Tremblay à M, Glandelet, 7 mai 1700.
(5) Réponse de M.
Boudon, oét, 16q5.
(6) Lettres de M.
Tremblay à M. Glandelet, mai & juin 1699,
un décret de Gratien : « Je suis, ajoute-t-il, que Gavantus semble nier que, depuis la Bulle de Pie V, en 1568, les Évêques puissent approuver de nouveaux Offices, & que les rubriques parlant des Offices propres, veulent qu’ils soient approuvés du Saint-Siége apoftolique, ou qu’ils soient reçus ou à recevoir de son autorité. Cependant, il faut bien remarquer ce que disent plusieurs auteurs, sur cet endroit des rubriques, savoir : que pour mettre en usage ces Offices, il n’eft pas toujours nécessaire qu’ils soient actuellement approuvés du Saint-Siége, mais qu'il suflit d’avoir l'intention de les lui faire approuver, Or, Mgr l'Evêque a inftitué l'Office de lu Sainte Famille, avec intention d'en demander la confirmation à notre Saint-Père le Pape; & on espère que Sa Sainteté, qui a approuvé & gratifié la dévotion de la Sainte Famille dans ce pays, voudra bien, quand elle le jugera à propos, confirmer, par son autorité, l'Office propre, prescrit par l’'Evêque diocésain, & donner par li) Archives du Sé. « là, à cet Office, son entière valeur & sa perfeétion dernière (1). » minaire de Québec, Manuscrit in-4e, Réclamation sur la fête et l'Oftice de la Sainte Famille, p. 20, 23, 27: 43, 44, 454
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Hochelaga