‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 116 sur 428 · tua beaucoup d ennemis (2;. hnnn les Iroquois, con · texte numérisé non relu

tua beaucoup d ennemis (2;. hnnn les Iroquois, con

traints d'abandonner le siège, se retirèrent, &, pour se ^^^ g^^j^^ autogra-

venger de la mort des leurs, ils incendièrent, dans leur phes de la sœur Bour-

retraite, une maison voisine, qui fut toute la perte que fit s^°ys- Journal des Je -

la colonie dans cette action, après celle du brïive Archam-

bault (*;. Il y eut encore d'autres combats à Villemarie,

mais nous en ignorons entièrement les détails. On voit

seulement par le regiftre des sépultures que, le 1 3 août,

Jean-Augustin Hébert mourut des blessures quil avait

(*) Dans le récit qu'elle fait, la sœur Bourgeovs s'exprime de la sorte : « M. Closse^ avec seize hommes^ lui faisant le dix-septième, K car il n'y avait que cela portant les armes. » Cette manière de parler nous avait d'abord porté à croire qu'il n'y avait alore à Vil'.emarie que dix-sept hommes en état de faire tête à l'ennemi^ un grand nombre d'autres ayant été tués^ & un plus grand nombre encore pouvant se trouver hors de service, par suite de leurs blessures. Mais un examen plus réfléchi des monuments contemporains ne nous permet pas de douter que la sœur Bourgeovs ne parle ici que de la garnison établie à l'hôpital, pour veiller à la sûreté de cette maison. Car M. DoUier de Casson, après avoir rapporté qu'en i65i tous les habitants furent obligés d'abandonner kurs maisons, ajoute qu'il fallut mettre des gai-nisoiis dans tous les lieux qii 'on voulut conserver; & il efl certain, d'ailleurs, qu'outre les soldats qui gardaient le Fort, avec le refte des habitants qui y étaient enfermés, d'autres soldats étaient eu garnison à l'hôpital, oii ils demeurèrent quatre ans & demi, comme le fait remarquer mademoiselle Mance. Il faut donc conclure que M. de Maisonneuve, s'étant réservé à lui-même la défense du Fort, avait confié celle de l'Hôtel-Dieu à M. Closse, son Major, à qui même il donna des pouvoirs de Gouverneur, lorsqu'en i655 il partit pour la France. Au relie, s'il fallait prendre à la lettre les paroles de la sœur Bourgeo\-s, il faudrait en conclure que, pendant qu'on se battait à l'Hôtel-Dieu, il ne reliait pas un seul homme au Fort pour le défendre, ce qu'on ne peut supposer. Si M. de Maisonneuve n'alla point au secours de l'Hôtel-Dieu pendant ce combat, c'efl qu'apparemment il ne jugeait pas que l'arrivée du renfort fût nécessaire aux assiégés, munis de canons & de munitions comme ils l'étaient; & que d'ailleurs, dans ces circonftances, eu égard au petit nombre de soldats qu'il avait, une sortie de leur part eut pu être téméraire, en les exposant à quelque surprise de la part des Iroquois, & compromettre ainsi le sort de la colonie.

(i) Journal des Jésuites, août i55 I.

HOSTILITÉS DESIROaUOIS AUX TROIS-RIVIÈRES.

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